Kiki de Montparnasse

Kiki de Montparnasse
Mis en scène par Jean-Jacques Beineix
Avec Héloïse Wagner
  • Héloïse Wagner
  • Lucernaire
  • 53, rue Notre-Dame-des-Champs
  • 75006 Paris
  • Notre-Dame-des-Champs (l.12)
Itinéraire
Billets de 13,00 à 19,00
Evénement plus programmé pour le moment

Portrait kaléidoscopique de la Reine du Montparnasse, joué, chanté, dansé, de la bohème à la descente aux enfers !

Montparnasse, années 20, l'atelier d'un peintre, une femme enfile ses bas... Elle se souvient : Kiki de Montparnasse, "Modèle" d'une révolution qui impose de nouveaux critères à l'art et au monde. Kiki de Montparnasse, effrontée, libre, pose nue pour les peintres Fujita, Modigliani, Soutine...
Elle chante, peint, danse, anime des soirées de folie. Man Ray, l'oeil exercé, "trouve son physique irréprochable de la tête aux pieds", il en fait son égérie, elle, son amant. En un cliché, il l'immortalise.

Kiki croise les poètes, les écrivains du temps, Hemingway devient son ami. De la Coupole à la Rotonde, du Jockey au Bar Dingo, muse amoureuse endiablée, de New-York à Berlin, Kiki s'étourdit, brûle sa vie et trace en lettres d'or le destin d'une légende du Montparnasse.

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La critique de Valérie (rédac' AuBalcon) : La version luxe et très réussie de Kiki !! (il y a 3 théâtres qui proposent Kiki en ce moment avec des degrés de réussite divers).

Tout est là pour que cette heure et quart se passe dans les meilleures conditions.

L’interprète de Kiki, Héloïse Wagner, est parfaite. La palette de sentiments de Kiki est riche et elle nous fait ressentir parfaitement ses passions, ses drames et ses amours.

Elle a une voix qui nous immerge dans le monde de cette femme qui a vécu à une époque où les artistes de tout genre galéraient, buvaient, créaient…vivaient en s’entraidant. Tout le monde se connaissait, se fréquentait dans un quartier Montparnasse qui avait une âme.

Oui, cette âme est présente sur scène grâce aussi aux deux musiciens talentueux en live, au décor magnifique, à une scénographie impeccable… Une mise en scène que l’on doit à Jean-Jacques Beineix. On aimerait connaître ce Montparnasse-là.

Un superbe hommage au talent, à la vie,.. à une époque révolue.

A découvrir absolument que vous connaissiez ou non Kiki !

Note rapide
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Toutes les critiques
20 févr. 2016
7/10
98 0
Kiki de Montaparnasse est la star de la rentrée. On ne parle plus que d'elle. L'élément accélérateur a probablement été la publication de ses "Souvenirs retrouvés", préfacés par Serge Plantureux aux éditions Corti et Serge Plantureux, en 2005. Peut-être aussi le livre édité trois ans plus tard chez Casterman, en mars 2007, par Catel Muller, auteure de bande dessinée, illustratrice et scénariste de la série télévisée Un gars, une fille.

Avec un tel matériau il est logique que Kiki se détriple. Elle est toujours à l'affiche au Théâtre de la Huchette. Elle est aussi au Théâtre le Guichet Montparnasse, dans un spectacle mis en scène et joué par Françoise Taillandier.
Et la voilà qui apparait au Lucernaire, dans une mise en scène par Jean-Jacques Beineix.

Il a choisi Héloïse Wagner pour incarner celle que l'on surnommait la muse aux mille portraits. Un choix qui n'est pas anodin puisqu'ils ont déjà travaillé ensemble. Elle était Georgia dans Cinq filles couleur pêche d'Alan Ball au Cirque d'hiver en 2010. C'est la fille de la comédienne Tania Torrens et du compositeur Reinhardt Wagner, auquel on doit les musiques du spectacle.
La jeune femme cumule beaucoup de talents, à l'instar de l'héroïne qu'elle interprète. C'est une artiste complète qui est danseuse et comédienne, tant pour le théâtre que pour le cinéma, chanteuse aussi et le disque "Kiki de Montparnasse" (Editions Milan Music) est sorti le 28 Août dernier.
Les paroles ont été écrites par Frank Thomas dont chacun connait une multitude de chansons, sans savoir que c'est à lui qu'on les doit. Comme Des jonquilles aux derniers lilas, pour Hugues Aufray en 1968, Bip-bip ou Les Dalton, pour Joe Dassin en collaboration avec Jean-Michel Rivat. C'est avec le même complice qu'il a coécrit Bébé requin, pour France Gall en 1967, Le Lundi au soleil pour Claude François en 1972, Dites-moi, pour Michel Jonasz en 1974, et, pour Stone et Charden L'Avventura (1971) Il y a du soleil sur la France (1972) Laisse aller la musique (1973) ou encore Made in Normandie (1974).

Kiki a posé pour Fujita, Modigliani, Soutine. Mais c'est surtout son dos, immortalisé par le photographe Man Ray, évoquant un violon, que l'on retient d'elle. Ce cliché est m'a-t-on dit la photo la plus vendue au monde. Mais qui sait que ce dos appartient à Alice Prin, qui était le vrai nom de Kiki ?

Kiki est devenue ce qu'on appelle un personnage. Chaque metteur en scène pourra dire que sa vision est la bonne. Il en va de Kiki comme des grands héros, son apparition est kaléidoscopique. Et chaque spectacle révèle une facette. Celle de Jean-Jacques Beineix pointe peut-être davantage son humanité.

Montparnasse, années 20, l’atelier d’un peintre, une femme enfile ses bas... et se souvient. Elle fut .. elle est à jamais Kiki de Montparnasse, effrontée, libre, modèle nue … Elle chante, peint, danse, anime des soirées de folie. Man Ray, l’œil exercé, "trouve son physique irréprochable de la tête aux pieds", il en fait son égérie, elle, son amant. En un cliché, il l’immortalise. Kiki croise les poètes, les écrivains, Hemingway devient son ami. De la Coupole à la Rotonde, du Jockey au Bar Dingo, de New-York à Berlin, Kiki s’étourdit, brûle sa vie et trace en lettres d’or le destin d’une légende du Montparnasse.
Durant un peu plus d'une heure Jean-Jacques Beineix met en lumière son coté flamboyant comme son allure bohème, sans occulter les périodes sombres et la descente aux enfers.

Un atelier d'artiste compose le décor mais il évoque aussi l'atmosphère d'un studio de cinéma, par la présence de l'écran mais aussi par l'organisation des accessoires. Chaque objet peut être vu comme la métaphore d'un univers. Le mannequin, la table, le vinyle, la statue ... tout renvoie à des mondes différents.

Sur la scène, la comédienne prend la pose et pousse la goualante, en direct, accompagnée par deux musiciens. La nostalgie est bien là mais la tristesse est en mineur, et c'est mieux ainsi. On connait la fin tragique de Kiki. Point n'est besoin de l'accentuer. Il suffira qu'elle retire sa perruque pour que l'on comprenne qu'elle tombe le masque et met son coeur à nu. Même lorsqu'elle évoque sa laideur elle demeure généreuse et flamboyante.
Il faut beaucoup de subtilité pour interpréter le rôle d'une femme dont le métier était d'être regardée des hommes et dont la vie aura été un tourbillon.

Kiki ne dit pas tout mais elle ne cache rien et révèle ses doutes les plus intimes. Privée d'amour elle aurait pu s'aigrir. Au contraire sa générosité n'a pas de bornes, quitte à y laisser sa peau. On vit au rythme de ses confidences et de ses chansons le Montparnasse des années folles. C'était il y a presque un siècle et cela semble hier.

On n'oublie pas que Jean-Jacques Beineix est un réalisateur de cinéma. Mais les vidéos qu'il a conçues avec Christian Archambeau ne sont pas illustratives. Les images projetées semblent intemporelles et aucune n'est anecdotique.

L'interprétation d'Héloise Wagner est remarquable en ce sens qu'elle n'a pas besoin de rouler les r ni de se dévêtir outrageusement pour faire vivre son personnage. Que ce soit lorsqu'elle chante son trouble pour Amadeo (Modigliani) ou celui de Man Ray à son encontre elle se livre sans fausse pudeur. On ressent les courbatures lorsqu'elle pose, son regret de n'avoir pas su profiter de la chance (si j'avais été un peu plus grue, nous dit-elle ...) sa détresse face à son incompréhension de la langue américaine, sa douleur en apprenant la maladie incurable de sa mère, son épuisement à devoir assurer le devant de la scène, à Paris comme à Berlin ou à Saint Tropez, son désespoir à devoir user de l'alcool ou de la coke pour honorer ses contrats.

Le temps passe et le vinyle termine sa course. C'est presque la même image qui ouvre et clôture le spectacle.
En quittant le Lucernaire on remonte jusqu'à la gare en longeant la Coupole ou la Rotonde en se disant que la vie est aujourd'hui bien différente. On approuve : Montparnasse a bien changé.
15 sept. 2015
6,5/10
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Le Lucernaire présente un spectacle racontant la vie de Kiki de Montparnasse de façon chronologique en parlant de sa vie, de ses amis, de ses amours, de ses rencontres, de ses voyages... Héloïse Wagner incarne ce personnage haut en couleurs pendant 1h10. Direction la salle noire au premier étage.

Actuellement à Paris, nous pouvons découvrir Kiki de Montparnasse dans trois théâtres différents. J'ai choisi d'aller au théâtre de Lucernaire, que j'apprécie beaucoup. Le spectacle débute à 21h30 et ce soir là, la salle était complète. Un indice que le bouche à oreille a bien fonctionner, normalement garant d'un spectacle de qualité. Le noir se fait, laissant place à Héloïse Wagner se transformer en Kiki.

Simplement vêtue avec une culotte haute noire, un haut de peignoir et une perruque brune, elle se dévoile entièrement au public. Puis doucement, elle enfile ses bas et raconte sa vie particulière de muse, de femme libre et effrontée. Rien ne prédisposait Kiki à sa vie à part un heureux hasard au sein du quartier de Montparnasse. D'ailleurs, sa vie nous est racontée dans un magnifique décor, celle d'un atelier de peintre dans les années 20.

Son physique à contre-courant de la mode lui permet d'être repérée par de nombreux artistes et d'en aimer certains. Elle pose nue pour Modigliani, Fujita, Soutine, Utrillo..., est modèle pour Man Ray, chante et danse dans les bars et cabarets et anime des soirées de folies. Elle a connu la lumière mais aussi bien des périodes sombres. Abandonnée par sa mère chez sa grand-mère, rejetée par son père, elle tombera dans l'alcoolisme et la drogue et ne pourra en sortir que par une volonté de fer soutenue par l'amour d'un homme extraordinaire.

C'est dans une semi-nudité que Kiki s'expose et oui, son corps a été son objet de travail. Tout comme sa voie, alors Héloïse Wagner pousse la chansonnette seule ou accompagnée d'un accordéoniste, Rodrigue Fernandes et d'un guitariste, Rémi Oswald (en alternance avec Jean-Yves Dubanton). Sa détresse, son désespoir, son amour et sa passion se retrouvent très fidèlement représentés touchant forcément à un moment ma corde sensible. J'admire le travail de cette comédienne pleine de talent qui incarne à merveille cette kiki qui ne me fera plus voir Montparnasse pareil.

Marie Prin dit Kiki de Montparnasse interprétée par Héloïse Wagner est un spectacle charmant vous emmenant dans le Paris des années 30. Une femme au destin extraordinaire qui a connu la faim, le succès, détresse et le bonheur. De la Coupole à la Rotonde, du Jockey au Bar Dingo, muse amoureuse endiablée, de Châtillon-sur-Seine à Paris, de New-York à Berlin, elle vit sa à 200 à l'heure pour inscrire en lettres d’or sa légende au Montparnasse.
10 sept. 2015
9/10
123 0
Pleine d'émotion et de talent, cette actrice nous offre une Kiki pleine d'espoir de vie meilleure dans le Montparnasse des années 30.

Quelle énergie et quelle sensibilité !

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Musique
Talent des artistes
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor