- Lucernaire
- Paris 6ème
Gauguin Van Gogh
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CREATION FESTIVAL AVIGNON 2025
Vous savez que Van Gogh s’est coupé l’oreille, mais savez-vous pourquoi ?
Le 23 décembre 1888 s'achève, en Provence, la colocation la plus fébrile de l'histoire de l'art. Celle qui, pendant huit semaines, a vu Gauguin partager la maison de Van Gogh.
De sourires en désaccords, en plein air puis en atelier, de tableaux en tableaux, une relation se tisse, cherchant son juste pouls. Deux hommes intenses, voués à la peinture, se rencontrent. Deux caractères volcaniques se surprennent, s’enrichissent, se déstabilisent.
A dessein ? Malgré eux ? Sans doute chacun d'eux ne fait-il que ce qu'il peut... Ou pas.
Ecrite sous l'oeil expert de David Haziot, biographe de Van Gogh chez Gallimard et de Gauguin chez Fayard, la pièce de Cliff Paillé nous invite à glisser sans bruit dans la vérité, condensée mais fidèle, de ce huis clos funambule.
Une relation brûlante, toujours à fleur de peau, entre deux précurseurs qui, sans le savoir, libèrent à cette époque, chacun avec son style, l'art du XXème siècle. Mais à quel prix ?
L'AVIS DE LA REDACTION : 8/10
En art, la liberté doit être totale !
En octobre 1888 Paul Gauguin rejoint Vincent Van Gogh à Arles dans sa "Maison Jaune"
afin de créer ensemble une communauté d'artistes avant gardistes.
Pendant deux mois, les deux amis partagent le gîte et le couvert ....
Jusqu'à ce fameux 23 décembre où une querelle plus violente met à jour leurs différences :
Gauguin soutient que l'art doit être porté par l'imagination,
tandis que Van Gogh prône une inspiration puisée dans la nature.
Le ton monte, Vincent menace Paul avec un couteau, celui-ci quitte les lieux.
Resté seul, dans un accès de folie, Van Gogh se coupe l'oreille avec un rasoir....
Le texte de Cliff Paillé, à qui l'on doit aussi "Un soir chez Renoir", est vivant et passionnant.
Ecrit avec David Haziot, biographe des deux artistes, il raconte ce célèbre épisode
de la cohabitation des deux hommes, met en lumière leurs caractères opposés
et leurs différences picturales.
Confidences de l'un sur son enfance malheureuse, certitudes de l'autre sur l'emploi de la couleur,
l'immense fragilité de Vincent contre l'assurance de Paul .....
Ce sont bien plus de cinq ans qui les séparent.
Les deux comédiens sont d'une grande justesse.
William Mesguich possède ce jeu fiévreux qui raconte la vulnérabilité du peintre hollandais,
Alexandre Cattez, plus en nuances, exprime toute la richesse de Gauguin,
Aristote disait qu'il n'y a point de génie sans un grain de folie.
Une magnifique plongée dans l'histoire de l'art !
En octobre 1888 Paul Gauguin rejoint Vincent Van Gogh à Arles dans sa "Maison Jaune" afin de créer ensemble une communauté d'artistes avant gardistes.
Pendant deux mois, les deux amis partagent le gîte et le couvert jusqu'à ce fameux 23 décembre où une querelle plus violente que les autres met à jour leurs différences : Gauguin soutient que l'art doit être porté par l'imagination, tandis que Van Gogh prône une inspiration puisée dans la nature.
Le ton monte, Vincent menace Paul avec un couteau, celui-ci quitte les lieux.
Resté seul, dans un accès de folie, Van Gogh se coupe l'oreille avec un rasoir....
Le texte de Cliff Paillé, à qui l'on doit aussi "Un soir chez Renoir", est vivant et passionnant.
Ecrit avec David Haziot, biographe des deux artistes, il raconte ce célèbre épisode de la cohabitation des deux hommes, met en lumière leurs caractères opposés et leurs différences picturales.
Confidences de l'un sur son enfance malheureuse, certitudes de l'autre sur l'emploi de la couleur, l'immense fragilité de Vincent contre l'assurance de Paul .....Ce sont bien plus de cinq ans qui les séparent.
Les deux comédiens sont d'une grande justesse.
William Mesguich possède ce jeu fiévreux qui raconte la vulnérabilité du peintre hollandais, être abimé par la vie, et son immaturité affective. Et nous montre les affres de la création.Cet homme qui, en tout juste 10 ans a peint plus de 2000 toiles dans la souffrance.
Alexandre Cattez, plus en nuances, exprime toute la richesse de Gauguin, grand voyageur, qui avant de devenir l'immense peintre que l'on connaît a été marin puis agent de change.
Aristote disait qu'il n'y a point de génie sans un grain de folie.
Une magnifique plongée dans l'histoire de l'art !
Sylvie Tuffier