Ses critiques
1 critique
8,5/10
Comme souvent chez Tennessee Williams, c’est l’histoire d’une famille. Qui se délite.
Le départ du père - figure éternellement absente - a provoqué une misère sociale. Amanda, la mère, magnifiquement interprétée par Christiana Réali, rêve alors de marier sa fille et ainsi de se débarrasser de cette pauvreté qui assombrit leur avenir. Elle souhaite de façon quelque peu tyrannique le bien de ses enfants. En deux mots, il se résume par la réussite professionnelle et le mariage.
Tel un vrai huis clos, le spectateur assiste impuissant à l’espoir puis au chaos.
Laura finira « vieille fille », infirme mais exaltée grâce à sa « ménagerie de verre ».
Titre éponyme de la pièce, c’est aussi sur cet artifice qu’est fondée la mise en scène de Charlotte Rondelez. Cette ménagerie demeure le fil conducteur de la pièce, la licorne se casse tout comme les rêves et les fantasmes de la famille.
Une mise en scène très réussie, poétique entre mélancolie et espoir.
La famille se décompose en transparence parfois, dans des jeux d’ombres et de lumière. Et, nous sommes témoins de cette clarté.
Le panneau placé au fond de la scène joue sur les apparences. Les personnages entrent et sortent grâce à lui. Ils s’y dérobent aussi. Symbole, notamment, de tout ce qu’on ne peut pas dire dans une famille. Ce silence et ses non-dits sont déchirés par la voix de Charles Templon à la fin de la pièce. Bien décidé à vivre une vie qu’on ne lui a pas dictée quitte à abandonner les femmes de sa vie. Elles restent seules sans véritable moyen de subsistance à part l’artifice du rêve et de l’illusion crée par le jeu de verre.
La ménagerie avec laquelle Laura s’occupe représente la fragile condition humaine.
Prête à se casser en un rien de temps, figée dans le temps, capable de multiples métamorphoses au fur et à mesure du déploiement de l’imaginaire...Ainsi, la licorne devient cheval et les animaux parlent et vivent au contact des mains de Laura, personnage perdu qui n’est pas sans rappeler la véritable sœur du dramaturge.
C’est une pièce sur la possibilité de la vie et sa rapide disparition. L’amour surgit puis disparaît aussitôt, le bonheur se découvre dans une danse ou lors d’un morceau de musique, dans un dîner mondain et dans la nostalgie du passé.
Le départ du père - figure éternellement absente - a provoqué une misère sociale. Amanda, la mère, magnifiquement interprétée par Christiana Réali, rêve alors de marier sa fille et ainsi de se débarrasser de cette pauvreté qui assombrit leur avenir. Elle souhaite de façon quelque peu tyrannique le bien de ses enfants. En deux mots, il se résume par la réussite professionnelle et le mariage.
Tel un vrai huis clos, le spectateur assiste impuissant à l’espoir puis au chaos.
Laura finira « vieille fille », infirme mais exaltée grâce à sa « ménagerie de verre ».
Titre éponyme de la pièce, c’est aussi sur cet artifice qu’est fondée la mise en scène de Charlotte Rondelez. Cette ménagerie demeure le fil conducteur de la pièce, la licorne se casse tout comme les rêves et les fantasmes de la famille.
Une mise en scène très réussie, poétique entre mélancolie et espoir.
La famille se décompose en transparence parfois, dans des jeux d’ombres et de lumière. Et, nous sommes témoins de cette clarté.
Le panneau placé au fond de la scène joue sur les apparences. Les personnages entrent et sortent grâce à lui. Ils s’y dérobent aussi. Symbole, notamment, de tout ce qu’on ne peut pas dire dans une famille. Ce silence et ses non-dits sont déchirés par la voix de Charles Templon à la fin de la pièce. Bien décidé à vivre une vie qu’on ne lui a pas dictée quitte à abandonner les femmes de sa vie. Elles restent seules sans véritable moyen de subsistance à part l’artifice du rêve et de l’illusion crée par le jeu de verre.
La ménagerie avec laquelle Laura s’occupe représente la fragile condition humaine.
Prête à se casser en un rien de temps, figée dans le temps, capable de multiples métamorphoses au fur et à mesure du déploiement de l’imaginaire...Ainsi, la licorne devient cheval et les animaux parlent et vivent au contact des mains de Laura, personnage perdu qui n’est pas sans rappeler la véritable sœur du dramaturge.
C’est une pièce sur la possibilité de la vie et sa rapide disparition. L’amour surgit puis disparaît aussitôt, le bonheur se découvre dans une danse ou lors d’un morceau de musique, dans un dîner mondain et dans la nostalgie du passé.