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  • Théâtre Le Ranelagh
  • Paris 16ème
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Cyrano de Bergerac

Cyrano de Bergerac
De Edmond Rostand
Mis en scène par Jean-Philippe Daguerre
Avec Charlotte Matzneff
  • Charlotte Matzneff
  • Yves Roux
  • Edouard Rouland
  • Nicolas Le Guyader
  • Didier Lafaye
  • Simon Gleizes
  • Emilien Fabrizio
  • Simon Coutret
  • Stéphane Dauch
  • Mona Thanaël
  • Théâtre Le Ranelagh
  • 5, rue des Vignes
  • 75016 Paris
  • La Muette (l.9, RER C)
Itinéraire
Billets de 10,00 à 20,00
À l'affiche du :
14 septembre 2018 au 13 janvier 2019
Jours et horaires
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l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 17:00
    • 20:45
Réservation de tickets

Cyrano est un mousquetaire intrépide, appartenant à la compagnie des Cadets de Gascogne.

Il est amoureux de sa cousine Roxane mais n'ose pas se déclarer... Car elle est belle et il est laid, affligé d'un énorme nez.

Par amour pour elle, désespéré, il accepte de protéger son rival Christian et va même jusqu'à l'aider à séduire Roxane.

 

Ecrite en 1897, Cyrano de Bergerac est la plus célèbre pièce de théâtre d'Edmond Rostand, mais aussi l'une des plus réputées des pièces de théâtre françaises, dont le rôle principal est l'un des rôles les plus intéressants à jouer pour les comédiens.

Elle est librement inspirée d'un personnage réel, Hercule Savinien Cyrano de Bergerac (1619-1655).

 

Voici la tirade qui a contribué à faire rentrer cette pièce dans l'histoire :

"Ah ! Non ! C'est un peu court, jeune homme !
On pouvait dire... oh ! Dieu ! ... bien des choses en somme...
En variant le ton, —par exemple, tenez :
Agressif : « moi, monsieur, si j'avais un tel nez,
Il faudrait sur le champ que je me l'amputasse ! »
Amical : « mais il doit tremper dans votre tasse :
Pour boire, faites-vous fabriquer un hanap ! »
Descriptif : « c'est un roc ! ... c'est un pic... c'est un cap !
Que dis-je, c'est un cap ? ... c'est une péninsule ! »
Curieux : « de quoi sert cette oblongue capsule ?
D'écritoire, monsieur, ou de boîte à ciseaux ? »
Gracieux : « aimez-vous à ce point les oiseaux
Que paternellement vous vous préoccupâtes
De tendre ce perchoir à leurs petites pattes ? »
Truculent : « ça, monsieur, lorsque vous pétunez,
La vapeur du tabac vous sort-elle du nez
Sans qu'un voisin ne crie au feu de cheminée ? »
Prévenant : « gardez-vous, votre tête entraînée
Par ce poids, de tomber en avant sur le sol ! »
Tendre : « faites-lui faire un petit parasol
De peur que sa couleur au soleil ne se fane ! »
Pédant : « l'animal seul, monsieur, qu'Aristophane
Appelle hippocampelephantocamélos
Dut avoir sous le front tant de chair sur tant d'os ! »
Cavalier : « quoi, l'ami, ce croc est à la mode ?
Pour pendre son chapeau c'est vraiment très commode ! »
Emphatique : « aucun vent ne peut, nez magistral,
T'enrhumer tout entier, excepté le mistral ! »
Dramatique : « c'est la Mer Rouge quand il saigne ! »
Admiratif : « pour un parfumeur, quelle enseigne ! »
Lyrique : « est-ce une conque, êtes-vous un triton ? »
Naïf : « ce monument, quand le visite-t-on ? »
Respectueux : « souffrez, monsieur, qu'on vous salue,
C'est là ce qui s'appelle avoir pignon sur rue ! »
Campagnard : « hé, ardé ! C'est-y un nez ? Nanain !
C'est queuqu'navet géant ou ben queuqu'melon nain ! »
Militaire : « pointez contre cavalerie ! »
Pratique : « voulez-vous le mettre en loterie ?
Assurément, monsieur, ce sera le gros lot ! »
Enfin parodiant Pyrame en un sanglot :
« Le voilà donc ce nez qui des traits de son maître
A détruit l'harmonie ! Il en rougit, le traître ! »
—Voilà ce qu'à peu près, mon cher, vous m'auriez dit
Si vous aviez un peu de lettres et d'esprit :
Mais d'esprit, ô le plus lamentable des êtres,
Vous n'en eûtes jamais un atome, et de lettres
Vous n'avez que les trois qui forment le mot : sot !
Eussiez-vous eu, d'ailleurs, l'invention qu'il faut
Pour pouvoir là, devant ces nobles galeries,
Me servir toutes ces folles plaisanteries,
Que vous n'en eussiez pas articulé le quart
De la moitié du commencement d'une, car
Je me les sers moi-même, avec assez de verve,
Mais je ne permets pas qu'un autre me les serve."

 

Extrait de la pièce :

756

La critique de la rédaction : Quel plaisir de réentendre ces répliques cultes, que nous connaissons tous, en sachant plus ou moins qu’elles proviennent de ce chef d’œuvre théâtral du 17ème siècle.

Nous pardonnons à Cyrano de Bergerac sa disgrâce physique car ses vers et sa répartie sont sublimes.

Cette adaptation aux décors simples, aux beaux costumes d’époque est très joliment interprétée. Les acteurs donnent tout leur relief aux scènes de combat et toute leur splendeur aux scènes les plus populaires, avec une mention particulière à la tirade du nez et à la révélation d’amour au balcon de Roxane, que Cyrano souffle à Christian de Neuvillette.

L’accompagnement musical au violon apporte du rythme, de la fantaisie et même parfois de l’humour aux scènes qui ont moins de consistance.

Enfants ou adultes, les spectateurs ayant assistés à la représentation en sont tous ressortis très enthousiastes !

Note rapide
8,3/10
17 pour 17 notes et 14 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
6%
4 critiques
Note de 4 à 7
29%
10 critiques
Note de 8 à 10
65%
Toutes les critiques
26 nov. 2018
10/10
1 0
Le texte d'Edmond Rostand, magnifique, est très bien servi par les comédiens qui en donnent une interprétation magistrale : la justesse du jeu fait entrer le spectateur dans les scènes et les sentiments des personnages. Le rythme est tenu de bout en bout et je n'ai pas vu le temps passé.
27 oct. 2018
7/10
4 0
Ce drame romantique en 5 actes et en vers, mélange les ingrédients des bonnes histoires de cape et d'épée et d'amour. L'envie d'être aimé pour soi, le respect des autres, la fraternité sont des messages universels qui rendent ce spectacle éternel.

Depuis sa création en 1897, jamais les mots de Cyrano n'ont cessé de raisonner. La tirade du nez et "à la fin de l'envoi je touche", la scène sous le balcon... ont encore de beaux jours devant eux. Jean-Philippe Daguerre l'a adapté dans un décor assez sommaire. Quelques chaises, un banc, une table, un pot... rien de plus pour suivre Cyrano dans ces combats. Tout se focalise sur ces comédiens qui changent de costumes et d'accents. N'oublions que se sont les Gascons de Gascogne. Mais tout tient grâce à Stéphane Dauch qui incarne Cyrano avec un masque noir pour le nez sur son visage grimé. Sa fougue est à l'égal de sa verve, toujours audacieuse et énergique. On ne se lasse jamais de le suivre dans ces aventures. Mais difficile de ne pas avoir en mémoire l'adaptation à la Comédie Française avec l'exceptionnel Michel Vuillermoz ou la mise en scène moderne et original de Lazare Herson-Macarel. 

Le metteur en scène, après quelques découpes dans le texte, joue avec le format rectangulaire de la salle. Des comédiens sont présents dans les balcons aux abords de la scène : ils deviennent spectateurs de ce qui se passe sur scène et ils y participent. Dans la tirade du nez, on lui suggère des thématiques. Pour la scène du balcon, Roxanne monte au premier étage et se met à attendre la déclaration d'amour de Christian. Une façon ingénieuse d'utiliser le lieu. Edmond Rostand n'avait pas prévu de partition musicale à son spectacle. Mais pourquoi devoir s'interdire d’en créer une? Un violoniste, lui aussi avec un accessoire nez, accompagne Cyrano.

Une performance artistique qui se complète à merveille avec le reste. Les 2h00 de spectacle défilent assez vite car on se laisse porter par l'écriture brillante d'Edmond Rostand.
15 oct. 2018
9/10
7 0
Un Cyrano qui réussit le tour de force d’être à la fois classique et d’une modernité folle. Un plateau épuré où seuls les comédiens remplissent avec brio l’espace.

Remarquablement dirigée et mise en scène par Jean-Pierre Daguerre, cette troupe incarne avec plaisir le beau texte d’Edmond Rostand. Les comédiens semblent si heureux de jouer pour nous que leur énergie et leur joie sont communicatives et l'on en ressort enchanté !

D'ailleurs, l’interprétation est si juste et vibrante que la fois où nous avons vu la pièce, la fin (si triste il est vrai) a provoqué les pleurs bruyants et déchirants d’un petit spectateur. Une scène en effet particulièrement touchante qui, soyons tout à fait honnête, nous a fait tirer quelques larmes. L'on pourrait dire (est-ce un critère de réussite ? - pour nos enfants en tout cas sûrement !) que l’on a presque l’impression d’être au cinéma. En tout cas, on se laisse prendre par l’intrigue et par le suspense de cette pièce que l’on a pourtant vue plus d’une fois !
La mise en scène énergique et originale ne laisse aucun temps mort : chants, combats et joutes verbales s’enchaînent avec rythme et efficacité. Les comédiens sont généreux, justes et présents à 100 %.
Si vous avez des enfants (si vous n’en avez pas ce n’est pas grave, allez-y quand même) courez voir cette si belle adaptation de Cyrano.

Une réussite !!
16 mai 2018
6,5/10
37 0
Je me faisais une joie de voir une autre mise en scène de Jean Philippe DAGUERRE dont j’avais adoré « adieu Mr Haffmann » et j’aime Cyrano de Bergerac que je n’avais jamais vu au théâtre. Mais déception non pas sur la mise en scène que j’ai trouvé très intéressante et originale avec le violon, mais sur le jeu inégal des acteurs.
Une Roxane qui surjoue, un Cyrano inégal entre les actes en bref une déception.
20 avr. 2017
8,5/10
73 0
Une mise en scène exceptionnelle pour mon premier spectacle d'une pièce renommée ! Quelle réussite. Le jeu d'acteur est très bon, quelques imperfections mais personne n'est parfait.

Tout a été excellent du début à la fin, j'ai déjà hâte de retourner voir cette pièce mais cette fois-ci au cinéma ! Je recommande très largement !
Votre critique endiablée
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor