L'Auberge de l'Obscurité, Avidya, Kurô Tanino

L'Auberge de l'Obscurité, Avidya, Kurô Tanino
De Kurô Tanino
Mis en scène par Kurô Tanino
  • Théâtre de Gennevilliers
  • 41, avenue des Grésillons
  • 92230 Gennevilliers
Itinéraire
Billets de 22,00 à 25,00
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Automne crépusculaire. Au cœur des montagnes du Japon et de leurs sources thermales, dans une auberge dédiée aux bains traditionnels, deux marionnettistes arrivés de Tokyo attendent le propriétaire pour présenter leur spectacle.

Si lui n’arrive pas, les villageois, quant à eux, intrigués par ce curieux duo, père nain, fils au visage impassible, comme masqué, s’infiltrent dans la maison pour les rencontrer. Peu à peu, dans les vapeurs fiévreuses, les langues se délient, les esprits s’agitent, les désirs s’insinuent, les voix affleurent, les destins se déroulent. Il est dit que l’auberge Avidya a le sien tout tracé. Comblée de souvenirs et d’objets, depuis fort longtemps chérie des villageois qui en ont fait un havre de paix et de guérison, elle est pourtant condamnée à la démolition pour laisser place à une nouvelle ligne de chemin de fer. Dans ce huis-clos cinétique, servi par un plateau rotatif dévoilant successivement les pièces de l’auberge, c’est la fin d’un monde qui nous est donnée à voir, et le spectacle des êtres qui la vivent dans le déni, le rejet du contact avec la vérité nue. « Avidya » désigne l’illusion, ou l’aveuglement, premier des nidanas que dénombre le bouddhisme, les douze maillons de la dépendance, incidemment causes de souffrance.

Kurô Tanino, artiste très remarqué au Japon, pour la première fois en France, nous offre ici un voyage dans le ventre de nos désirs, aux confins des non-dits. C’est aussi un hommage au Japon profond de ses ancêtres, délicatement porté par la voix de la narratrice qui enveloppe le conte de ses accents d’émotion.

 

Note rapide
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30 sept. 2018
5,5/10
14 0
Un fils et son père (atteint de nanisme) vivants à Tokyo, arrivent dans une auberge de bains traditionnels pour y donner un spectacle de marionnettes. Ils y font la rencontre des occupants de l’auberge (un jeune aveugle, deux geishas, une vieille dame et un Sansuke), mais aucune trace du propriétaire dont ils ont reçu l’invitation.

C’est dans cette atmosphère onirique, qu’ils vont y passer toute une journée.

Cet appel à l’art japonais se fait en douceur par cette pièce au décor rotatif, bien pensé, fort intelligent…, qui est dans la droite ligne de cette mise en scène poétique et détaillée.

C’est un voyage au cœur du Japon profond, un huit clos où les esprits s’agitent, règne non-dit et mystère des désirs.

Pour ma part, j’ai eu du mal à accrocher, à apprécier entièrement ce voyage. Le thème est intéressant, mais la lenteur de la mise en scène aura eu raison de moi.
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Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor