Critiques pour l'événement Là-bas, de l'autre côté de l'eau
14 déc. 2021
7,5/10
5
Porter sur la scène une saga familiale où les destins croisés sont contraints et contrariés par la “grande histoire” d’une France qui ne parvient toujours pas à panser ses blessures et réconcilier les parties prenantes … il fallait oser !

Parvenir à mettre en scène 12 comédiens sur la scène du théâtre La bruyère aurait pu sembler …gageure !

Envisager un format de plus de 150 minutes sans pause …l’amour du risque !!!

On ne peut rester indifférent à ces acteurs investis, à ces personnages tourmentés , à cet amour qui transpire et qui persiste au delà des drames, des rancœurs, des amertumes. Nous avons aimé les respirations enchantées ( en chantant), la sincérité et ce sentiment tenu d’intensité, densité, profondeur ( mention particulière pour Kamel Isker et Isabelle Andreani qui incarnent un Moktar terriblement prégnant et une mama passionnée, personnages complexes, ambivalents auxquels on s’attache )

Chapeau bas pour cette mise en scène audacieuse , ces tableaux qui évoquent autant de fresques, ces transitions fluides et ingénieuses, le maintien des séquences historiques “publiques” permet de garder l’ancrage avec la chronologie de cette histoire qui nous a parfois échappé.

Le théâtre a cette vocation : nous divertir, nous faire réfléchir, nous transporter et cette séquence s’inscrit parfaitement dans cette piste aux étoiles qui nous séduit toujours autant!
19 oct. 2021
6/10
10
Moi aussi j'ai trouvé ça terriblement long ! Deux heures et demi, il pourrait y avoir des coupures.
15 oct. 2021
4,5/10
6
Ce n'est pas un drame au sens propre du terme, mais du théâtre épique : une suite de scènes qu'on aurait pu prolonger à l'infini, et bien trop long à mon goût - 2h30 ; moins aurait été plus.

Je trouvais de longs passages du texte d'une banalité affligeante et le fait de les hurler, ne les améliore pas. Cela devient pénible à la longue et je conseille d'éviter les premiers rangs.

Au cinéma, je serais parti au bout d'une heure et demie, mais en personne bien élevée, j'ai tenu jusqu'à la fin.