Mémoires d'un tricheur

Mémoires d'un tricheur
De Sacha Guitry
Mis en scène par Eric-Emmanuel Schmitt
Avec Olivier Lejeune
  • Olivier Lejeune
  • En tournée dans toute la France
Itinéraire
Billets de 19,00 à 39,00
À l'affiche du :
29 janvier 2019 au 30 janvier 2019
Jours et horaires
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l m m j v s d
    • HORAIRE
    • 19:00
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À dix ans, Alex perd sa famille, intoxiquée par un plat de champignons.

Lui survit, car il avait été privé de repas pour avoir volé deux francs dans la caisse du magasin paternel. Son larcin l’a sauvé de la mort tandis que l’honnêteté a tué les siens !

Si seul le crime paie, pas étonnant qu’il ait une étrange conception du monde, se convertisse à la tricherie, en amour comme au Casino…

Il nous raconte sa vie rocambolesque. Qu’est-il devenu ?

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La critique de la rédaction : 7.5/10. Un texte de Sacha Guitry prenant et amusant.

Un homme jovial et malicieux nous raconte comment il s’est fait prendre dans l’engrenage du mensonge et de la triche. Il assume totalement ce pan de sa personnalité, sa morale à géométrie variable, s’en vante à coeur joie.

Son récit est truffé de jeux de mots et de traits d’humour un peu passés. Ce côté suranné plein de charme est accentué avec le second rôle qui accompagne le talentueux Olivier Lejeune. Il sur-joue, caricature une multitude de personnages. Un clown.

Notre attention ne baisse jamais car les rebondissements sont nombreux et nous sommes fascinés par la vie atypique de notre héros.

La fin arrive de manière très soudaine mais nous sortons du théâtre heureux de ce bon moment.

Note rapide
Toutes les critiques
6 mai 2018
2/10
112 0
Merci pour cette sieste.
29 avr. 2018
5,5/10
119 0
Déception tant la pièce se traîne et ne déclenche que trop peu de rire. Pourtant l'introduction était surprenante: un petit film en noir et blanc dévoile la distribution et l'équipe technique de ce spectacle, metteur en scène compris. Ça partait donc bien. Mais dès qu'Olivier Lejeune entre en scène, on déchante. Il en fait des tonnes, parle vite, les décors s'enchaînent, de même que les personnages qui ont parsemé son parcours mais on n'accroche pas au propos.

Je n'ai pas lu le roman de Sacha Guitry mais adapté en pièce de théatre, je dois dire que c'est décevant. Heureusement, l'autre acteur, chargé d'interpréter une galerie de personnages différents est excellent et nous capte. Je lui tire mon chapeau, c'est grâce à son jeu que je suis restée jusqu'au bout. Sans ses prestations, j'aurai quitté la salle avant la fin de la pièce.
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24 févr. 2018
7/10
111 0
J’avais apprécié Olivier Lejeune, dans ce même théâtre Rive Gauche il y a deux ans, alors qu’il jouait dans Une folie, une pièce que j'avais beaucoup appréciée.

Sa carrière est prodigieusement remplie aussi bien au théâtre qu’au cinéma, et même à la télévision, en tant qu’auteur ou comédien. C’est un boulimique de travail, qui a collectionné les premiers prix.

J’ai eu la chance d’approcher cet acteur après le spectacle. Il revenait de Prague où il avait tourné une scène d'Edmond, film de Michalik dont la sortie est annoncée pour Novembre 2018.

La pression n’entame jamais sa bonne humeur. Cet homme peut tout faire sans tricher. Il est douée d'une mémoire exceptionnelle qui le dispense d'avoir besoin d'un prompteur. Il écrit des pièces de théâtre depuis l'âge de 6 ans … et j’ai manqué de répartie. J’aurais dû lui demander à quand vos mémoires ?

De fait j'espère qu'il nous les livrera pour nous faire comprendre comment cet homme qui aurait pu être musicien ou devenir chef d'orchestre a pu vivre plusieurs vies de front.

À dix ans, Alex perd sa famille, intoxiqué par un plat de champignons. Il est le seul à survivre, car il avait été privé de repas pour avoir volé deux francs dans la caisse du magasin paternel. Son larcin l’a sauvé de la mort tandis que l’honnêteté a tué les siens ! Si seul le crime paie, pas étonnant qu’il ait une étrange conception du monde, et se convertisse à la tricherie, en amour comme au Casino… Parvenu à la maturité de sa vie il nous en raconte le déroulement rocambolesque, déroulant au fil des chapitres les lieux qui l'ont vu devenir ce tricheur patenté, … et professionnel.

Eric-Emmanuel Schmitt a eu l’idée de faire jouer le rôle par deux personnes. Olivier Lejeune campe Alex en tant que récitant, de manière à lui conférer une certaine distance par rapport aux événements qu’il rapporte. Par moments il joue d'autres rôles comme celui du médecin.

Sylvain Katan l’interprète à certains moments clés de sa vie, ce qui permet de nous offrir de jolis moments d’introspection puisqu’il leur arrive de dialoguer. Ce comédien se glisse aussi très habilement dans la douzaine de rôles secondaires surgis du passé, femmes ou hommes, et déterminants dans sa vie, un petit garçon, un militaire, un espion russe, une vieille comtesse, la femme de sa vie …

Mémoires d’un tricheur est l’unique roman de Sacha Guitry dont l’humour est une valeur sure. Eric-Emmanuel Schmitt, dont on connait le talent, a voulu en faire une adaptation pour le théâtre. Il ne faut pas nécessairement chercher une morale à cette histoire. Le texte est avant tout assurément prétexte à un beau jeu d’acteurs. Il est une partition dont Olivier Lejeune tire les meilleures notes.

Le metteur en scène écrit en note d’intention que l’auteur casse les conventions. Cependant il a choisi un décor très classique, et très évocateur de l’époque (le roman a été publié en 1935 chez Gallimard) sans chercher à moderniser la pièce qui, parfois, prend quasiment une allure historique. D’autant que le spectacle commence avec la projection d’une scène d’archives, en noir et blanc, tirée de l’adaptation au cinéma faite par l'auteur lui-même.

Trois cartes à jouer géantes caractérisent les lieux en se déplaçant ou en se retournant. On aurait aimé confronter la pensée de Guitry à la tricherie des temps modernes. Il aurait pour cela peut-être fallu inventer un troisième larron, qui aurait pu représenter l’homme d’aujourd’hui.

Malgré tout certaines formules restent efficaces. Notamment à propos de la richesse : Être riche ce n’est pas avoir de l’argent, c’est le dépenser. La catégorisation de Guitry est encore d’actualité :
Il y a cent façons de tricher, mais il n’y a guère que trois sortes de tricheurs.
Tout d’abord, il y a le joueur qui triche - qui ne triche que parce qu’il joue. Qui le fait sans méthode, sans préméditation, d’une manière presque inconsciente, involontaire, et dont on sent très bien qu’il est parfaitement honnête en dehors du jeu.
Il y a l’homme qui joue incorrectement parce qu’il est incorrect d’un bout à l’autre de sa vie - et qui doit penser que ce n’est pas vraiment le moment de changer.
Enfin, il y a le tricheur de profession, conscient et organisé.

Né le 28 avril 1882 à Tortisambert, dans le Calvados, la destinée d’Alex est donc gravée le jour où il réchappe d’une intoxication alimentaire qui décima sa famille : il avait été puni pour avoir volé deux francs dans la caisse de l’épicerie paternelle pour s'acheter des billes. Il est le seul survivant d'une malencontreuse platée de champignons vénéneux cueillis sans discernement par un oncle simplet et dont les onze autres membres de la famille ne purent réchapper. Le voilà vivant mais orphelin, représenté en garçonnet émergeant de dessous le bureau.

J’étais vivant parce que j’avais volé. Il y a effectivement de quoi être conditionné.

On le verra chasseur dans un restaurant à Caen. Il s’y découvrira la vocation de devenir riche. Il sera plus tard groom au grand hôtel de Deauville et pourra se vanter d'avoir servi de modèle à Caran d'Ache. On le retrouve plus tard à l’hôtel Scribe avant de se spécialiser dans l’univers des jeux d’argent. Il sera ainsi croupier au grand hôtel de Monaco et écumera les villes d’eaux sans eaux pour leur casino.

Il enchaine les méfaits comme tricheur, du plus bénin, comme le déclenchement d’une alerte incendie pour gagner un petit moment de tranquillité, jusqu’à influencer la boule au baccarat, … en passant par l’écriture d’une lettre anonyme ou la réalisation de quelques tours de prestidigitation. Je ne me vante pas, je raconte dit-il avec « honnêteté », à supposer qu’il ne triche pas avec ses souvenirs.

L’émotion se ressent lorsqu’il en vient à l’épisode de la guerre, quand il est mobilisé sur le front. Une minute plus tard, il reçoit un éclat d’obus au genou droit. Il doit cette fois la vie au courage d’un blessé qui le porte sur son dos mais qui par malchance aura le bras coupé. On se demande si notre homme ne porte pas la poisse. Rapatrié vers le poste de secours, il est rapidement opéré, et ne gardera qu’une légère claudication des suites de sa blessure. Il sera le premier réformé de l'armée française, et retournera exercer à Monaco.

Il rencontrera une femme qui a encore plus de chance que lui, l’épousera (par intérêt ?) et perdra tout au jeu. Le voilà cette fois puni en quelque sorte de n’avoir pas triché. Notre homme divorce. Il connaitra plus tard un second épisode de disette quand il retrouve son sauveur militaire et que celui –ci lui fait perdre les quatre millions de francs qu’il a amassés comme tricheur itinérant, professionnel en sept ans. Il finira par vivre modestement des cartes … mais en travaillant chez Grimaud, qui est un fabricant lorrain mondialement connu pour la qualité de sa production de jeux de cartes.

La pièce ouvre ici un débat intéressant sur l’aspect moral de la situation même si on reprochera au héros de s’accommode d’une morale enfantine. Tricher ne serait pas voler si on considère que voler, c’est prendre à des honnêtes gens, ce qu’Alex condamne avec force. Alors que tricher c’est contrecarrer le hasard et les calculateurs.

Elle met aussi en lumière que rien n’est tout blanc ou tout noir et que la chance va et vient comme un balancier … celui de la justice sans doute.
19 févr. 2018
8/10
119 0
Une belle adaptation du roman de Sacha Guitry.

Olivier Lejeune est très drôle et nous raconte bien l’histoire de ce tricheur. Décor bien pensé avec une belle mise en scène. J’ai beaucoup ri avec le second rôle Sylvain Katan qui est formidable.

Un beau moment.
16 févr. 2018
7/10
141 0
C'est délicieux comme un bonbon de mamie. Comme ça on en achèterait pas et en fait c'est super bon.
Quelques moments qu'on aurait aimé plus dynamiques, mais bon.

Sur un texte joyeusement polisson Olivier Lejeune prend un malin plaisir à nous embarquer dans l'histoire de cette vie de joueur que l'on croirait presque écrite pour lui.
Il a l'oeil qui frise et le sourire coquin.
Son partenaire, qui nous rire fait à chacune de ses apparitions, n'est pas en reste.
Ce duo est un régal, à déguster sans modération.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Rire
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor