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Richard III

Richard III
De William Shakespeare
Mis en scène par Thomas Jolly
Avec Thomas Jolly
  • Thomas Jolly
  • Étienne Baret
  • Mohand Azzoug
  • Charline Porrone
  • Thomas Germaine
  • Damien Gabriac
  • Émeline Frémont
  • Flora Diguet
  • Alexandre Dain
  • Nathan Bernat
  • Bruno Bayeux
  • Damien Avice
  • Anne Dupuis
  • En tournée dans toute la France
Itinéraire
Billets de 6,00 à 34,00
Evénement plus programmé pour le moment
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Le monstre sculpte sa statue.

En Avignon, à la fin des intégrales des trois parties de Henry VI, les spectateurs debout après dix-huit heures de spectacle scandaient : «Richard III ! Richard III !» Ils sont aujourd’hui exaucés : Thomas Jolly, qui interprétait lui-même le rôle du sinistre Duc de Gloucester, va conduire son personnage jusqu’à son couronnement puis l’accompagner dans sa chute, au terme d’une dernière bataille...

 

Attention, ce spectacle dure plus de 4 heures.

 

Richard se veut roi – nulle autre identité ne saurait lui suffire. Or cette identité royale lui est interdite. S’il veut pouvoir accoucher de sa royauté, il lui faut se frayer seul sa voie, que ce soit par la ruse – en multipliant les masques – ou par la force, et au besoin à coups de hache.

Il lui faut simultanément éliminer ses rivaux dynastiques au sein de sa propre famille, réduire à l’impuissance ses rivaux politiques et travailler à asseoir sa propre légitimité.

À première vue, la tâche paraît impossible. 

 

Retrouvez l'intégralité de la pièce sur Culturebox :  

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La critique de Phane (rédac' AuBalcon) : 7.5/10. Sans que ce soit un véritable coup de coeur, j'ai trouvé ce spectacle grandiose. Il en met plein les yeux et les oreilles, joue avec le spectateur, et apporte un nouveau regard à cette pièce de Shakespeare, montrant une Angleterre plongée dans le chaos mais qui nous fait rire par son absurde violence et même parfois sa bêtise.

Richard III est un Macbeth raté, un Macbeth à qui il manque le souffle épique et tragique, et celui peint par Thomas Jolly élève son aspect grotesque au rang d’art.

Tout (et tous) ridiculise Richard III, à commencer par lui-même : il se moque de son infirmité, de sa cruauté, il se moque même de ses propres peurs. Et des pancartes passent tout au long de la pièce, écrites dans une police digne d’ «Astérix et Obélix» et racontant l’histoire de Richard III d’une manière aussi synthétique que grotesque.

Pourtant, l’ambiance générale créée par les lumières froides en longs faisceaux rectilignes, les décors austères et hostiles, tous formés de machines, la musique qui s’accorde tout à fait à cette ambiance sordide et glacée, installe une atmosphère propre au tragique. Tous les personnages sont grimés de blanc, et ne sont vêtus que de vêtements sans couleur (blanc, noir, ou gris). Mais surtout le personnage de Richard III semble taillé à partir de ce décor : mi-animal avec sa bosse de plume sur le dos et son bras gris et mort terminé par des griffes, et mi-monstre avec sa face grimée et sa démarche désarticulée.

Tout le délice de cette mise en scène de Thomas Jolly tient dans ce double-aspect de la pièce, entre le dramatique et le grotesque, le tragique et le pathétique : Anne pleure son mari assassiné par Richard et hurle des imprécations contre son meurtrier mais elle finit à quatre pattes, pétant, et même allongée lubriquement sur le cercueil de son mari contre un Richard qui la séduit. Toute la pièce est contrebalancée par l’un ou l’autre de ces genres. Et cela donne une mise en scène tout en surprise, en étonnement, et en stupeur.

La pièce dure 4h20, avec entracte, et forme un véritable marathon pour les comédiens, qui crient beaucoup (un peu trop), se balancent entre les tiges de fer du décor où se déplacent sur de hauts talons perchés. Mais grâce au rythme effréné de la mise en scène, le spectacle ne se perd pas en longueur.

Et plusieurs perles sont trouvées comme la Gameboy qui absorbe les fils d’Edouard IV et définit presque leur souffle de vie (puisque la musique de l’engin s’arrête à leur mort), les huis-clos féminins à la fois terriblement cruels et désespérément tragiques, la participation du public à l’élection de Richard III en roi, mais palme d’or à l’ambiance discothèque du couronnement du roi Richard et de la reine Anne mené par le chant « mélodieux » du bossu monstrueux.

 

Note rapide
Toutes les critiques
25 avr. 2019
10/10
0
Une pièce extraordinairement bien jouée. Une re-découverte de Shakespeare.

La mise en scène est spectaculaire. On vibre tout le long de la pièce. Prise aux tripes, remuée, bouleversée .. une pièce génialement revisitée.
12 avr. 2016
7,5/10
118
Un spectacle incroyable mais pas un coup de cœur... Nous en prenons plein les mirettes du début jusqu'à la fin, la mise en scène gothique de Thomas Jolly est vraiment très bien: le jeu des lumières est incroyable et excellent, cette lumière joue beaucoup dans la mise en scène! Le texte de Shakespeare, est excellent bien sur, mais se retrouve dans une mise en scène moderne et nouvelle, et où le texte de Shakespeare est respecté! Thomas Jolly a réussi à rendre une pièce de plus de 400 ans moderne!

Sûrement le soucis de la pièce reste le jeu des acteurs, qui est généralement bien exagéré. Mais tous les acteurs débordent d'énergie, de forces, et font vivre tout de même le texte du dramaturge anglais. Néanmoins, Thomas Jolly en Richard III (qui ne domine pas les autres acteurs, et c'est bien!) est incroyable et l'acteur Bruno Bayeux est splendide! (Il fait bien rire en tout cas et un talent d'improvisation très sympathique sur scène).

Certaines scènes sont vraiment excellentes (je pense à la rencontre entre Richard/Lady Anne, la scène avant la bataille entre Richard et Richmond, la mort de Richard) mais d'autres sont vraiment ratées (la scène avec les portraits de famille est longue et peu intéressante ici...).

Pour terminer, une pièce incroyable et très bonne, mais possédant ses petits défauts. Mais, c'est 4h de plaisir! Hâte de voir la prochaine pièce de la Piccola Familia!
21 févr. 2016
9,5/10
111
Je n'ai aucune réserve sur cette version.

Thomas Jolly l'a totalement modernisée, respectée, violée, enlevée, sublimée, rendue à son éternité. Un plaisir de 4h30, total. Shakespeare aurait été fier. Beaucoup de jeunes dans la salle, tenus pendant une durée si longue, par un théâtre exigeant, et ne décrochant pas une seconde. C'est une prouesse dont seul Thomas Jolly et sa piccola familia sont capables.

Après HenriVI, quel plaisir de voir que le théâtre est aussi vivant et touche la jeunesse. Un grand espoir. A noter la gestion très intelligente des réseaux sociaux et des outils modernes pour rendre le spectacle total.

Le théâtre moderne est en marche, quand Thomas Jolly et Shakespeare en sont les têtes de pont, on ne peut que s'en rejouir.
20 févr. 2016
3,5/10
127
Un Richard 3 gothico-kitsch, dans une mise en scène parfois trop statique malgré une scénographie très visuelle, très spectaculaire : lumières, son, décors, costumes font glisser le spectacle du côté du show, quasi-circassien.

Toutefois, on déplore que son Richard 3 soit tout en hors-champs, ce qui ne permet pas au style spectaculaire du metteur en scene de s'exprimer pleinement...
13 févr. 2016
9/10
135
Enthousiasmé, enthousiasmé, enthousiasmé, enthousiasmé, enthousiasmé !!!!! Voilà, pourquoi je vais au Théâtre !

Thomas Jolly et La Piccola Familia m'enthousiasment et me bouleversent... Quelle jubilation, quelles émotions. Des images et des sons encore en moi !!! Il faut y ajouter l'expérience et la magnifique idée de R3m3 ...

Ça ne peut que donner envie d'aller au théâtre !!! Tellement de bravos !!! Tellement !!!!!!!!!!
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Rire
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor