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Ilona Artitude
Ilona Artitude
Critique débutante
20 ans
2 espions
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Son blog : https://ilonartitude.fr
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1 critique
Le Cercle de Whitechapel

Le Cercle de Whitechapel

7/10
27
Vue le 20/02

Je vais aborder cette pièce thème par thème, en évoquant d'une part les aspects positifs, d'autre part les aspects négatifs.

1. L'intrigue
Le principe de la pièce m'a tout de suite plu ; c'est son gros point fort, je trouve. Rassembler un contexte réel, avec des personnages réels, en confectionnant une histoire fictive, c'est une très bonne idée de départ, pleine de potentiel. C'est typiquement le genre de pièce qui va me distraire, et en même temps dont je vais ressortir en ayant envie d'approfondir le sujet : je vais me renseigner sur la vie des personnages, faire du fact-checking sur ce qui a été dit dans la pièce, regarder des vidéos sur le sujet. Mais il y a du coup un risque d'avoir des approximations historiques, des inexactitudes. Par exemple, il faut bien garder à l’esprit que Bram Stoker, George Bernard Shaw et Arthur Conan Doyle ont existé, mais pas Greville ni Lawson, qui sont pourtant présentés sur le même plan.
Un des soucis majeurs de la pièce est le déroulement. L'intrigue est assez confuse, on se demande où le texte veut en venir. Comme la pièce se déroule sur plusieurs mois, les personnages sont confrontés à des rebondissements extérieurs qui influent sur l'action, pourtant on ne ressent pas trop qu'il y a des renversement de situation décisifs, car ils ne sont pas vraiment mis en relief. Il y a pas mal de détours inutiles, les personnages tâtonnent et piétinent, adoptent des pistes pour finalement les abandonner. De fait, cela nécessite de prêter une attention particulière à ce qui est futile et ce qui est important ; mais du coup, si on est pas vraiment dans la pièce, on peut facilement décrocher...

Pour ce qui est du dénouement, j'ai personnellement senti venir la résolution de l'énigme d'assez loin. Mais c'est toujours une grande satisfaction de deviner la fin avant qu'elle ne survienne ; et pour ceux qui ne la prévoient pas, cela reste une bonne chute.

2. Les comédiens/personnages
Etant une fan absolue de la série Sherlock, adaptée des aventures de Conan Doyle, c'est avec plaisir que j'ai retrouvé des références à l'oeuvre originale et aux pouvoirs de déduction légendaires du détective.
Pour ce qui est des personnages, j'ai bien aimé la simplicité de la direction d'acteurs. Shaw est cynique, Doyle sympathique, Lawson moderne et libre. Chacune de leurs actions est tournée vers leur caractère, tous leurs agissements sont en fonction de leur trait principal. Elégant et efficace. Le seul bémol est le personnage de Bram Stoker : je trouve dommage que, dans une pièce à tendance humoristique, il y ait toujours un idiot de service ; cela rend le jeu artificiel et caricatural.
Un des éléments qui m'a gênée est le traitement de l'image de la femme, qui passe en partie par un jeu de séduction : elle joue de ses charmes pour obtenir ce qu'elle veut ; c'est embêtant, surtout dans la mesure où on sent que le sujet essaye d'être traité. Mary a effectivement un franc parler mordant et jouissif, qui sait s'opposer à la figure masculine. Mais pour ma part, j'avais l'impression qu'elle savait se servir de sa féminité dans son intérêt, aussi bien, voire plus, ce qui m'a mise mal à l'aise.

3. L'humour

Le problème avec les comédies actuelles, c'est qu'elles ont tendance à toutes avoir un humour lourd, facile, dont les vannes sont préfabriquées, les gags faits et refaits, la formule de confection est préconçue. Dans cette pièce, à part quelques grossièretés assez rares mais évidentes (on aurait été déçus s'ils ne les avaient pas énoncés), on reste quand même sur un humour intelligent, plutôt fin, qui nécessite parfois même quelques connaissances. Le côté historique de la pièce renforce cette impression, car avec notre point de vue de spectateur moderne, un décalage propice à l'humour se crée. Certaines évidences, qui pouvaient sembler inconcevables au XIXe siècle (une femme médecin ?!), sont donc un bon sujet de remarques hilarantes de la part des personnages qui trouvent le progrès ahurissant, invraisemblable. Quand on regarde ça aujourd’hui, avec tout le recul qu’on a sur le passé par rapport aux réalités actuelles, le rire est de mise.
On m'a par contre survendu un humour « agréablement british » mais je n’ai malheureusement pas ressenti le côté décalé, absurde, pourtant cher aux anglais. Au contraire, j’ai trouvé qu’au final la mise en scène restait assez classique, sans sortir trop des normes et des chemins tracés. Je pense que les acteurs auraient eu le talent et les moyens suffisants pour en faire plus, sans en faire trop.


4. Décors et accessoires
Issue du théâtre contemporain, j’ai l’habitude que les accessoires, costumes, décors, soient utiles ; si l'on met un objet sur scène, c'est pour s'en servir, l'utiliser, le mettre au service du jeu. Sur la scène, le décor était assez encombré, rappelant typiquement un repaire d'artistes et d'écrivains. De fait, de nombreux objets curieux, étranges, farfelus, auraient pu être plus mis en avant, par exemple comme éléments de déduction de l'enquête. Mais finalement, ce n'était pas si gênant : l'utilité première du décor a surtout été de créer l’ambiance, l’atmosphère confinée d’une époque trouble, et de ce côté-là il était plutôt réussi. J'ai été une fois de plus ravie par la réminiscence en filigrane de l'épisode de Sherlock, l'Effroyable Mariée.

Bilan :
La pièce m'a bien plu dans l'ensemble. J’avais de grosses espérances par rapport au principe de la pièce que je trouvais fantastique, et qui finalement aurait pu être mieux exploité. La toile de fond, qui avait énormément de potentiel, aurait pu être tissée de manière plus nette. Je pense que ça aurait par exemple pu passer par la réduction de dialogues qui ne servent pas à grand-chose. J'ai été séduite par l'atmosphère très XIXe siècle agréable, très bien rendue. Elle évoque avec précision certains enjeux du siècle et rappelle finalement assez Le Portrait de Dorian Gray, dont même l'affiche est similaire.
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