Les Funambules

Les Funambules
  • L'Alhambra
  • 21, rue Yves Toudic
  • 75010 Paris
  • République (l.3, l.5, l.8, l.9, l.11)
Itinéraire
Billets de 14,00 à 30,00
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Ce collectif signe le premier album de chansons originales contre l’homophobie. Des chansons qui rassemblent, à découvrir dans un tout nouveau spectacle.

Les Funambules sont un collectif d’artistes de tous bords, rassemblés pour parler des homosexuels autrement. Loin des débats politiques et des clichés, ils ont choisi la musique pour témoigner de leur réalité : des chansons qui expriment les obstacles, les espoirs, et surtout l’amour dans leurs vies.

Les chansons des Funambules racontent l’équilibre fragile de ces destins, auxquels tout le monde peut s’identifier.

 

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19 nov. 2016
10/10
20 0
J'ai découvert le collectif LES FUNAMBULES suite à ma venue au dernier Festival d'Avignon où j'avais eu le plaisir d'assister à la pièce "31" mise en scène par Virginie Lemoine (qui reprend notamment quelques chansons de l'album). Après avoir été touchée par la pièce puis l'album, je suis allée récemment découvrir quelques-unes des chansons en live dans la jolie salle du Studio Hébertot. Mon verdict en sortant du théâtre : un véritable hymne à l'amour et à la vie. Après le coup de cœur pour la pièce, gros coup de cœur pour ce projet musical à soutenir sans hésiter.

Autour de Stéphane Corbin, c'est une petite dizaine d'artistes que nous découvrons chaque lundi soir sur scène. Un spectacle chanté, dansé tantôt amené par quelques moments de comédie et d'humour - je citerais ici le titre "Filles à pédés", tantôt bouleversant - je citerais notamment les titres "Alan" (nous racontant l'histoire poignante d'Alan Turing) et "Ca ne durera pas" qui m'ont particulièrement touchée. Chacune des chansons nous est expliquée brièvement et l'on ne peut être que touchés par toutes ces histoires vraies sur l'homosexualité qui nous sont racontées avec tendresse, émotion et humour.

Voici un merveilleux projet qui nous est présenté ici avec ce spectacle qui fait du bien et qui devrait être vu et/ou écouté par tous. Un spectacle où les différences n'existent pas et où l'amour est triomphant. Un spectacle apportant une véritable leçon de vie et qui ne nous laisse pas indifférent de par la beauté de chacun des textes.
10/10
37 0
... Une très grande joie, de grosses émotions et une très belle fierté inondent ce spectacle aux chansons magnifiques données par des chanteuses et des chanteurs, des musiciennes et des musiciens de talent, toutes et tous bénévoles. Il est des combats qui n’ont de valeur que s’ils sont menés.
26 oct. 2016
9,5/10
63 0
Rions, chantons, dansons, aimons, pourrait-être le sous-titre du concert que donnent Les funambules tous les lundis soir au Studio Hébertot. Créé en 2013 sous la houlette du compositeur Stéphane CORBIN après les manifestations contre le mariage pour tous, le collectif rassemble 200 artistes : auteurs, musiciens, compositeurs, chanteurs, tous ont unis leurs talents pour donner naissance à un album au titre éponyme. Le thème de cet album ? L’amour, en quelque sorte, sous toutes ses formes, mais aussi et surtout l’amour entre un homme et un homme ou une femme et une femme. Un plaidoyer pour le libre amour ou le droit d’aimer qui on veut, comme on veut. Les chansons se suivent et ne se ressemblent pas, on y parle d’amour et de tendresse, mais aussi de l’opprobre, de la haine trop souvent déversée, on y parle aussi de confidences et de révélations faites («coming out», franchement, c’est vilain), de courage et de faiblesses, de rejet et de honte, d’espoir, d’enfants, de transmission, de mariage, et d’amour, encore, surtout, d’amour.

Sur scène, cinq musiciens (pianiste, violoniste, guitariste, bassiste et batteur), deux chanteuses et un chanteur alternent duos et solos, chansons gaies et chansons tristes, chansons d’espoir, de désespoir, rythmes entrainants ou doux. Les textes de Alexis Michalik, Pierre Notte, Julian Paris, Pierre Corbin, entre autres, sont remplis d’humour et d’amour, d’émotions, de rires, et sont interprétés avec une joie et une sincérité évidentes. Qu’ils ou elles soient sincères, pleins de fougue, de jeunesse, mutine, drôles, touchants, les trois chanteurs (Doryan Ben, Vanessa Cailhol et Amélie Manet, ou Stéphane Corbin, rejoints sur l’album par quelques invités (Camille Cottin, Jean-Claude Dreyfus, Dave, Virginie Lemoine, Julie Ferrier, etc), réussissent à nous faire rire, sourire, pleurer. Grâce à leurs récits, leurs joies, le tout est émouvant mais aussi plein de vie, de gaité, d’espoir et de bonheur : c’est communicatif et on s’y amuse autant qu’on s’y émeut, on y frémit autant qu’on y rêve, on se laisse porter par toutes ces mélodies qui nous habitent encore longtemps après (merci pour le Rosalie aime Rosalie qui ne me quitte pas depuis, hein…).

On pourrait en parler encore pendant des heures, tant il y a à dire et à transmettre après avoir applaudi Les funambules. On pourrait y retourner, on pourrait écouter et réécouter en boucle toutes ces chansons douces et vives. On pourrait, et on le fait, d’ailleurs. Mais on peut aussi et surtout porter et transmettre à notre tour ce message essentiel d’amour et de tolérance, de respect, de partage, de don et de cadeau loin des relents nauséabonds que tentent encore de répandre certaines personnes aux coeurs moisis.

Contentons-nous alors de dire et de crier que si l’amour est une chose singulière aux ressorts impénétrables, l’amour est aussi pluriel. Quelles qu’elles ou qu’ils soient, deux personnes qui s’aiment sont toujours avant tout deux cœurs qui battent. Rien d’autre que cela ne doit compter.
25 oct. 2016
9/10
36 0
Les funambules Lundi 24 octobre 2016 Studio Hébertot

5 et 5

Voilà une bien chouette soirée-concert contre l’homophobie, dans cette jolie petite salle boulevard des Batignolles. Nous sommes en famille, personne n’a trop écouté quoi que ce soit avant d’arriver là. J’ai juste initié cette venue car j’ai deux noms de valeur, Alexis Michalik qui -outre du sensationnel théâtre comme « Edmond »- a écrit les paroles de certaines chansons et Quentin Defalt, metteur en scène croisé avec émotion sur « Les vibrants », inoubliable pièce sur Cyrano.
Sur le plateau finement éclairé, deux chanteuses et deux chanteurs, soutenus par un quintet hors-pair.
Une chanson française de telle facture qu’elle laisse la part belle aux textes. Tout parle d’homosexualité, sous des angles divers et variés, le registre des émotions fluctue, avec tact, entre larmes et sourires.
Pas de pathos vain, juste des tranches de vie, comme des micro-trottoirs vocaux rondement menés. On s’attendrait même à une comédie musicale, tant les dialogues sont chantés, tant les chansons sont dialoguées… Les intermèdes parlés sont jouasses et, par un salutaire humour, portent à sourire ou à rire. (J’apprends par la suite sur le Net que les voix viennent, pour bon nombre des interprètes, du monde des comédies musicales !)
Il y a beaucoup de moi, il y a beaucoup de nous : les errances, les peurs, les joies, les élans, les émotions, le saut dans le vide pour le coming-out, l’amour absolu, le rejet ou les insultes, l’ouverture et l’envol, la détermination, le réconfort et la solidarité, le silence, l’isolement, la complicité, l’enfermement, le chagrin, la lumière, l’amour dans tous ses états.
Un des chanteurs, du haut de ses 21 ans, ce soir-là, profite du concert pour adresser un message à sa maman. L’émotion l’étreint au point de presque mal finir sa chanson. L’émotion gagne les gradins quand la dite maman le rejoint sécher ses larmes sur scène, du coming-out pur sucre ! Larmes salées à volonté !

Des 200 artistes embarqués dans l’aventure funambules, la dizaine de ce lundi soir sur terre porte haut le flambeau de la dignité, dans la vraie vie chantante, fleurs de gosier plein les bras à offrir au public.
Nous, on repart, ravis et… fleuris !
5 lettres et 5 lettres 10, Bravo et merci.
Pascal (Nantes)
25 oct. 2016
9,5/10
157 0
Les Funambules, ce collectif d'environ deux cents artistes et militants, a posé ses valises au Studio-Hébertot.

Alors bien entendu, les deux cents ne sont pas tous sur scène.

Stéphane Corbin, le patron, l'initiateur de cette troupe et Quentin Defait, le metteur en scène, ont dû choisir : sur le plateau, avec lui, ce sont deux chanteurs et deux chanteuses accompagnés par cinq musiciens qui nous proposent un spectacle sensible, émouvant, mais également tout plein d'humour.

Le sujet unique de ces vingt-trois chansons : l'homosexualité.

Ce qui pourrait paraître excluant, communautaire, clivant, est en fait ici une ode à la tolérance, à la fraternité, au vivre ensemble.

Chaque chanson, composée par Stéphane Corbin, est une tranche de vie, faite de situations réelles, de moments vécus qui marquent le parcours d'êtres humains confrontés au regard des autres, il s'agit presque à chaque fois d'un chemin d'acceptation de soi, des autres, de la famille, de la société en général.

D'ailleurs, hier soir, sur scène, l'un des chanteurs a profité du fait que sa mère était dans le public pour lui annoncer son homosexualité.

La réalité est venue transcender l'argument du spectacle, provoquant des ondes de réelles émotions.

D'abord des artistes qui l'entouraient, puis de tout le public qui s'est mis à applaudir à tout rompre.

Mais qu'on ne s'y trompe pas : ce spectacle est également très drôle, on rit très souvent.

Ici, un vrai second degré règne : Stéphane Corbin n'hésite pas à se moquer, à tourner en dérision toutes les expressions, les situations qui caractérisent les comportements homophobes hélas encore beaucoup trop répandus.

Le point vraiment fort, c'est que ces militants de la cause homosexuelle ont choisi la douceur, la délicatesse, la sensibilité plutôt que la provocation.
On n'est pas du tout dans l'univers de la démesure, du cuir, des folles, etc, etc...

On est dans la simplicité, la douceur et souvent la beauté du quotidien.

Sur la forme, Stéphane Corbin est le compositeur de toutes les chansons.
Et comme il vient du monde de la comédie musicale (il est loin d'en être à ses débuts...) il sait de quoi il chante.

Il nous propose de très belles mélodies, des arrangements somptueux (notamment en ce qui concerne les voix).

Pour les mettre en valeur ces voix (Doryan Ben, Vanessa Cailhol ou Cloé Horry, Amala Landré ou Amélie Manet), outre sa propre partie de piano, il a fait appel à cinq talentueux musiciens : batterie électronique, (Sidi Degniau), basse, guitare (Yorfela), et alto (Anne Sophie Versnaeyen ou Marielle Girard).

Au final, j'ai passé une soirée délicieuse. C'est un très joli spectacle, sincère, sensible, durant lequel on s'amuse également beaucoup.
Un spectacle qui fait la part belle à ce sentiment qui fait souvent tellement défaut : l'amour.
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En sortie de scène, j'ai rencontré Stéphane Corbin qui a bien voulu répondre, à mon micro, aux questions que je lui ai posées.
Ce sera pour les jours qui viennent, sur mon site référencé plus haut.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Musique
Talent des artistes
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor