Critiques pour l'événement Bash
30 avr. 2014
8/10
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Glaçant : Neil LaBute ne juge pas, il décrit la violence ordinaire, celle que l’on ne veut pas voir, celle que l’on se refuse à croire.
Il nous donne à constater la banalité du mal, ces bourreaux de tous les jours, collègues, amis qui sans culpabilité commettent l’irréparable.
On sort de la dialectique, pour se faire « Basher » par des monologues exposant un monde sans repère où l’horreur n’est que la conséquence d’un destin irréversible que l’on subit.
Un théâtre différent qui ne laisse pas indifférent.
28 mars 2014
9/10
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Moment intense. Une écriture d'une finesse, d'une précision...
Ce "coup de poing" est un coup de maître. On voudrait qu'on nous raconte encore de ces histoires sordides jusqu'à plus soif. On est ému, on est touché, on est choqué, on est outré... Qu'est ce qu'on peut éprouver devant ce jeu d'acteurs parfait !
Je suis assez partisane, des mises en scène épurées. "Qu'importe le flacon... Pourvu qu'on ai l'ivresse."
Et effectivement on est plus que grisé...
24 mars 2014
9,5/10
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Passionnant. Violent. Intelligent.
Une mise en scène qui ne se voit pas.
Pas de décor, mais on n'en a pas besoin.
Deux excellents comédiens.
Trois récits à vous couper le souffle.
Un coup de poing théâtral.
15 mars 2014
10/10
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Deux ans avant le nouveau millénaire, Neil LaBute inscrit Bash dans une frénésie pré-apocalyptique malsaine.
Le titre même de la pièce interpelle : Bash signifie à la fois « coup de poing », « choc », « fête » d’où son aspect profondément dérangeant et glauque. Les trois saynètes composant le spectacle s’appuient sur une poétique du contraste vertigineuse où les actes monstrueux se retrouvent justifiés par un destin bien commode. Le dramaturge américain ne juge jamais ses personnages : il constate un état du monde aliéné et banalisé par le mal. Sarah Biasini et Benoît Solès s’illustrent en bourreaux ordinaires avec une maîtrise de jeu glaçante de sang froid. La mise en scène sobre et distinguée de Gilbert Pascal, appuyée par l’adaptation sensible de Pierre Laville, reflète la perversion de ces âmes libérées de la culpabilité ou d’un quelconque faute morale. Un petit bijou à venir contempler au Théâtre 14.