La barque le soir

La barque le soir
  • Théâtre des Amandiers
  • 7, avenue Pablo-Picasso
  • 92000 Nanterre
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C’est grâce à Jon Fosse que Claude Régy a découvert l’écriture du norvégien Tarjei Vesaas, mort en 1970. 

Comme Brume de dieu, qu’il avait monté en 2010, La Barque le soir est un extrait de roman. Un homme dérive, « demi‑mourant », accroché à un tronc d’arbre, et perçoit autour de lui des ombres et la nature troublée par son état proche de l’inconscience.

Il serait dommage de ne voir en ce texte profond et poétique que la simple histoire d’une personne qui se noie. Tarjei Vesaas crée un état intermédiaire entre la vie et la mort et interroge la nature du réel. L’eau est déjà celle du Styx qui conduit aux enfers, des oiseaux de mauvais augure crient dans les arbres : toutes les sensations sont sollicitées. Jusqu’au bout le doute subsiste sur l’issue du sauvetage et si la mort advient, elle sera peut‑être douce.

Les préoccupations de Tarjei Vesaas rejoignent celles de Claude Régy pour qui la théâtralité réside dans l’écriture même. Comme toujours chez lui, la priorité est donnée au rythme et aux sonorités, le texte n’est pas uniquement un vecteur de sens. L’acteur Yann Boudaud, présent dans tous ses spectacles entre 1997 et 2001, porte seul la parole du poète, accompagné de deux figures muettes. Le spectateur pénètre dans un état instable, entre clair et obscur, qui ouvre grand l’imaginaire, au‑delà des limites du visible et du temps.

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La critique de Phane (rédac' AuBalcon) : Alors que nous entrons dans le Théâtre des Amandiers, les ouvreurs et ouvreuses nous annoncent que le spectacle commencera dès notre entrée en salle, et qu’il faut donc éteindre nos téléphones portables. Nous nous aventurons à l’intérieur, tout est silencieux : il n’y a personne sur les fauteuils mais seul un chemin tracé par les ouvreurs nous permet de nous rendre derrière la scène. Intrigués, nous nous retrouvons sur la scène même, avec le rideau fermé, et quelques bancs pour faire les sièges des spectateurs. 

Une fois tout le monde assis, le silence s’éternise et la lumière a du mal à s’éteindre. Le spectacle ne commence toujours pas. Puis soudain nous voyons une petite lueur, une tête d’homme, puis un corps d’homme sur une estrade avec un rideau ondulé derrière lui. Sa voix s’élève, tremblote, hésite, et sort des mots petit à petit, mais avec une telle lenteur que nous avons du mal à suivre.
On nous plonge dans une atmosphère feutrée, ouatée, et inquiétante, avec des lumières changeantes, une musique à une note qui ne change qu’en intensité, et un rideau qui ressemble à de l’eau derrière le protagoniste. On semble se noyer dans les fonds marins… Et pour cause : l’homme raconte l’histoire d’un individu qui se noie et qui essaye de se sauver, mais tout cela avec une diction extrêmement lente, ce qui nous a perdu parfois.

Un spectacle extrêmement étrange, déconcertant, et je trouve beaucoup trop lent. Je ne suis pas arrivée à comprendre la finalité du projet artistique de l’auteur, l’histoire est difficile à saisir et reste abstraite, et la lenteur de l’action m'a lassé au bout d’un moment.

Une représentation qui n’est, je crois, pas destiné à tous mais à quelques avertis. Le spectacle ne dure qu’une heure quinze, mais le temps paraît bien long, assis sur le banc des spectateurs.

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Texte
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Emotions
Intérêt intellectuel
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