Verte

Verte
  • Théâtre Paris-Villette
  • 211, avenue Jean Jaurès
  • 75019 Paris
  • Porte de Pantin (l.5)
Itinéraire
Billets à 18,00
Evénement plus programmé pour le moment
Achat de Tickets

Verte a 11 ans et conçoit davantage d’inclination pour son camarade Soufi que pour la sorcellerie, la vocation familiale. Voilà qui agace sérieusement sa mère qui l’envoie chaque mercredi chez sa grand-mère, chargée de lui transmettre les rudiments du métier.

Bourré d’humour et traversé d’observations fines sur la pré-adolescence, ce roman de Marie Desplechin, presque un classique de la littérature jeunesse, pointe des questions fondamentales : qu’est-ce que devenir adulte ?

Quel héritage nos parents nous lèguent-ils ? Mais aussi, comment se construire malgré son histoire familiale ?

 

Note rapide
7,5/10
pour 1 note et 1 critique
0 critique
Note de 1 à 3
0%
1 critique
Note de 4 à 7
100%
0 critique
Note de 8 à 10
0%
1 critique
7,5/10
1 0
Alors ?
"Attention les mioches, ça va chauffer dans la marmite !" prévient la grand-mère, Anastabotte (Julie Pilod), tandis que la mère, Ursule (Céline Carrère), explique quelle est l’espèce qui n’a jamais le droit de se plaindre.

Au bûcher la banalité de cette famille ! Celle-ci se compose de sorcières, malgré elles. Moderne et dépoussiérée, la figure de sorcière n’a pas de balai pour voler mais sait transformer les enfants en steack haché (fort utile) ou préparer des mets douteux dans des marmites. Recluse dans sa chambre, la petite fille, Verte (Rachel Arditi), n'a que faire de tous ces tours. Elle préfère le tourne-disque pour battre ses cils devant Soufi (Pierre Lefebvre). Au grand malheur de sa mère, sa fille revendique sa normalité et son intérêt pour un breton méditerranéen footeux. C’est le seul homme présent, le père étant aux abonnés absents sans raison apparente. Déprimée par ce trait de caractère et la négation de soi, la mère s’en remet à la sienne pour qu’elle apprenne à Verte les rudiments de la sorcellerie. Comment cette enfant peut-elle s’affranchir de sa destinée ? Comment transmettre un héritage social ? L’adaptation de l’œuvre de Marie Desplechin offre de belles questions philosophiques abracadabrantesques. Pour enfants et pour adultes ! J’y suis allée sans alibi (sans môme) et je n’ai vraiment pas boudé mon plaisir : quelle chance pour les mioches de voir un spectacle si bien ficelé ! La mise en scène ébouriffante utilise la magie pour passer de l’appartement mère-fille à celui de la grand-mère, plus feuillu et terreux. Poétique, la musique et la danse offrent un spectacle jeunesse très complet.
Votre critique endiablée
Nos visiteurs sont impatients de vous lire ! Si vous êtes l'auteur, le metteur en scène, un acteur ou un proche de l'équipe de la pièce, écrivez plutôt votre avis sur les sites de vente de billets. Ils seront ravis de le mettre en avant.
Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor