Petite balade aux enfers

Petite balade aux enfers
  • Opéra Comique, salle Favart
  • 1 Place Boieldieu
  • 75002 Paris
  • Grands Boulevards (l.8, l.9)
Itinéraire
Billets à 20,00
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Orphée a perdu son épouse Eurydice le jour de leur mariage. Il va courageusement la chercher aux Enfers, affrontant monstres et furies pour la retrouver au séjour des ombres heureuses.

Pourra-t-il la ramener d’entre les morts sans lui jeter un regard, ainsi qu’il s’y est engagé auprès des dieux ?

Orphée est le mythe fondateur de l’histoire de l’opéra en Occident parce qu’il montre la musique et le chant plus forts que la mort, plus puissants que les Enfers.

La plasticienne Valérie Lesort propose du voyage d’Orphée aux Enfers une version féerique pour marionnettes. Un spectacle visuel pour initier les enfants aux voix lyriques.

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17 sept. 2020
9/10
2
Dans le cadre de l’opération Mon premier Festival d’Opéra, l’Opéra-Comique propose une revisite du mythe d’Orphée et Eurydice grâce à des marionnettes très originales avec la complicité de la talentueuse Valérie Lesort.

L’histoire commence dans la Grèce antique avec la jeunesse d’Orphée et son gout pour la musique et le chant. Il tombe amoureux de la nymphe Eurydice et décide de marier rapidement. Eurydice, mordue par un serpent, meurt le jour du mariage. Orphée chante son chagrin et les Dieux de l’Olympe touchés par sa voix lui envoient Amour pour lui dire qu’il peut aller chercher Eurydice aux Enfers mais il ne devra pas lui jeter un seul regard tant qu’ils seront aux Enfers…

La plasticienne Valérie Lesort propose l’œuvre de Gluck dans une version ramassée, enchantée et humoristique grâce à de superbes chanteuses (Judith Fa, Marie Lenormand et Marie-Victoire Collin) et des marionnettes magnifiques. Un piano où officie avec brio Marine Thoreau La Salle, trône sur la scène à côté d’un théâtre de marionnettes. Ce théâtre est habité par du curieux personnages : des marionnettes d’animaux fantastiques qui peuplent les Enfers mais aussi des créatures hybrides : tête humaine et corps de marionnette… tous ces êtres rappellent les marionnettes du spectacle 20 000 lieues sous les mers de la Comédie Française car c’est bien le duo Valérie Lesort – Christian Hecq (cette fois, il officie à la manipulation des marionnettes en compagnie de deux acolytes) qui était aussi aux manettes.

Il faut aussi noter l’élégante participation des jeunes de la Maîtrise Populaire de l’Opéra-Comique, positionnés de part et d’autre de la scène à la corbeille.

Un spectacle idéal pour initier les plus jeunes à l’opéra avec une histoire de la mythologie.
15 févr. 2019
10/10
0
Tout à fait génial, pour les grands comme pour les plus jeunes. Le public ne s'y trompe d'ailleurs pas et les questions, lors de la rencontre avec les spectateurs, ce mercredi, ont permis de constater quer les plus jeunes n'étaient pas les derniers à s'y intéresser.
Une oeuvre féérique et colorée, pleine d'humour et de poésie (ce à quoi, quand on a vu le "vrai" opéra, on ne s'attend pas nécessairement). Bravo à Valérie Lesort et Christian Hecq, aux trois solistes (avec un "Amour" très punchy), et à la Maitrise Populaire qui poursuit son aventure éclectique d'une qualité constante.
14 févr. 2019
9,5/10
25
« Le Royaume des morts, c'est pas bon pour le teint ! Et qu'est-ce qu'on y mange mal ! »

C'est la cri du cœur que va pousser l'Eurydice de Christophe Willibald Gluck et Valérie Lesort !

Une nouvelle fois, j'ai assisté à un moment de grâce à l'Opéra-Comique. Ca devient une habitude !

Valérie Lesort, donc, a eu l'excellente idée d'adapter l'œuvre de Gluck pour... marionnettes.
Oui oui, des marionnettes !
Et ce, dans le cadre de la deuxième édition de l'opération « Mon premier festival d'Opéra ».

Valérie Lesort, on la connaît bien, ici.
Elle avait la saison passée co-mis en scène le merveilleux « Domino noir » qui reste pour moi l'un des plus beaux spectacles de ces dernières années, toutes catégories confondues.

La metteure-en-scène est plasticienne d'origine et conçoit ces êtres de latex qui semblent avoir une âme, une fois animées par les manipulateurs.

Bon. L'histoire, cette petite balade-là, on la connaît.
Le pauvre Orphée a perdu son Eurydice. Il descend séance tenante aux Enfers, dans l'espoir de sortir sa chérie des ténèbres, de la ramener à la vie, à la seule condition de ne pas se retourner. Et il advient ce qu'il advient.

C'est un castelet « à l'ancienne », qui nous attend sur le plateau de la Salle Favart. Avec des toiles peintes pour décor, et au passage, l'exacte reproduction du cadre de scène de la salle.

La lumière baisse. La pianiste-Directrice musicale Marine Thoreau La Salle entame l'ouverture.
Et c'est un certain Zeus, tignasse blanche, toge assortie, qui péniblement (crise de goutte, rhumatismes ?...) se hisse sur la petite scène.

Et voici qu'à travers la marionnette monte la voix reconnaissable entre toutes de Christian Hecq, le Sociétaire de la Comédie française.
Le comédien manipule également le Maître de l'Olympe, invisible qu'il est pour le public.
Il a en effet été embauché, avec Sami Adjalli et Florimond Plantier pour donner vie au latex et autres matériaux d'habitude inanimés.

A son habitude, Christian Hecq est hilarant. Avec un ton qui n'appartient qu'à lui, il nous plante le décor, et le cadre de l'histoire.
Valérie Lesort a en effet écrit des intermèdes de texte très drôles, qui permettent de faire avancer l'action.

Et nous allons découvrir les trois personnages principaux, trois « marionnettes-hybrides », le corps de latex, et la tête de trois chanteuses lyriques, Marie Lenormand, Judith Fa et Marie-Victoire Colin.
Ces trois interprètes lyriques nous ravissent. Elles chantent, jouent la comédie de bien belle façon. Elles ont davantage de mérite que d'habitude, car elles doivent être penchées pour que leur tête puisse reposer sur le corps de latex.

On sent bien qu'elles s'amusent beaucoup, et qu'elles prennent énormément de plaisir à cet exercice inaccoutumé.
Elles sont rejointes à certains moments par l'excellent chœur de la Maîtrise populaire de l'Opéra-Comique.

Et nous de suivre les mésaventures du célèbre couple mythologique, au milieu de ces créatures infernales drôlissimes.

Elles nous font bien rire, ces étranges bestioles, mais deux vont nous émouvoir, et pas qu'un peu.
Dans une scène d'une vraie beauté formelle, une scène muette d'une grande intensité, figurez-vous que deux de ces créatures... Et oh ! Je ne vais quand même pas tout vous révéler !

Dans la salle , on entendait les mouches voler !

Une nouvelle fois, Valérie Lesort nous propose un spectacle d'une rare intelligence, d'une grande finesse. Un moment fait de talent, d'humour, d'émotion, de poésie.
La grâce, vous dis-je !

C'est évidemment l'un de ces spectacles qu'il serait dommage de laisser aux seules jeunes têtes plus ou moins blondes.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Musique
Talent des artistes
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor