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Edward Albee’s La Maison et le Zoo

Edward Albee’s La Maison et le Zoo
De Edward Albee
Mis en scène par Gilbert Désveaux
Avec Fabienne Périneau
  • Fabienne Périneau
  • Jean-Marc Bourg
  • Xavier Gallais
  • Théâtre du Rond-Point des Champs-Élysées
  • 2bis, Avenue Franklin D. Roosevelt
  • 75008 Paris
  • Franklin D. Roosevelt (l.1, l.9)
Itinéraire
Billets de 14,00 à 31,00
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Parce qu’on ne se hait pas assez ?


Un dimanche au cœur de New York, appartement huppé. Peter est au milieu de sa vie. Ann est dans la tourmente. Elle veut fracasser la routine mortifère. Ils s’aiment, mais trop bien. Le couple fait le point. Les masques tombent. Rancœurs et frustrations surgissent. C’est la vie domestique. Même jour, à l’heure du loup, Peter rencontre Jerry sur un banc de Central Park, dans un coin où des hommes rôdent. Jerry provoque et séduit Peter, l’entraîne dans une spirale perverse.

À peine Peter a-t-il quitté son quotidien, qu’il se trouve mis à l’épreuve par un homme libre. Il se voit confronté à des élans pulsionnels qu’il ne contrôle pas. C’est la vie sauvage.

 
Edward Albee, né en 1928, auteur de Qui a peur de Virginia Woolf ?, a reçu à trois reprises le Prix Pulitzer. Il écrit en 1958 The Zoo Story, l’une de ses pièces les plus jouées, à laquelle il donne un demi-siècle plus tard une suite, Homelife. Le diptyque s’intitule dès lors La Maison et le Zoo, et connaît un triomphe à Broadway. Jean-Marie Besset, auteur et adaptateur, signe la traduction pour le metteur en scène Gilbert Désveaux. Le même duo organisait au Rond-Point ces dernières saisons Perthus de Besset lui-même, ou Oncle Paul de Pendleton. Edward Albee livre avec La Maison et le Zoo une plongée dans les tréfonds d’une âme sensible perdue dans la jungle des villes. Avec ses contradictions, ses complaisances, et ses réminiscences bestiales. Pierre Notte

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La critique de Phane (rédac' AuBalcon) : En allant voir La Maison et le Zoo, je ne m’attendais à rien de particulier : peut être à être surprise, à observer la pensée d’un américain sur sa propre société, ou simplement à passer un bon moment… Mal m’en a pris. La pièce d’Edward Albee joue sur du rien pendant plus de deux heures, et même une réflexion sur du vide aurait été plus intéressante. On suit les pensées d’un couple bourgeois frustré puis la tombée dans "l’animalité" du mari au contact d’un mauvais garçon. Mais rien ne se passe, je n’ai ressenti aucune émotion durant toute la durée du spectacle hormis de l’ennui et une furieuse envie de regarder ma montre.

La première partie de la pièce se déroule dans la maison des deux époux, Anne et Peter, new yorkais appartenants à une classe aisée. Au fur et à mesure que le temps passe, les deux personnages vont se révéler leurs envies intimes, leurs véritables "moments difficiles", ceux auxquels on ne peut rien faire. Mais cela tournera essentiellement autour de la taille du pénis de Peter, celui-ci croyant que sa circoncision est en train de disparaître, ainsi qu’autour de l’envie d'Anne d’avoir plus de passion dans sa vie de couple. Aucun jeu de lumière ou de mise en scène, une musique quasi inexistante, ce qui ne favorise pas l’action dans une scène déjà bien statique et ennuyeuse.

Puis, dans la deuxième partie, Peter va au parc pour lire et rencontre Jerry, un pauvre garçon solitaire à moitié fou qui lui confie les grands conflits existentiels de sa vie (ce qui revient à parler du chien de sa logeuse, qu’il a d’abord essayé d’aimer, puis de tuer).

Il n’y a pas de vraie relation entre ces deux personnages : on a l’impression que Peter n’écoute pas Jerry lorsqu’il parle, qu’aucune émotion ne passe ou n’est ressentie. Ce qui empêche le spectateur d’en avoir d’une certaine façon. Mais surtout, tout se passe bien trop lentement, des blancs intellectualisants parsèment inutilement la représentation et en polluent le peu d’intérêt.

Note rapide
3/10
pour 2 notes et 1 critique
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1 critique
16 juin 2015
3/10
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Gilbert Désveaux propose au Rond-Point un diptyque clairement inégal signé Edward Albee.

La Maison et le Zoo échoue à se montrer corrosif dans la peinture de la vie conjugale bourgeoise et se vautre sérieusement dans une platitude textuelle indéniable. Tel un super-héros, Xavier Gallais vole cependant à la rescousse d’une mise en scène molle du genou en incarnant un vagabond psychopathe de haut vol.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor