Machine de cirque

Machine de cirque
  • La Scala
  • 13, boulevard de Strasbourg
  • 75010 Paris
  • Strasbourg Saint-Denis (l.4, l.8, l.9)
Itinéraire
Billets de 28,00 à 42,00
À l'affiche du :
14 octobre 2020 au 12 novembre 2020
Jours et horaires
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l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 15:00
    • 21:00
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Dans ce monde en pièces détachées, cinq hommes rivalisent d’originalité pour conserver une parcelle d’humanité. Armés de leur talent pour la haute voltige et de leur ingéniosité, ils évoluent dans un univers dépourvu de femmes et d’ordinateurs.

Tantôt comiques, tantôt nostalgiques, ces personnages déjantés manient de main de maître des instruments aussi divers que la planche coréenne, les quilles, la batterie, et même, la serviette de bain !

Ils n’hésitent pas à se mettre à nu pour vous faire rire et vous émouvoir. Machine de Cirque, jeune compagnie de Québec, offre un spectacle grand public à la fois poétique et bourré d’humour.

Note rapide
7,5/10
pour 3 notes et 3 critiques
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1 critique
Note de 4 à 7
33%
2 critiques
Note de 8 à 10
67%
Toutes les critiques
31 oct. 2019
9,5/10
23
Crisse de crisse de Tabarnak ! Câlice !
Y'a pus qu'des cheums au Québec ! Pus d'computers, pus d'blondes non pus !
Même la Céline elle est pus là !

Ceci expliquant cela, un décor postapocalyptique nous attend sur le plateau de La Scala.
Cinq types à la recherche d'autres rescapés de la catastrophe.
Avec en fond de scène une sorte de refuge, d'antre, faits d'échafaudages, de rouages, de poteaux, de câbles : la machine.

Les cinq circassiens-musiciens-comédiens québécois vont nous donner un hallucinant et hilarant spectacle.
Et encore : hallucinant et hilarant sont des épithètes bien faibles !

Ce que j'ai vu hier relève d'un exceptionnel moment de nouveau cirque.
Rarement j'ai vu une standing ovation de toute une salle concernant les arts du cirque.
Ce fut le cas. Et je n'étais pas le dernier à me lever.

Oui, j'ai bien écrit « nouveau » cirque : les numéros proposés sont époustouflants, certes, mais avec une dramaturgie, une scénographie, une mise en scène qui fait que nous assistons à une entité cohérente et non pas une succession de moments présentés par un M. Loyal, comme dans le cirque traditionnel.

Ici, les artistes sont complets.
Quatre d'entre eux sont de « vrais » circassiens.
Raphaël Dubé, Ugio Dario, Maxim Laurin et Elias Larsson ont chacun leurs spécialités propres.
Mais tout au long du show, tous vont en quelque sorte mettre en commun leurs compétences, leurs savoirs-faire en la matière, pour différentes séquences absolument phénoménales.

Le cinquième homme, Frédéric Lebrasseur, (aux faux airs d'Eric Ruf…) est un compositeur et surtout un musicien percussionniste.
Dans un rôle d'un batteur un peu fou (j'ai repensé par instants à la marionnette Animal du Muppet Show...).
Lui s'occupera plus spécialement de la bande son, avec sa batterie, son petit clavier maître, ses étranges instruments à vent et son progiciel Ableton Live.
Sans oublier une sorte de gigantesque tubophone percussif... (Et je n'en dis pas plus )

Tous sont pluridisciplinaires, et se dégagent du quintet une vraie complémentarité, une complicité ô combien palpable, sans oublier un sentiment de fraternité très visible.
Certains numéros sont en effet très dangereux. Tout le monde retient par moment son souffle.

Je peux vous assurer que des cris montent du public à certains passages particulièrement spectaculaires.

Vont se succéder des acrobaties au sol, en l'air, du trapèze, de la roue Cyr, un numéro de jonglage avec des chapeaux, et des massues. Beaucoup de massues, qui voltigent dans tous les sens, comme animées d'une âme propre, dans les mains de tous les artistes.

Un numéro de monocycle(s) est particulièrement réussi, et toujours drôlissime.
Ces cinq-là s'y entendent pour dérider en permanence nos zygomatiques.

Et puis qui dit cirque, nouveau soit-il, dit clowns et clowneries.
Une spectatrice se souviendra longtemps de sa soirée. Ugo Dario, après l'avoir choisie parmi les spectateurs, l'entraîne sur scène pour une hilarante scène de séduction, avec la complicité de ses camarades.

De fil en aiguille, les quatre garçons dans le vent (du nord) se retrouveront dans le plus simple appareil, avec chacun une serviette pour cacher ce qui doit l'être.
Cet avant-dernier numéro de pure comédie m'a fait pleurer de rire. Purement et simplement.
Mais que d'inventivité, de créativité et de talent faut-il pour faire hurler de rire une salle entière avec simplement quatre serviettes, quatre bouts de tissus-éponge utilisés de bien brillante façon !

Un dernier moment époustouflant, très risqué : nous assisterons à une impressionnante série de sauts en tous genres à partir d'une balançoire au sol.
Seuls, à deux ou à quatre sur l'engin, ce que ces quatre-là font dépassent l'entendement.
Et pourtant, comme dans tout le spectacle dans sa globalité, un sentiment de facilité, d'aisance règne en permanence.

Cerise sur le gâteau, les cinq artistes savent revenir aux fondamentaux du cirque pour mieux les dépasser et créer de nouveaux éléments techniques, de nouvelles gammes et arpèges, comme cette remarquable extension du numéro de trapèze grâce au câble qui est censé fixer cet appareil. (Et vous n'en saurez pas plus... )

Un signe qui ne trompe pas : à la sortie de la Scala, tout le monde se regarde pour bien savoir si son voisin a bien vu les mêmes incroyables moments !

Vous l'aurez compris, il faut vraiment aller applaudir ce spectacle incontournable de cet automne.
Ruez-vous toutes affaires cessantes à La Scala !

Welcome to the Machine !
27 oct. 2019
8/10
0
Quand nous n'avons que le nom "La machine à cirque" quelque chose intrigue. Que peut-il se cacher derrière ce nom? Puis lorsqu'on va dans la salle, on se retrouve face à un échafaudage en tubulures et quelques étranges objets. Bien entendu, rien n'est laissé au hasard.

La lumière se tamise dans la salle et les quatre circassiens entre dans la lumière. Ils sont jeunes, ils sont beaux et ils ont de l'énergie à revendre. Ugo Dario, Raphaël Dubé, Maxim Laurin et Élias Larsson mettent leur dextérité et leur adresse dans des numéros. Ne croyez surtout pas que chacun exécute son numéro l'un après l'autre comme le cirque traditionnel. Ici, il forme une équipe. Ils participent chacun à leur manière à la spécialité d'un ou des autres. Quand quelqu'un se passionne pour le monoroue, il peut compter sur ces compères pour se travestir en femme pour le présenter et rester à ces côtés. Et parfois, ils s'impliquent plus comme ce très surprenant numéro avec des massues qui voltigent par dizaine dans les airs entre 5 comparses. Elles passent sous les jambes, sous les bras, sous des instruments, en dessous des fesses, au dessus de têtes...

Le cinquième larron est un artiste d'une autre acabit. Frédéric Lebrasseur affirme sa singularité grâce à la composition et à l'interprétation de la musique en live. Ne croyez pas que vous le trouver au fond de la salle à faire sa musique tranquillement. Sa musique est un art à la hauteur du cirque et donc mérite elle aussi sa place. La batterie devient mobile. La baguette peut être massue ou autre chose qui lui passe sous la main. Les instruments montrent une autre facette et devenir même électronique. Une performance étonnante et brillante d'ingéniosité. Surtout que tout s'accorde à la perfection à l'univers des circassiens assez hétéroclites. Au début, tout commence tranquillement pour assez vite monter en rythme, en folie et en humour. Ils trouvent le parfait équilibre entre leur précision et la dérision. L'exemple du numéros de jonglage avec des serviettes lorsqu'ils sont nus montre leur agilité, leur concentration et leur sens du comique. Effet garantie que vous soyez un enfant ou un adulte. Les rires raisonnent dans la salle de la Scala. Aucun agrès ne leur résiste tels la roue Cyr, le mât chinois, le trapèze, la bascule coréenne et même la pantomime. On applaudit avec joie, plaisir et satisfaction ainsi qu'un grand sourire la performance haut niveau que nous propose ces artistes haut en talent.
26 oct. 2019
7/10
2
C'est plus une incroyable performance que du cirque à proprement dit que nous proposent quatre québécois talentueux pour ce spectacle où la technique et la condition physique sont de mise.

Ce sont des sportifs de haut niveau et drôles en même temps. Un final à couper le souffle !
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Originalité
Talent des artistes
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor