Le Crocodile trompeur, Didon et Enée

Le Crocodile trompeur, Didon et Enée
De Henry Purcell
Mis en scène par Samuel Achache, Jeanne Candel, Florent Hubert
Avec Florent Hubert
  • Florent Hubert
  • Jan Peters
  • Judith Chemla
  • Vadislav Galard
  • Lawrence Williams
  • Marion Sicre
  • Thibaut Perriard
  • Espace Jean Legendre de Compiègne
  • Place Briet Daubigny
  • 60200 Compiègne
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Une adaptation du "Dido and Aenas" de Henry Purcell (1689), revu à travers la peinture, la litttérature et le cinéma, tout à la joie de "bricoler" un opéra contemporain.

 

La pièce 'Le Crocodile Trompeur' a été récompensée Molière du spectacle musical.

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8 oct. 2015
8/10
75 0
Il s’agit là d’une énième variation du mythe de Didon et Enée mais cette fois-ci sous un regard novateur, fantaisiste et d’un charme fou.

Si le début peut faire penser aisément à l’esprit des Monty Python, on arrive très vite à un théâtre-opéra de qualité, inspiré entre autres de la proposition baroque d’Henry Purcell qui prend sa source dans l’Enéide. Après un prologue sur l’harmonie des sphères, digression très drôle sur les rapports mais un peu trop longue et manquant de rythme par moments, sept musiciens entrent en scène et nous emportent totalement. C’est alors qu’intervient l’exploration d’un corps amoureux, en mime, jusqu’à trouver tous les organes touchés par la mélancolie de l’amour. Cette femme, c’est Didon, reine de Carthage, délaissée par le héros Enée. Dès que la partie opéra débute, le spectacle gagne en profondeur et se montre très intéressant, musicalement et vocalement parlant. La partie dans la caverne est une réelle mine d’or de bonnes idées, exploitées pleinement sur le plateau, jusqu’à la dernière scène chantée, magnifiquement belle, dont les voix sont emplies de tristesse et de désespoir. Il faudrait citer tous les interprètes pour ne pas se montrer injuste. C’est une réussite collégiale que l’on doit à Matthieu Bloch, Anne-Emmanuelle Davy, Vladislav Galard, Florent Hubert, Clément Janinet, Olivier Laisney, Léo-Antonin Lutinier, Thibault Perriard, Jan Peters, Jeanne Sicre, Marion Sicre et Lawrence Williams, mis en scène de façon pertinente par Samuel Achache et Jeanne Candel, dirigés musicalement par Florent Hubert mais dont les arrangements sont issus d’un travail collectif. L’ensemble tient la route et est agréable à regarder, à entendre, à ressentir. Une très belle ouverture de festival en somme dont on regrette un peu que le rideau tombe au bout d’une heure cinquante que nous n’avons pas vu passer.

Une version déjantée et jazzy, dépoussiérée par une troupe jeune et dynamique : avouons que cela fait plaisir d’assister à un tel renouveau du genre où chaque interprète nous monte l’étendue d’un indéniable talent et où l’alchimie parfaite qui se dégage du plateau se ressent jusqu’au fond de la salle, conquise.
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Musique
Talent des artistes
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor