Ses critiques
4 critiques
6/10
Festen en moins bien
Vue aux Amandiers de Nanterre, la pièce reprend la double lecture de la psychologie des personnages vus de loin et de près, via la projection concommitante de vidéos filmant les acteurs en rapproché. Le procédé est astucieux et apporte de la compléxité, particulièrement lorsque, comme ici, il est déroulé au sein d'une fête. Hélas, on en avait déjà apprécié les ressorts dans Festen et son renouvellement à l'identique ne surprend plus et tourne en rond, comme du déjà-vu. On avait compris avec Festen.
Malgré un travail admirable sur la mise en scène par une circulation travaillée des personnages sur scène, celle-ci perd en fluidité en raison de la présence d'invités non professionnels, bien gentils et faisant des efforts louables (se secouer sur scène pendant toute la pièce) mais lourdauds et empesés, à faire parfois pitié.
Là-dessus, on se perd (pour ne pas dire s'ennuyer) dans l'histoire où personnellement je n'ai pas trop reconnu Platonov en raison d'une part d'un texte très coupé et dautre part, de l'attention fractionnée entre écran des plans rapprochés et la vue d'ensemble de la scène.
Malgré quelques beaux tableaux et des acteurs honnêtes, je ne suis pas rentrée dans la pièce, ligotée par une mise en scène répétitive.
Vue aux Amandiers de Nanterre, la pièce reprend la double lecture de la psychologie des personnages vus de loin et de près, via la projection concommitante de vidéos filmant les acteurs en rapproché. Le procédé est astucieux et apporte de la compléxité, particulièrement lorsque, comme ici, il est déroulé au sein d'une fête. Hélas, on en avait déjà apprécié les ressorts dans Festen et son renouvellement à l'identique ne surprend plus et tourne en rond, comme du déjà-vu. On avait compris avec Festen.
Malgré un travail admirable sur la mise en scène par une circulation travaillée des personnages sur scène, celle-ci perd en fluidité en raison de la présence d'invités non professionnels, bien gentils et faisant des efforts louables (se secouer sur scène pendant toute la pièce) mais lourdauds et empesés, à faire parfois pitié.
Là-dessus, on se perd (pour ne pas dire s'ennuyer) dans l'histoire où personnellement je n'ai pas trop reconnu Platonov en raison d'une part d'un texte très coupé et dautre part, de l'attention fractionnée entre écran des plans rapprochés et la vue d'ensemble de la scène.
Malgré quelques beaux tableaux et des acteurs honnêtes, je ne suis pas rentrée dans la pièce, ligotée par une mise en scène répétitive.
8/10
Superbe éclairage et ambiance moite bien rendue des Français confinés et confits, dans une Indochine en ébullition qu'ils comprennent à peine.
J'ai vu la pièce en première et ai regretté l'absence de pauses, de changement de rythmes et de nuances dans le jeu des acteurs qui débitaient leur rôle trop régulièrement. Le texte manquait par là de l'ampleur des petits événements qui accompagnent les grands qu'il pouvait (et aurait dû) nourrir et de sa subtilité .
Dommage !
J'ai vu la pièce en première et ai regretté l'absence de pauses, de changement de rythmes et de nuances dans le jeu des acteurs qui débitaient leur rôle trop régulièrement. Le texte manquait par là de l'ampleur des petits événements qui accompagnent les grands qu'il pouvait (et aurait dû) nourrir et de sa subtilité .
Dommage !
8,5/10
Quel plaisir de passer une soirée aussi agréable.
Un texte qui tient la route, ni niais ni à s'interroger des semaines sur sa signification ou son double sens, jolis décors, une vraie mise en scène, malgré la présence de deux personnages uniquement, deux très bons acteurs qui articulent.
Ces qualités devraient être communes au prix des places mais nous en avons tant vu des spectacles prétentieux qui ne sont pas au niveau que l'on est presque étonné d'en voir un qui réunisse tous les atouts.
M Berléand est parfait, sobre et drôle quand il le faut. Mme Benchicou est en léger surjeu à mon avis mais déploie avec talent les différentes facettes de son personnage.
Alors bravo et merci.
Un texte qui tient la route, ni niais ni à s'interroger des semaines sur sa signification ou son double sens, jolis décors, une vraie mise en scène, malgré la présence de deux personnages uniquement, deux très bons acteurs qui articulent.
Ces qualités devraient être communes au prix des places mais nous en avons tant vu des spectacles prétentieux qui ne sont pas au niveau que l'on est presque étonné d'en voir un qui réunisse tous les atouts.
M Berléand est parfait, sobre et drôle quand il le faut. Mme Benchicou est en léger surjeu à mon avis mais déploie avec talent les différentes facettes de son personnage.
Alors bravo et merci.
2/10
Pas intéressant pour un rond et surtout avec un son beaucoup trop fort si bien que l'on ne comprenait strictement rien A la parade du début , assez réussie en termes de costumes et de burlesque visuel, nous n'avons pas compris un seul mot et avions les oreilles essorées. La suite ne s'est pas améliorée.
J'étais tentée par le côté iconoclaste, grotesque et gore annoncé de la pièce qui "déboulonne" Shakespeare mais il n'y a aucun humour, aucun second degré voire du burlesque par la suite et si Shakespeare il y a, encore aurait-il fallu comprendre ce qui était sensé se passer ou se dire..
On veut peut être nous démontrer au travers de ce cirque sur scène ( sans doute très organisé, je n'en doute pas) , l'obscénité et l'omniprésence ordinaire de la violence? Crier 1 heure et demi dans un micro ce que personne ne comprend et s'agiter sur la scène dégoulinante de sang ne servent aucune cause, aucune idée ni même ce message putatif, aussi court en idées soit-il . Les références "intellectuelles" comme celle à Freaks de Ted Browning sont bien prétentieuses.
J'ai eu le sentiment que le but de tout ceci était de monter un spectacle en entre soi, avec, on peut le remarquer, des efforts de costumes et de décors, juste pour dire que l'on monte un spectacle sans grand souci de ce qui était livré ni du spectateur qui , a minima , mériterait un réglage du son.
J'étais tentée par le côté iconoclaste, grotesque et gore annoncé de la pièce qui "déboulonne" Shakespeare mais il n'y a aucun humour, aucun second degré voire du burlesque par la suite et si Shakespeare il y a, encore aurait-il fallu comprendre ce qui était sensé se passer ou se dire..
On veut peut être nous démontrer au travers de ce cirque sur scène ( sans doute très organisé, je n'en doute pas) , l'obscénité et l'omniprésence ordinaire de la violence? Crier 1 heure et demi dans un micro ce que personne ne comprend et s'agiter sur la scène dégoulinante de sang ne servent aucune cause, aucune idée ni même ce message putatif, aussi court en idées soit-il . Les références "intellectuelles" comme celle à Freaks de Ted Browning sont bien prétentieuses.
J'ai eu le sentiment que le but de tout ceci était de monter un spectacle en entre soi, avec, on peut le remarquer, des efforts de costumes et de décors, juste pour dire que l'on monte un spectacle sans grand souci de ce qui était livré ni du spectateur qui , a minima , mériterait un réglage du son.