- Exposition
- Grande Halle de la Villette
- Paris 19ème
Expo Toutankhamon, Le trésor du pharaon

- Grande Halle de la Villette
- 211, avenue Jean Jaurès
- 75019 Paris
- Porte de pantin (l.5)
Le 4 novembre 1922, l’archéologue britannique Howard Carter fait une découverte extraordinaire dans la Vallée des Rois : le tombeau de Toutânkhamon, pharaon de la XVIIIe dynastie égyptienne, au 14e siècle avant JC.
L’exposition Toutânkhamon, le Trésor du Pharaon célèbre le centenaire de la découverte du tombeau royal en réunissant des chefs-d’œuvre d’exception.
Présentée par le Ministère des Antiquités égyptiennes à la Grande Halle de la Villette, cette exposition immersive dévoile plus de 150 pièces maîtresses, dont 50 voyagent pour la première fois hors d’Égypte.
Pour cette ultime tournée, l’exposition Toutânkhamon, le Trésor du Pharaon est accueillie dans les plus grandes capitales internationales avant de s’installer définitivement au Grand Musée égyptien, actuellement en construction au Caire sur le plateau de Gizeh. Pour son escale parisienne, la statue Le dieu Amon protégeant Toutânkhamon, issue des collections du Louvre, s’invite dans la scénographie.
C'est quand même une belle exposition qui mérite qu'on se déplace pour elle.
Les vitrines sont parfaites, peu à redire sur l'éclairage, il y a un effort pour expliquer la fonction de certains par le biais du numérique et le contexte de la découverte de la tombe est bien exploité puisqu'une salle y est dédiée ! Alors prenez votre temps, venez en semaine ou entre midi et deux car sauf voyage en Egypte ces objets seront hors de portée dès la fin de l'exposition !
Certains semblent neufs, les couleurs sont magnifiques ! Il faut se laisser porter par la beauté et la finesse de cette civilisation millénaire résumée en une découverte !
Et la magie de ces objets merveilleux, enveloppés de tout le sens que leur donnaient les égyptiens, a pleinement joué pour moi. Un décor sobre, un fond noir, des vitrines bien éclairées. Et je n'ai nullement été frustrée par le nombre d'objets, que certains ont trouvé insuffisant. Je suis sortie ravie. Et personne n'est obligé de rester dans la boutique : moi cela m'a plutot fait sourire tout ce kitch ! mais je ne me suis pas attardée. Par contre allez donc à la librairie, à l'extérieur, juste avant l'exposition : très sympa. J'ai acheté l'histoire de la découverte, écrite par Howard Carter.
Les objets présentés sont de grande qualité. Certains ne sont jamais sortis d'Egypte comme le lit de Toutankhamon, les boucliers d'apparat en bois doré ainsi que les cercueils canope contenant les viscères du roi. D'autres objets rares méritent le détour comme la chaise du jeune pharaon, ses gants, un étui à flêches à têtes de lion ou bien un très beau vase à onguent à calcite.
Mais ... on ne va pas se mentir. Je m'attendais à un temps de visite de 3h minimum compte tenu que cette exposition était annoncée d'envergure internationale et venant de Los Angeles. De plus le prix du billet (cher) nous faisait penser qu'on en aurait pour notre argent. Or, en 1h15, 1h30, tout était bouclé, tous les cartouches avaient été lus, toutes les photos souhaitées avaient été prises. Et nous voilà tout d'un coup, projetés dans la boutique façon Disney, pour nous aider à dégraisser notre porte-monnaie avec le chapeau cow-boy de Carver ou bien une babiole kitsch au possible sur Toutankhamon.
Ces dernières décennies, la muséographie a beaucoup progressé notamment sur la mise en scène des objets. Un peu de théâtralisation, d'immersion, grâce aux nouvelles technologies comme la réalité augmentée, auraient permis aux visiteurs de mieux s'imprégner de la dernière demeure du pharaon. tout en ne négligeant pas les données scientifiques et historiques.
Quoique là aussi, le bât blesse. Rien sur Akhenaton, le père de Toutankhamon qui a imposé sa religion monothéiste. Rien sur les prêtres qui après sa mort, ont repris le pouvoir et rétabli l'orthodoxie religieuse polythéiste en pouvant sans peine "influencer" ce jeune pharaon.
Bref, une exposition somme toute décevante.