J'ai couru comme dans un rêve

J'ai couru comme dans un rêve
De Igor Mendjisky
  • Le Monfort théâtre
  • 106, rue Brancion
  • 75015 Paris
  • Porte de Vanves (l.13)
Itinéraire
Billets de 8,00 à 25,00
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Martin apprend qu’il est atteint d’une tumeur au cerveau, qu’il va être papa, et qu’il ne lui reste que quelques jours à vivre. Brutalement, pour lui, pour sa famille, la vie devient une urgence.

Entre rires francs et larmes retenues, le spectateur jubile de l’inventivité et de l’énergie de ces jeunes comédiens, de l’incursion du fantastique (Martin rencontre l’auteur de sa vie), des chansons, de la danse, des formes théâtrales qui se percutent avec bonheur.

Une occasion aussi de revenir à l’essentiel… Qu’est-ce qui est important dans la vie ? Qu’est-ce qui doit être accompli avant de partir ?

Des questions qui résonnent fortement en chacun de nous. Avec cette pièce, ces jeunes comédiens, issus d’une génération gavée de stimuli médiatiques, nous offrent leurs réponses à ces questions universelles. Ils nous propose un théâtre aussi vivant et imprévisible que la vie.

 

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31 janv. 2017
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Les premières minutes, on se retrouve en plein milieu d’un groupe de paroles.

Pour peu qu’on soit à l’aise, on peut même être pris à partie par Igor Mendjisky – en alternance avec Romain Cottard. Il joue le rôle du narrateur, du « coach » – en bref : du metteur en scène. Chacun leur tour, les six protagonistes se présentent à ce « maître de cérémonie ». La joyeuse bande est constituée d’une fratrie : Blandine, Gabriel et Martin, de leur oncle qui les a élevés suite à la mort accidentelle de leurs parents, du meilleur ami de Martin – Joseph alias Jojo – et de Sarah, l’amoureuse de Martin.

Durant ce préambule, on éclate de rire, on s’apprête à passer des moments drolatiques. Et puis, brutalement, Martin s’écroule, et tout bascule. Une blouse blanche lui confie qu’une tumeur au cerveau le condamne à très court terme. Martin a trente ans. « Ils ne peuvent pas me guérir parce que je suis trop jeune ». Au même moment, Sarah lui apprend qu’elle est enceinte de leur premier enfant.

Que se passe-t-il dans la tête de Martin ? Que faire, que décider ? Une seule réponse possible à ses yeux : se réfugier chez son oncle, finir ses jours entouré de sa tribu. Une tribu qui mettra tout en oeuvre pour l’aider à vivre pleinement ses derniers instants.

« On est un peu tous les personnages d’une pièce absurde. Qui nous a foutus dans ce bordel ? »

De l’absurde, il y en a à revendre dans ce spectacle : les Sans Cou auraient pu s’appeler « les Sans Limite » tant leurs créations fourmillent de propositions délirantes. Le côté « joyeux bordel » en déroutera sans doute plus d’un. Mais la formidable énergie de ce collectif est tellement communicative qu’on lui pardonne de partir dans tous les sens.
Certaines scènes très réussies parviennent à gomer le côté inabouti des autres. Martin à la rencontre de ses héros : Matisse, Marlon Brando, Victor Hugo, Maryline Monroe et… Mère Thérésa. Martin faisant la connaissance de sa fille, grâce à un « retour vers le futur ».

Martin, sur son lit de mort, écoutant la très jolie histoire d’Oncle Ben’s. Et puis surtout, Martin et Sarah, juste avant la fin, la fin de Martin, la fin de leur histoire, la fin de la pièce. Mais cette fin-là recommencera demain, parce qu’on est au théâtre, et parce que les Sans Cou ne sont pas sans ressource…
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor