Diluviennes, paroles d'encre

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Sur la mer de l’oubli 8 personnages de contes, mythes et légendes forment l’équipage du Bag Noz.

Depuis plusieurs siècles ils naviguent en quête de l’île de la dernière page: sorte d’Eldorado et de terre promise pour tout ceux dont le destin fut tragiquement scellé par les auteurs.

Jusqu’au jour où un événement marquant leur permettra une nouvelle fois de raconter leurs histoires personnelles.

Entre histoires d’amour, de vengeance et de magie, Diluvienne touche du doigt certains récits bien connus de tous. Des auteurs comme Andersen, Melville ou Ovide sont mis au pilori par leurs progénitures littéraires.

 

Espace Icare, Issy les Moulineaux

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10 oct. 2017
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C’est un bateau perdu sur un océan qu’on appelle la mer de l’oubli. Un bateau sur lequel se sont échoués des personnages. Qui sont ils ? Que sont ils ? Ils semblent errer à la recherche d’une île, qu’ils appellent l’ile de la dernière page, l’ile des fins heureuses.

Ils, ce sont Orphée, Narcisse, Dahut, Ariane, Thélès, Morgane et Achab. Ce sont les personnages oubliés des contes et des légendes, les héros d’une enfance pas si lointaine, qui n’ont pas eu de fin, où que cette fin a abandonnés sur le bord d’une fin de page. Oubliés, ils cherchent une impossible rédemption sur leur bateau, le Bag Noz. Un jour, alors qu’ils cherchent en vain une terre où se poser, ils recueillent Holly, une jeune fille qui leur demande de raconter leurs histoires.

Wilhem Mahtallah a écrit Diluviennes pour « donner la parole aux héros des contes oubliés » et son écriture sous forme de conte nous plonge avec douceur au fil des récits : on accompagne Narcisse dans ce fleuve obscur, on recueille Théles, la petite sirène, après qu’elle ait perdu sa langue en quête d’un amour impossible, on découvre Achab avant qu’il ait embarqué sur le Pequod, on pleure avec Orphée quand Eurydice disparait, on découvre la malédiction de Dahut…

Un univers dans lequel on s’immerge avec bonheur tant la scénographie est à la fois simple et étudiée, d’une beauté envoutante : une voile en fond de scène pour le Bag Noz, des caisses qui s’empilent et l’imagination du spectateur fait le reste. On ne peut que fondre pour ces histoires, interprétées avec une justesse, une poésie, une douceur étonnantes. Impossible d’en identifier un plus qu’une autre, tous jouent dans un ensemble parfait, en osmose et en symbiose. Un pur régal.

Wilhem Mahtallah explique qu’il s’est inspiré du travail d’Alexis Michalik : on sent cette inspiration, cette imbrication de récits, d’histoires qui se mélangent pour devenir, tous ensemble, un conte enchanteur où les comédiens chantent, se transforment en orage à coups de claquements de doigts, de mains, de froissement de tôle. Un conte où le spectateur est embarqué, sans résistance aucune, totalement confiant, abandonné aux mots de Mahtallah.

C’est poétique, donc, très onirique, clairsemé d’éclats d’écriture plus moderne qui viennent apporter des touches d’humour savoureuses, mais jamais ne brouillent l’univers du texte. C’est un conte enchanteur et choral où le spectateur se fera sa propre histoire, imaginera sa propre fin, sa propre suite.

Difficile de trouver les mots justes pour décrire l’enchantement, la grâce de ce spectacle. Alors on se taira, presque religieusement, en espérant retrouver très vite Orphée, Narcisse, Théles, Morgane, Ariane, Holly, Narcisse, et Dahut.
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Texte
Jeu des acteurs
Emotions
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Mise en scène et décor