L'Ecume des Jours

L'Ecume des Jours
De Boris Vian, Paul Edmond
Mis en scène par Sandrine Molaro, Gilles-Vincent Kapps
Avec Roxane Bret
  • Roxane Bret
  • Maxime Bouteraon
  • Antoine Paulin
  • En tournée dans toute la France
Itinéraire
Billets de 22,00 à 37,00
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L’écume des jours, universelle histoire d’amour, pied de nez magistral à tous les immobilismes de la pensée, hommage drôle et poignant à nos rêves d’enfant, à l’imaginaire, à la poésie de l’existence.

Une oeuvre à la modernité insolente où musique et littérature se rencontrent au coeur de Paris !

 

570

La critique de la rédaction : 5/10. Je n'ai hélas pas été transporté par ce récit.

L'amour, l'amitié, la maladie, la mort... Nombreux sont les thèmes évoqués dans ce texte tantôt absurde tantôt poétique de Boris Vian.
Même si j'ai trouvé certains passages assez jolis, j'ai très souvent décroché et me suis désintéressé des différentes situations. Les intermèdes musicaux ne m'ont pas vraiment plus non plus.

Les comédiens sont plutôt bons et jouent avec beaucoup de fraîcheur. 

La mise en scène est sympa, malgré tout, le fait que les acteurs soient tous les trois tout le temps sur scène face au public crée à la longue un manque de dynamisme et une lassitude.

L'écume des Jours ne restera pas très longtemps dans ma mémoire.

Note rapide
7,6/10
pour 9 notes et 7 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
0%
2 critiques
Note de 4 à 7
33%
5 critiques
Note de 8 à 10
67%
Toutes les critiques
31 janv. 2018
8/10
11
L'équipe formée par Sandrine Molaro et Gilles-Vincent Kapps m'avait déjà convaincue la saison dernière avec leur mise en scène moderne et dynamique de Madame Bovary. Le duo récidive avec l'adaptation théâtrale et musicale du classique de Vian.
Une scénographie sans artifice, fluide et sans temps mort.
Sur scène, un trio de comédiens campent les différents personnages, mais assurent également l'ambiance sonore : chanteurs/musiciens, ils nous plongent dans un tourbillon musical résolument rock.

Excellents acteurs, ils servent le texte, drôle et poétique, avec un rare brio : Antoine Paulin, décalé et loufoque. Maxime Bouteraon, séduisant et bouleversant. Roxane Bret, pétillante et sensuelle.
Qu'ils fassent évoluer l'histoire, ou la musique, on reste pendus à leurs lèvres, à leur univers, avec des délicieux frissons.

Il émane de leur alchimie une sensation peu ordinaire, un coup de foudre contagieux qui dépasse le cadre de la salle de spectacle et qu'on emporte avec soi en sortant.
30 mai 2017
7/10
36
Préparation du bac français oblige (et ma chère maman qui veille), je suis allée voir l'écume des jours et autant dire que je n'en avais pas envie car je n'ai pas aimé le roman de Boris Vian que l'on célèbre comme un chef d'œuvre. De plus, je venais de voir le film de Michel Gondry qui ne m'a pas émerveillée non plus, donc non je n'avais aucune envie de voir la pièce.

Mais là il s'est passé quelque chose avec les trois comédiens qui certes, restituent assez fidèlement l'histoire, ils sont frais et adoucissent les passages tristes et on apprécie les passages absurdes. Bref j'ai presque apprécié l'écume des jours sous cette forme et c'est un exploit !

Léa (qui a la flemme de se créer un compte)
17 mai 2017
9/10
26
Guitare électrique, Pianocktail, Piscine Molitor, Biglemoi et patins à glace...
La liberté ébouriffante prise par ce trio de jeunes comédiens, fait férocement écho à celle de l'artiste culte Boris Vian. Le spectacle est plus que rodé. Dans une écoute impressionnante, chaque comédien place sa réplique au sein d'un jeu soigné.

On aime à se replonger dans ce texte vagabond, efficace. "L'écume des jours" est une pièce de théâtre audacieuse et rafraichissante, qui masse notre palpitant sur un rythme rock & jazz. Le juste tempo de l'Amour. >> Prescription du Docteur LaCritiquerie pour votre petit cœur '(d'Artichaut) !
12 avr. 2017
8/10
14
« L’histoire est entièrement vraie, puisque je l’ai imaginée d’un bout à l’autre »

Le plus célèbre roman de Boris Vian au théâtre ? L’idée est étonnante et audacieuse. Dans le livre, l’importante place laissée à l’imagination permet de déambuler au milieu de nuages et de pianocktails, en compagnie de Colin, Chloé, Chick, Nicolas et Alize ; la perspective d’une version scénique peut sembler, a priori, peu envisageable.

Et pourtant ! Quelle adaptation que celle de Sandrine Molaro et Gilles-Vincent Kapps ! On voyage avec entrain et musique au cœur même de la poésie de l’ouvrage, au centre de cet univers futuriste, au sein de cette romance tragique et heureuse, drôle et dramatique. Les omniprésents et entêtants passages musicaux dynamisent et rythment le récit, encore énergisé par le jeu et la complicité des trois comédiens. Maxime Boutéraon est émouvant dans le rôle de l’amant impuissant et désespéré, Antoine Paulin successivement burlesque en Nicolas impassible et fidèle, touchant en Alize amoureuse et attendrissant en Chick passionné de Jean-Sol Partre. Mention spéciale à Roxane Bret, qui présente une hallucinante palette d’émotions : timidité, amour, ivresse, joie… c’est jusqu’au bout que la jeune fille sera forte et gaie.
« Je voudrais être amoureux, tu voudrais être amoureux, il voudrait être amoureux… »

Nous suivons donc l’émouvant parcours de quatre personnages hauts en couleur : Colin, Chloé, Chick et Alize. Entre ces protagonistes vont se nouer des liens partant de la plus franche amitié et allant jusqu’à l’amour éperdu et sincère. Comique, dramatique, attristante, amusante, mais surtout ode à la poésie, à l’imaginaire et aux sentiments humains, la surprenante épopée de ces jeunes d’aujourd’hui et de demain constitue sans doute l’un des plus célèbres romans du XXe siècle.
« Je t’aime aussi bien en gros qu’en détail »

Point fort de cette mise en scène : le parti pris de laisser une importante place à la narration et libre cours à l’imagination du public. Aucune des surprenantes inventions de Vian n’est montrée, permettant à notre imaginaire de se développer très facilement, de nous sentir à l’aise au cœur de l’intrigue, de l’amitié et de l’amour caractérisant le texte.

Alors, oui, il faut se ruer au Théâtre de la Huchette, à la rencontre de la poésie, de la mise en scène tellement juste et des comédiens si prometteurs qui vous guideront vers un monde où l’on meurt d’un nénuphar dans la poitrine, où l’on assiste aux discours du célèbre Jean-Sol Partre, où l’on prépare ses boissons avec un pianocktail et où l’on fait son shopping à bord d’un nuage rose. Un monde rempli de musique : un monde où l’imaginaire, l’amour et l’amitié sont définitivement au pouvoir.
Cela devient une habitude ou bien ? Le théâtre de la Huchette nous offre à nouveau un petit bijou de spectacle musical comme il sait les serrer dans son écrin de velours et de plaisirs.

Un superbe spectacle pour un superbe roman !

Le livre éponyme de Boris Vian parait en 1947. Reconnu aussitôt par Queneau, Sartre et autres libérateurs de la pensée, il ne deviendra que plus tard, victime de son insolente modernité et de sa nique à la bienpensance, une des effigies du mouvement de renouveau littéraire, contribuant à ouvrir la voie au « nouveau roman ».

C’est une belle histoire d’amour. Un amour extraordinaire comme un soleil de neige glacée, comme une brise de chocolat chaud et brulant, comme une corbeille de fleurs rieuses et mortelles. Nous sommes au pays des merveilles belles et bancales, celui des contes mais dont la féérie crue, l’incongruité des situations et des propos transcendent le genre et nous transportent dans une échappée folle vers l’imaginaire.

Le fantastique coloré d’absurde, mélangé au canular et bercé par la musique de jazz, nous fait voyager dans un récit aux allures de rêves ou de cauchemars, selon le coté du nénuphar que nous voyons en premier. Nous sommes plongés dans un précipité de surréalisme. Les murs bougent ou s’arrondissent, les souris pleurent de tristesse et les pianos font des cocktails.

Joliment adapté par Paul Émond, cette histoire d’amour nous est jouée et chantée joyeusement, avec l’humour ironique et caustique de l’écriture acide et surnaturelle de Boris Vian. Le style de l‘écrivain, tendre et sauvage, irréel et iconoclaste, aux limites du roman noir, est particulièrement bien rendu par le texte théâtral.

La mise en scène de Sandrine Molaro et de Gilles-Vincent Kapps se révèle d’une adresse et d’une finesse délicate. Sobre, précise et d'une poésie marquée, elle laisse une agréable place à la musique comme un hommage évident à l’auteur.

Les trois comédiens Roxane Bret (joli brin de voix), Maxime Boutéraon et Antoine Paulin, nous réjouissent de leurs lumineuses présences et du dynamisme enthousiaste qui les animent. Ils servent les personnages avec une légèreté amusée et une intensité prégnante. Les sensations passent la rampe, nous sommes conquis.

Une découverte réussie de « l’écume des jours » au théâtre. Un spectacle musical drôle et charmant. Un incontournable moment bonheur.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Rire
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor