Je suis un pays

Je suis un pays
De Vincent Macaigne
Adapté par Vincent Macaigne
Mis en scène par Vincent Macaigne
Avec Thomas Blanchard
  • Thomas Blanchard
  • Candice Bouchet
  • Pauline Lorillard
  • Sharif Andoura
  • Thibaut Evrard
  • Rodolphe Poulain
  • Hedi Zada
  • Théâtre national de la Colline
  • 15, rue Malte-Brun
  • 75020 Paris
  • Gambetta (l.3)
Itinéraire
Billets de 10,50 à 30,50
Evénement plus programmé pour le moment

À peine sorti de l’adolescence, alors qu’il n’était pas encore élève du Conservatoire de Paris, Vincent Macaigne mettait déjà sa plume au service du théâtre.

Du drame épique au conte féérique, Friche 22.66, sa toute première pièce, met en scène anges et rois, communauté en péril et enfant-prophète dans un cauchemar d’angoisse dans lequel se confondent le mythe, le conte et le burlesque. Près de vingt années plus tard, Vincent Macaigne et sa troupe reviennent sur ce rêve de jeunesse, pour mieux en mesurer ce qui au fil de ces années a évolué dans notre société.

Si Friche 22.66 dépeint un cauchemar, Je suis un pays en décrit le réveil. Le constat est sans appel, c’est celui d’une époque marquée par la tension, entre immobilisme assumé et insatisfaction croissante. C’est là que le théâtre de Vincent Macaigne, sous des airs de révolte, devient une des actions concrètes possibles contre l’enfermement.

Dans une lutte passionnelle continue, avec ce que cela suppose de colère joyeuse, d’insatisfaction et d’affection, Vincent Macaigne semble avoir fait sienne l’injonction de Kafka tirée des Réflexions sur le péché, la souffrance, l’espérance et le vrai chemin, « Dans le combat entre toi et le monde, seconde le monde. »

 

Note rapide
2/10
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1 critique
19 nov. 2017
2/10
9 0
Enfumage en règle...
MISE EN GARDE : ce spectacle est déconseillé aux épileptiques, aux asthmatiques, aux coronariens, aux femmes enceintes, aux malentendants, aux mal-voyants, aux victimes d'attentat, aux plus de 50 ans, aux claustrophobes, aux femmes violées, aux vétérans de guerre, aux moins de 18 ans, à ceux qui n'aiment pas se lever et taper dans leurs mains quand on leur en donne l'ordre, aux allergiques à Rihanna, et plus largement à tous ceux qui aiment savoir ce qui se dit et ce qui se passe sur la scène afin d'essayer de percevoir le but de la performance artistique...
Les dialogues sont criés de façon inintelligible, ou bien chuchotés dans un mégaphone, quand ce ne sont pas de longs monologues monocordes et monotones, vous obligeant à retirer les bouchons d'oreille distribués à l'entrée, tout ça dans une pénombre presque totale. Et de temps en temps, entre deux enfumages complets de la salle aussitôt emplie de quintes de toux couvrant encore plus le texte, une enceinte de 3000 watts rugit sans prévenir, accélère votre cœur et étrille votre cerveau, avant que des éclairs stroboscopiques vous aveuglent pendant 2 minutes, à moins que vous n'ayez déjà convulsé. Les acteurs vocifèrent, courent, sautent, nagent, montent sur les sièges, haranguent le public – on ne peut contester leur énergie – reste à savoir pourquoi…
Avec cette approche scénographique gonzo-punk teigneuse probablement intéressante pour les comédiens, Vincent Macaigne veut semble-t-il réveiller le théâtre "devenu trop souvent petit et étriqué" ; mais cette débauche d'effets un peu trop spéciaux est totalement contre-productive car elle dessert le projet (s’il y en a un), prenant en otage le spectateur qui souffre littéralement dans son corps, se recroqueville sur son siège, et finit par refuser son sacrifice lorsqu’il prend progressivement conscience qu’il n’est en mesure de percevoir autre chose que la vacuité du propos et la superficialité de la méthode.
Cette expérience artistique rageuse n’est en aucun cas une « comédie (pas drôle) burlesque (ridicule ?) et tragique (lugubre) de notre jeunesse passée (faudrait pas vieillir ma bonne dame) », mais plutôt un fatras formel de jeunisme de série Z et de vociférations désespérées d’un auteur qui semble avoir besoin de hurler son angoisse existentielle devant des centaines de spectateurs-objets prisonniers de ce capharnaüm incompréhensible et bruyant. Et boire une bière avec les acteurs à la fin du spectacle n’a pas d’autre vertu que désaltérante.
Dépité, déçu, agacé, et même vexé de m’être fait prendre à ce piège.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor