Céline, Derniers entretiens

Céline, Derniers entretiens
De Louis-Ferdinand Céline
  • Théâtre Les Déchargeurs
  • 3, rue des Déchargeurs
  • 75001 Paris
  • Chatelet (l.1, l.4, l.7, l.11, l.14)
Itinéraire
Billets de 13,00 à 26,00
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Je travaille et les autres foutent rien, voilà exactement ce que je pense.

Au bout du voyage, Céline - l’abominable homme des Lettres - se confie aux derniers journalistes qui se risquent jusqu’à son ermitage de Meudon, attirés par le pittoresque décati du personnage, son humour féroce et sa lucidité impitoyable sur l’homme en général et ses contemporains en particulier.

Tout y passe : l’enfance au passage Choiseul, les années d’initiation, la vocation médicale, ses débuts fracassants en littérature, les grandeurs et misères du monde des Lettres, ses errements idéologiques et son délire de persécution, son rejet d'une société devenue matérialiste et consumériste… jusqu’aux prédictions comico-apocalyptiques de l’arrivée prochaine des chinois à Cognac !

 

D’après les entretiens entre Louis-Ferdinand Céline et Pierre Dumayet, Marc Hanrez, Louis Pauwels, Albert Zbinden

Mise en scène de Géraud Bénech

Avec Stanislas De La Tousche

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Alors ?
Ceux qui ne connaissent pas les entretiens avec Céline découvriront avec exultation sa qualité de franc-tireur. Oui, qu’il devait être difficile de vivre avec un génie, celui qui, pourtant, ne cherchait pas la notoriété dans l’écriture des livres. Il explique ses origines, sa vocation médicale, le pourquoi de son prénom, son mépris pour la littérature – un travail « prétentieux, grotesque » - son envie d’exercer un métier de prolétaire à Clichy. On tend l’oreille, on acquiesce, on l’écoute tel un professeur qui peste contre… à peu près tout : les pédérastes – sauf Proust – les civilisations claironnant « une autre, une autre ! », l’art abstrait, les garagistes de médecin, la question raciale et le problème démographique, son regret de l’époque où existait la peste, la vérole et le choléra. Rien ne trouve grâce aux yeux de Céline, pas même le théâtre, là où l’on dit qu’une pièce est bonne parce qu’on s’est le moins ennuyé.

Ce n'est pas le cas en l'espèce grâce au jeu puissant du comédien (Stanislas de la Tousche), assis pendant 1h20 dans un fauteuil, qui excelle dans une mise en scène incarnée. La prestance et la ressemblance avec l'écrivain est troublante, comme en attestent les vidéos projetées au fond de la scène. Cette pièce permet de faire revivre un temps celui qui aspirait à une vie sans excentricité et a laissé son nom à tout jamais.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor