La Gentillesse

La Gentillesse
  • Théâtre Paris-Villette
  • 211, avenue Jean Jaurès
  • 75019 Paris
  • Porte de Pantin (l.5)
Itinéraire
Billets à 16,00
Evénement plus programmé pour le moment
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La gentillesse est un vagabondage autour de L’Idiot de Dostoïevski et de La conjuration des imbéciles de John Kennedy Toole.

En dépit de tout ce qui les sépare, les héros de ces romans ont pour point commun d’avancer et d’agir dans la nudité de leurs émotions, quelles qu’elles soient.

Tragiques en un sens, clownesques de l’autre, lunaires, grotesques, peut-être un peu désaxés, ils scandalisent tout et tous sur leur passage du fait de leur démesure et de leurs inconséquences. Ce sont des accidents naïfs qui changent le cours du monde, en toute désinvolture.

Nous racontons dans La gentillesse l’histoire de gens qui, dès lors qu’ils sont réunis, cessent de construire leur avenir, cessent de mythifier leur passé. Ils vivent maintenant, comme ils le peuvent, affamés d’émotions, sans autre finalité que celle d’éprouver encore et toujours plus ce pour quoi ils vivent et ce pour quoi ils mourront : leur dépendance à l’autre.

 

Note rapide
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19 oct. 2017
5,5/10
3 0
Quelle réalité recouvre la gentillesse ? Pourquoi ce mot a t-il été galvaudé au point que l’on ne sache plus s’il est un compliment ou une insulte ? Partant d’une digression autour de « L’idiot » de Dostoïevski et « La conjuration des imbéciles » de Toole, la Compagnie DEMESTEN TITIP – anagramme des mots identité et temps – aborde cette notion en s’exonérant totalement de la volonté de nous aider à y voir plus clair.

Une mère et ses deux filles, un portier et un visiteur. Des personnages figés avant que tout n’éclate, que la parole ne se libère et que les consciences ne s’ouvrent. Ils sont gentils ou idiots, ou peut-être les deux. Ils sont en marge, décalés de ces quelques degrés qui suffisent à voir le monde différemment, lucides et prisonniers de leurs obsessions.

De courts instants d’infinie poésie émaillent cette pièce onirique et hallucinée qui reste malheureusement insaisissable. On regarde ces personnages se mettre -littéralement- à nu sans pouvoir les comprendre. Ils se fissurent sous nos yeux en même temps que le plafond se délite, c’est beau, bien fait, mais nous restons trop loin pour être véritablement touchés.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor