Dramuscules

Dramuscules
De Thomas Bernhard
Mis en scène par Catherine Hiegel
Avec Judith Magre
  • Judith Magre
  • Catherine Salviat
  • Antony Cochin
  • T. de Poche Montparnasse
  • 75, boulevard du Montparnasse
  • 75006 Paris
  • Montparnasse (l.4, l.6, l.12, l.13)
Itinéraire
Billets de 16,45 à 32,50
Evénement plus programmé pour le moment

Contraction des mots "drames" et "minuscules", Dramuscules est un recueil de pièces courtes décrivant une Autriche enfermée dans son passé nazi.

Dramuscule 1 : Un Mort – pour deux actrices et une route
Deux femmes sortent de l'église, après avoir assisté au rosaire du soir et découvrent, sur le bas-côté, un cadavre enroulé dans du papier d'emballage.

Dramuscule 2 : Le mois de Marie
À la sortie de la messe du dimanche, deux femmes discutent, intriguent, commentent la vie du bourg. Elles interpellent le fossoyeur en plein travail, et évoquent avec lui la récente disparition de monsieur Geissrathner.

Dramuscule 3 : Match
Un couple, le policier Kroll et sa femme Maria sont chez eux à la tombée de la nuit. La femme sollicite l'attention de son mari. Ce dernier, planté devant un match de foot à la télévision, ne lui prête aucune attention.

 

Note rapide
7/10
pour 3 notes et 3 critiques
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2 critiques
Note de 4 à 7
67%
1 critique
Note de 8 à 10
33%
Toutes les critiques
25 déc. 2013
7/10
112 2
Je n'ai pas compris pourquoi Catherine Hiegel montait ce texte. Elle le fait avec intelligence et talent, il faut le reconnaître, mais le propos de la pièce n'est pas transcendant. Malgré tout, le jeu des acteurs est un atout considérable pour ces Dramuscules montés au Poche-Montparnasse.
3 déc. 2013
4/10
124 2
Un thème peu original pour une pièce qui fait beaucoup de raccourcis et de caricatures. Les textes de Thomas Bernhard ne sont repris que pour faire du militantisme.
J'ai aussi été déçu par le manque de fil conducteur.
28 nov. 2013
10/10
129 6
Dramuscules : néologisme fondé sur drame et minuscules. Un oxymore contenant tout un monde effroyable, celui du racisme et de la bêtise ordinaire. Un monde où les attaques à la dignité humaine sont devenues aussi triviales qu'un match de foot ou une discussion après la messe.
Recueil de courtes pièces écrites par Thomas Bernhard en 1988, un an avant sa mort, Dramuscules dénonce l'idéologie nazie par le prisme de petites gens, érigés en symboles de la méchanceté universelle, bâtie sur des préjugés absurdes et monstrueux. Judith Magre et Catherine Salviat incarnent magistralement ces femmes ignorantes et mauvaises sous la coupe de Catherine Hiegel dont la mise en scène, remarquable de sobriété, mêle le rire à l'indignation dans une fluidité proche de la perfection. Une heure de théâtre total et édifiant.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor