Virginie Hocq ou Presque

Virginie Hocq ou Presque
De Virginie Hocq
Avec Virginie Hocq
  • Virginie Hocq
  • La Cigale
  • 120, Boulevard Rochechouart
  • 75018 Paris
  • Pigalle (l.2, l.12)
Itinéraire
Billets de 28,00 à 45,00
À l'affiche du :
27 janvier 2022 au 28 janvier 2022
Jours et horaires
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l m m j v s d
    • HORAIRE
    • 20:00
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Alors qu’elle doit débarrasser l’appartement de son père, Virginie nous fait entrer dans une ronde de cartons remplis de souvenirs et de surprises.

Avec l’énergie et la bonne humeur qui la caractérise, elle nous livre avec beaucoup de pudeur et de drôlerie ses interrogations et constats sur le cycle de la vie.

Car pour Virginie, la vie est une fête à partager ensemble, tout simplement.

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Toutes les critiques
23 oct. 2021
6/10
1
Chouette seule en scène d’une Virginie Hocq qui revient en forme parler de la vie en discutant de la mort de son père.
On sent l’envie et l’impatience de retrouver son public. Elle se délecte de l’interaction, la quasi discussion avec les spectateurs.
Son texte reprend ses gimmicks qu’on aime tant sur l’amour, la sexualité, les ados…
Mais à l’impatience des retrouvailles avec le public se mêle le trop plein. A trop vouloir en mettre on a une impression de survole, de rapidité pressée, de choses artificielles. Par exemple ce sketch du trisomique. Très joli. Très émouvant. Joli travail d’interprétation. Mais totalement inutile. On a l’impression qu’elle se fait plus plaisir à elle-même qu’apporter qq chose au spectacle.
La marionnette est presque gênante tellement elle prend de la place. Elle est même flippante, ne serait-ce que d’aspect. Mais aussi parfois dans ses propos. Elle met une drôle d’ambiance.
Elle n’apporte pas non plus grand chose.
L’idée de projection et discussion avec soi-même est intéressante mais aurait pu être exploitée autrement.
Plus finement. Elle est trop envahissante.

Nous étions deux et nous sommes sorties avec la même impression d’attachement a l’artiste, dune agréable soirée mais avec une pointe de déception
10 oct. 2020
9/10
20
Mais trêve de carabistouilles, sais-tu !
Ah ça ! Mais les services diplomatiques du roi Philippe auraient-ils décidé d'implanter une ambassade de Wallonie au Tristan Bernard ?

Pour ce nouveau spectacle de la nivelloise Virginie Hocq, c'est la voix du Bruxellois Stromae qui nous accueille dans les enceintes acoustiques du théâtre.
« Papa où t'es ? »

Le papa en question, celui de Melle Hocq, il a glissé, nous apprendra-t-elle. Il est parti en lui laissant le soin organiser une cérémonie funèbre comme peu de cérémonies funèbres sont organisées.

Et donc forcément, elle doit déménager l'appartement paternel.
D'où sa présence devant nous, cheveux relevés en chignon, au milieu d'un vrai foutoir de cartons et d'objets plus hétéroclites les uns que les autres.

Pour un spectacle qui déménage, c'est un spectacle qui va déménager !

Avec déjà cinq one-woman-shows à son actif, la comédienne-humoriste a décidé de nous proposer une heure et trente minutes des plus originales.
Un spectacle qui tiendrait à la fois du plus déjanté et du plus drôlissime seul en scène, mais aussi de la confession, et peut-être même d'un début de psychanalyse sauvage.

Virginie Hocq va évoquer les grandes étapes de sa vie, parce que ces étapes qui sont siennes sont également les nôtres.

Elle va nous parler du temps et de l'âge qui passe, (mais pas pour elle évidemment...), du vieillissement qui nous attend tous, (sauf elle, bien entendu...), du refus de la déchéance (elle, elle veut « continuer à se laver le kikounou toute seule ! »...), du départ inéluctable de chacun (excepté sa pomme...).

Le départ du papa est le prétexte à une forme de catharsis et d'exutoire.

Mise en scène par Johanna Boyé, l'humoriste va s'en donner à cœur joie.
Il faut dire que les deux demoiselles se connaissent bien.
Déjà ici même, au Tristan Bernard, je vous avais narré leur fructueuse collaboration, en compagnie de Zinedine Soualem, dans C'était quand la dernière fois.

Cette fois-ci, le plateau est divisé en trois parties, (à jardin l'espace « jeu et concours », à cour le coin « confession », et au milieu une tournette faisant apparaître différents espaces, au dessus de laquelle est suspendue une grosse ampoule très symbolique et qui a une fâcheuse tendance à prendre de la hauteur.

Grâce à la précision de la metteure en scène, à son sens du placement et du déplacement d'un corps sur un plateau, grâce également à la faculté qu'a Johanna Boyé à instiller une fluidité dans la mécanique dramaturgique, différentes séquences vont pouvoir se succéder, toutes aussi hilarantes les unes que les autres...

Nous allons faire la connaissance de personnages hallucinés, nous saurons les problèmes de l'adolescence, de la couche confiance de certaines pensionnaires en EHPAD.
Nous jouerons, également. Si.

Certains d'entre nous repartiront même avec de magnifiques cadeaux, tirés du déménagement, forcément, comme hier soir une lanterne rouillée, ou encore un ustensile pour se masser le crâne.

On connaît la formidable vis comica, l'énergie, l'abattage, l'immense force comique de l'humoriste. Elle, son truc, c'est de jouer avec le public.
Une nouvelle fois, elle ne va pas se priver de dialoguer avec les spectateurs.
Une nouvelle fois, elle va nous faire hurler de rire.

On sent de manière on ne peut plus palpable le plaisir, le bonheur et sans doute le besoin de communiquer avec le public, la nécessité de lancer la balle, d'établir des ponts, des passerelles, des liens, des aller-retours, souvent.

(Votre serviteur ne s'en est pas privé. Alors qu'elle demandait si nos connaissions son surnom, enfant, j'ai proposé « La bique »... La bique Hocq me paraissait un bien beau sobriquet maison...
Elle a ri et noté mon calembour. J'étais fier, vous pensez bien...)

Ses adresses à nous autres qui sommes pris à partie, ses ruptures, ses regards et autres double-takes, ses allusions à la sexualité la plus débridée, ses double-sens, ses sous-entendus grivois mais hilarants, son accent qu'elle force parfois, tout ceci est épatant de drôlerie, d'humour souventt corrosif, toujours spirituel.

Oui, pour rire, nous rions ! Et qu'est-ce que ça fait du bien !

Et puis au moment où l'on s'y attend le moins, une véritable émotion, vraie, juste, prend le dessus. Un moment très touchant, d'une grande sincérité.

Il faut noter que pour ce spectacle, la comédienne n'est pas seule sur scène.
A ses côtés nous n'allons pas tarder à découvrir...
Eh ! Oh ! Et puis quoi encore ! Hashtag #NousOnSait !

Ah oui, a...ors, ...'est u...e ...u...ain de ...elle ...oi...ée ...ui ...ous a...end au ...héâ...e i..an ...e...a...d !

Et les consonnes, me direz vous ?
Allez applaudir Virginie Hocq ! Vous saurez alors !


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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu d'acteur
Rire
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor