Anatomie de la joie

Anatomie de la joie
  • Théâtre Essaïon
  • 6, rue Pierre-au-Lard
  • 75004 Paris
  • Rambuteau (l.11)
Itinéraire
Billets de 15,00 à 30,00
À l'affiche du :
8 avril 2019 au 18 juin 2019
Jours et horaires
Ajoutez la pièce à votre agenda en sélectionnant une date. Attention, vos espions pourraient l'apprendre !
l m m j v s d
    • HORAIRE
    • 19:45
Achat de Tickets

La Joie ! C’est quoi ? Une scientifique morose et son joyeux cobaye mènent l'enquête autour d’un répertoire réjouissant.

Dans son laboratoire secret une neuroscientifique veut prouver l'existence d'un gène de la joie. La pétulante Camille devient son cobaye pour le meilleur et pour le pire.

Une enquête autour d’un répertoire réjouissant : Bach, Beethoven, Jeanne Moreau, Philippe katerine, Jean Yanne et des chansons originales.

Note rapide
0 critique
Note de 1 à 3
0%
0 critique
Note de 4 à 7
0%
2 critiques
Note de 8 à 10
100%
Toutes les critiques
9/10
0 0
... Ce spectacle musical de haute qualité artistique, drôle et agréable, particulièrement bien joué, se révèle un plaisir joyeux qui nous envahit tout le long. Je conseille vivement ce joli moment bonheur.
10 avr. 2019
8/10
1 0
« Anatomie de la joie » d’Anne Cadilhac et Sandrine Montcoudiol au théâtre Essaïon, dans une mise en scène de Yann de Monterno et une collaboration artistique d’Eric Verdin, est un hymne à la joie que Beethoven n’aurait pas renié.

Après m’avoir régalé dans « Violette Fugasse » (voir à ce sujet mon précédent billet) avec sa très belle voix chaude et profonde, pour l’occasion à l’accent stéphanois, Sandrine Montcoudiol est cette fois-ci co-auteure du texte joyeux avec Anne Cadilhac.
Dans le rôle d’une professeure en neurosciences, alias Fleur de Tolbiac, elle s’adresse à nous, mécènes d’une soirée, pour assister en direct à son expérience, tout ce qu’il y a de plus scientifique, sur la démonstration de l’existence d’un gène de la joie, qu’elle a modestement baptisé « gène de Tolbiac ».
Pour mener à bien cette expérience, pour étayer son hypothèse qu’elle étudie depuis plusieurs années, il lui fallait un cobaye en la personne de la pétulante pianiste Camille Corbillard, alias Anne Cadilhac.
Cette pianiste est un cas dont la science doit s’occuper, car elle ne connaît jamais la déprime, elle est en joie permanente, ce qui trouble fortement notre professeure.
Le seul défaut de sa « cuirasse » est qu’il lui faut une bonne nuit de sommeil pour faire le plein de cette « énergie » et pour se prêter à cette expérience, sous peine de bavures…
Sa seule exigence est de pouvoir jouer du piano pendant l’expérimentation.
Tous les ingrédients sont réunis pour passer une soirée musicale, laissant libre cours à tout un tas d’émotions, de fantaisie dans un face à face burlesque où tout peut arriver jusqu’au dénouement…

C’est donc autour d’un répertoire musical très festif que notre brune « Fleur de Tolbiac », bon chic bon genre, va passer à la moulinette notre blonde « Camille Corbillard », à la joie déroutante.
Deux femmes que tout oppose, mais qui doivent faire équipe au nom de la science !
Il faudra mettre son agacement dans son mouchoir et faire fi des impondérables de sa blondeur…

Mais au fond qu’est-ce que la joie ?
Une émotion, une grâce, un mystère, une connaissance ?
Dans ce monde très chahuté, où l’on a tendance à voir le verre à moitié vide, ce spectacle donne certaines clés du bonheur qui conduisent à la joie. Un moment de réflexion en musique et en chansons où chacun y puisera ce qui lui manque.
Prenez par exemple « y’a d’la joie » de Charles Trenet, eh bien ses paroles et son tempo ne peuvent qu’engendrer de la joie !
Et notre pianiste, à la joie certaine, ne peut, même quand elle joue un prélude de Chopin, si romantique, un tantinet triste, s’empêcher d’y introduire des notes ébouriffantes d’une chanson de Claude François ! Le gène !
Tout un répertoire musical, au service de la recherche du gène dans l’ADN de notre cobaye, que notre chère professeure extraira, à plusieurs reprises, au détour d’un air de Brahms ou d’une cantate de Bach, sans oublier bien sûr l’immanquable « Ode à la joie » de Ludwig van Beethoven, pour l’étudier.
Des scènes très drôles se succéderont pour alimenter la théorie de notre professeure Fleur de Tolbiac, avec un irrésistible « Avec le temps » de Léo Ferré ou bien encore avec une évocation de Jean Yanne, Henri Salvador ou même encore Jeanne Moreau.
Comment rester de marbre quand dans ses crises d’insomnie, notre pianiste croit voir la professeure déguisée en pingouin !

Un spectacle qui n’engendre pas la mélancolie, où l’on rit beaucoup, mis en scène dans une belle fantaisie par Yann de Monterno. Il a su tirer profit des belles voix de Sandrine Montcoudiol et d’Anne Cadilhac, qui de surcroit est une excellente pianiste. Deux comédiennes espiègles à souhait, qui à elles seules sont une belle définition de la joie.
Votre critique endiablée
Nos visiteurs sont impatients de vous lire ! Si vous êtes l'auteur, le metteur en scène, un acteur ou un proche de l'équipe de la pièce, écrivez plutôt votre avis sur les sites de vente de billets. Ils seront ravis de le mettre en avant.
Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor