Platonov

Platonov
De Anton Tchekhov
Avec Emmanuelle Devos
  • Emmanuelle Devos
  • Christophe Paou
  • Nadir Legrand
  • Émilie Lafarge
  • Katja Hunsinger
  • Antoine Kahan
  • Françoise Gazio
  • Rodolphe Dana
  • David Clavel
  • Julien Chavrial
  • Yves Arnault
  • Marie-Hélène Roig
  • En tournée dans toute la France
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"Nous nous aimons, Platonov ! Que te faut-il de plus ? ..."

Le collectif d’acteurs Les Possédés a fait en 2002 son geste inaugural d’un Oncle Vania mémorable. En travaillant ensuite sur Lagarce, Mauvignier, Céline, ils ont continué à explorer par le jeu ce que nos vies font et défont en chacun de nous, la richesse et la fragilité de ce qui nous lie les uns aux autres. Douze ans après, l’exceptionnel foisonnement humain de Platonov a séduit la troupe, à laquelle se joindra pour cette fois Emmanuelle Devos. Leur Tchekhov est cousin de Dostoïevski, entre fureur de vivre et mort de Dieu. Il n’est pas fait de nostalgie, mais de colère contre la résignation, d’espoir insensé dans l’amour pour se consoler de soi. Pas d’échappatoire pourtant pour Platonov dans un monde aussi orphelin de certitudes que le nôtre... Mais rien de triste non plus dans cette noirceur fiévreuse.

Car ce dont le spectacle veut avant tout se nourrir, c’est de la générosité, du chaos, de la maladresse joyeuse propres aux premières oeuvres – le bouillonnement d’une pièce écrite par un auteur de vingt ans. Contre l’ennui, Tchekhov y dresse le désir, tous les désirs, d’aimer, de détruire, d’être riche, et peu importe que ces élans soient grandioses ou ridicules : s’il y a ici échec de la vie, il flamboie !

 

 Pour la pièce Platonov, Emmanuelle Devos a été récompensée du Molière de l'actrice 2015.

 

Note rapide
2/10
pour 2 notes et 2 critiques
2 critiques
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4 janv. 2016
2/10
56
Je suis entré dans la salle curieux de découvrir un texte d'un auteur classique et de voir une molierisée sur scène en la personne d'Emmanuelle Devos, mais un peu effrayé par les 3h40 de spectacle annoncées. Et le premier acte, qui doit bien durer une heure, a failli m'achever.

Il faut dire qu'il y a une bonne quinzaine de personnages, aux noms russes pas forcément faciles à retenir pour nous autres occidentaux. Et au lieu de miser sur une mise en scène limpide, permettant de bien introduire les nombreux protagonistes et de planter clairement la situation, le Collectif Les Possédés a choisi de les avoir tous en (quasi-)permanence sur scène dans un bourdonnement incessant. Bref, c'est peut-être moi qui suit trop idiot, mais j'étais complètement largué au milieu de cette intrigue. Je ne devais pas être le seul puisque quelques spectateurs ont quitté la salle.

Je précise que je ne connaissais rien de la pièce, mais j'estime que ça n'est pas un pré-requis nécessaire que de connaître le texte pour aller voir un classique ! C'est dommage d'autant foirer ce premier acte étant donné que les suivants sont bien plus clairs, ce qui m'a fait rester jusqu'au bout. Je n'ai malgré tout pas été emballé par cette mise en scène bordélique avec des tonnes d'accessoires sur le plateau résultant en un décor ignoble, ni par le parti-pris absurde choisi pour certains personnages.

Une pièce très longue et très décevante pour ma part.
21 janv. 2015
2/10
71
La troupe a oublié qu'il ne servait à rien de jouer deux fois le comique, autrement on assiste à un mauvais boulevard. Les personnages ont été peu fouillés, présentent peu de cohérence (sauf pour Nicolas Triletzki et Kyril Glagolaïev, qui jouent simplement leur rôle).

La distribution est catastrophique en ce qui concerne Platonov et Sofia. Le comédien ne correspond physiquement pas au premier rôle. Il n'a rien de charismatique. Il joue sans profondeur (il a réussi à massacrer cette phrase géniale : "vous êtes comme l'été au mois de juin, vous avez la vie devant vous") une sorte de Rectotonov. La comédienne étrangère qui interprète Sofia semble sortie sortie d'un film de science-fiction tant sa diction et ses mouvements sont robotiques. Grekova ne fait que secouer ses pattes d'araignée comme un bègue essaie de dominer son handicap... Le décor est affreux (mais c'est une question de goût).

L'espace est mal utilisé (sauf pour la scène des feux d'artifice); la lumière ne l'est pas du tout. Le 1er acte est superflu et on se demande pourquoi on revient après l'entracte tant la fin est ratée. Certaines coupes dans le texte sont ahurissantes. L'accompagnement musical est parfois mal choisi. Enfin, les comédiens assis au bord du plateau comme des corps morts sur la vase et les changements de décor à vue achèvent de nous sortir de l'illusion théâtrale.

Seule la scène de séduction d'Anna (Emmanuelle Devos) fonctionne bien.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Rire
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor