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Coupable, Richard Anconina

Coupable, Richard Anconina
Mis en scène par Jérémie Lippmann
Avec Richard Anconina
  • Richard Anconina
  • Théâtre Marigny
  • Carré Marigny
  • 75008 Paris
  • Franklin D. Roosevelt (l.1, l.9)
Itinéraire
Billets de 15,00 à 45,00
À l'affiche du :
31 août 2021 au 22 mai 2022
Jours et horaires
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l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 16:00
    • 20:00
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Il est 11h. En plein pendant la nuit de garde, un flic mis au placard reçoit l’énigmatique appel d’une femme qui semble courir un grave danger.

La communication est coupée avant d'avoir pu lui venir en aide. Prêt à tout pour sauver cette voix dans la nuit, Pascal bascule dans une course effrénée contre la montre.

 

Une pièce mise en scène par Jérémie Lippmann (Rouge au Théâtre Montparnasse, Les Discours dans une Vie au Théâtre de l'Oeuvre...) et jouée par Richard Anconina, acteur que nous n'avions pas encore vu sur les planches parisiennes.

 

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La critique de la rédaction : 7.5/10. Un presque-seul en scène prenant sur un policier qui tente de gérer à distance une affaire criminelle.

Je ne suis pas allé au Théâtre Marigny par hasard... J’avais vu le film dont est issu cette pièce au moment de sa sortie et l'avais beaucoup apprécié.

Cette adaptation et transposition en France, à Lille, est réussie, avec un excellent jeu d’acteur de Richard Anconina.

Âmes sensibles, s'abstenir, plusieurs passages sont violents. On ressent beaucoup l'émotion car le décor très réaliste nous plonge directement dans l’ambiance de la plateforme d’appels et la mise en scène, qui cumule les effets, est très au goût du jour.

Un bon moment !

 

Note rapide
7,1/10
pour 8 notes et 6 critiques
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3 critiques
Note de 4 à 7
50%
3 critiques
Note de 8 à 10
50%
Toutes les critiques
4 déc. 2021
5/10
1
Nous avons bien apprécié surtout les décors bien réussis et le son qui rajoutait à la sensation d'ambiance pesante par moments.

Pour l'histoire on a du mal à croire, et à un certain point cela devenait ennuyeux.
L'actrice faisait poupée plastique avec voix de robot, on se demande ce qu'elle faisait là. Mais bon, ses interventions restaient rares.

Bref, on a du mal à partager l'enthousiasme d'autres spectateurs, mais tous les gouts sont dans la nature et c'est très bien comme ça :-)
30 nov. 2021
4/10
1
Franchement déçus! Nous avons trouvé le jeu d'acteur de Mr Anconina répétitif et faible et la pièce bien moins convaincante que le film danois. Nous sommes allés voir la pièce à 3 dont 2 qui avaient vu le film: même la 3ème personne, qui avait pourtant "l'effet de surprise" quant au scénario, a trouvé l'ensemble plat et peu convaincant.
11 oct. 2021
9/10
4
Cette pièce est très prenante et l’interprétation de Richard Anconina excellente.

A voir sans aucun doute.
9 oct. 2021
8,5/10
6
Anconina est excellent, juste, émouvant et on y croit a cette histoire dramatique.

La mise en scène est surprenante dans une salle confortable.

Un vrai bon moment au théâtre, allez y sans hésiter.
13 sept. 2021
8,5/10
9
Au départ, c’était un peu pour la blague. Richard Anconina, je l’ai découvert chez Ruquier il y a un an et demi alors qu’il venait présenter Un mauvais garçon, le téléfilm dans lequel il avait tourné avec Xavier Durringer. J’ai un peu flashé sur lui, il me semble qu’il parlait de sa peur de monter sur scène mais il semblait quand même laisser une ouverture, et je me suis dit que si un jour il jouait au théâtre j’irais le voir. Et ça n’a pas manqué.

Coupable est un huis clos qui se déroule dans un commissariat, de nuit. On y découvre Pascal, en charge de la permanence téléphonique ce soir-là. On comprend aussi qu’il est à la veille d’une comparution pour une bavure policière dont il est le protagoniste. La permanence téléphonique n’est pas son quotidien, il attend plus que tout de revenir sur le terrain après son jugement. Mais alors qu’il s’apprête à finir son service, il reçoit l’appel d’une femme qui vient de se faire kidnapper et qui demande son aide.

J’adore les spectacles qui se passent comme ça. J’adore quand le théâtre me démontre que j’avais tort. Parce que, soyons honnête, je n’attendais pas grand chose de Anconina pour sa première fois sur les planches ; je ne le connais même pas en tant qu’acteur de cinéma. Ce sont deux métiers différents et, dans mes grandes théories de spectatrice, il ne pouvait pas me convaincre. Et puis il commençait avec un sacré malus : placée tout à jardin, je ne pouvais le voir pendant presque toute la première partie du spectacle car il était caché par d’énormes écrans d’ordinateur placés sur son bureau. Avouez que c’est quand même rageant de payer 50€ sa place pour voir un comédien qui finalement se cache derrière son moniteur.

Bref, il n’est pas difficile de m’imaginer, pestant contre le metteur en scène et le théâtre privé qui se fichent du monde, préparant quelques tournures de phrase aiguisées pour exprimer mon mécontentement. Mais écoutant d’une oreille ce qui se passe sur scène, quand même. Et v’là-t’y pas que je me mets à m’intéresser franchement à ce qui s’y déroule, sur scène – tout en n’en voyant pas la moitié, bien sûr. Je mords à l’hameçon. J’écoute avidement les conversations entre Pascal et Sara, la femme kidnappée. Je soupçonne. Je doute. J’accuse. J’interroge. Merde.

J’aime le théâtre quand il trompe mon cerveau. J’ai beau penser qu’on ne m’y prendrait pas, mon corps me dit le contraire. Tant pis, je lâche prise. Et je peux (presque) librement admirer ce qui se passe sur scène (n’oublions pas que je ne vois toujours pas le visage de notre vedette). Avant d’aller plus loin, il me semble essentiel de préciser que je n’ai pas vu le film dont est tirée l’adaptation, je n’ai donc aucune connaissance du scénario, ni aucun moyen de comparer les jeux d’acteurs. Je fais avec ce que je découvre en scène.

Et ce que je vois, c’est un comédien infiniment fragile, qui utilise sa fragilité pour son jeu d’acteur. On ne pouvait sans doute choisir de meilleur projet pour les premiers pas de Richard Anconina sur les planches. Le rôle lui correspond parfaitement. Il n’a pas confiance en lui, ça se voit, ça se sent, et le texte qui défile sur les écrans – qui par ailleurs limitent ma visibilité, au cas où vous n’auriez toujours pas compris – viennent confirmer mon intuition. Tout comme sa gêne lors des applaudissements du public à la fin du spectacle : il ne sait pas où se mettre, il ne sait pas recevoir l’amour du public, il rêverait d’être partout ailleurs qu’ici.

Cette fragilité, c’est sa force. Elle confère à son jeu d’acteur une authenticité et une sincérité sans faille. Son angoisse est réelle et communicative. Son manque d’assurance a quelque chose d’émouvant. Il en fait moins que ce qu’on pourrait attendre d’un pareil personnage – cette légère réserve est-elle due à son habitude de la caméra ? – ce qui le rend étonnamment proche de nous, comme accessible. Et l’objet théâtral le porte, cela se sent. Le dispositif a quelque chose de très cinématographique qui fonctionne bien. La mise en scène de Lippman accompagne l’histoire et permet à la tension de monter tranquillement sans fausse note. La régie, qui doit jouer un grand rôle dans ce spectacle en contrôlant la bande-son qui devient l’interlocuteur principal de notre personnage, est impeccable. C’est soigné. C’est réussi. Et puis, sur la deuxième partie du spectacle, j’ai même réussi à apercevoir Richard Anconina !
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor