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Krooner on the Rocks

Krooner on the Rocks
  • Théâtre du Gymnase
  • 38, boulevard de Bonne-Nouvelle
  • 75010 Paris
  • Bonne Nouvelle (l.9)
Itinéraire
Billets de 13,00 à 25,00
Evénement plus programmé pour le moment
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Elle, lui, deux célibataires, opposés en tout, voisins de palier, chacun chez soi.

Inscrits sur un site de rencontre, ils décrochent un rendez-vous... 


Une terrible surprise les attend... Leur rendez-vous s'avère être l'un avec l'autre... Enchantant ?

 

Note rapide
6,8/10
pour 5 notes et 5 critiques
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Note de 1 à 3
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2 critiques
Note de 4 à 7
40%
3 critiques
Note de 8 à 10
60%
Toutes les critiques
8 janv. 2018
8/10
3 0
Cela fait trois ans que Krooner on the rocks fait salle comble au Petit Gymnase. Et le succès est mérité. Le public est dans l'ambiance dès son installation dans la salle. On peut reconnaitre la voix chaude de Lucy Harrison Besame mucho accompagnée au piano par Raphaël Bancou, caché derrière un pan de mur.

On comprend que le spectacle qu'elle a conçu et mis en scène sera très musical. C'est à une sorte de guerre que vont se livrer une femme, Lucy et un homme (Fabrice Banderra) sur tous les plans. Car tout les oppose, le look, leurs choix musicaux et leurs idoles. Elle, tendance bikeuse, est fan d'ACDC, lui, admiratif d'Ava Gardner, ne jure que par Sinatra.

Ils sont voisins de palier et ne se supportent pas, estimant que la musique que chacun écoute n'est que du bruit à leurs oreilles. Tous deux célibataires se sont inscrits sur un site de rencontres et nous les découvrons en train de se préparer pour une soirée mémorable, ignorant qu'ils ont rendez-vous ensemble. Le choc sera terrible mais qui sait, peut-être arriveront-ils à s'entendre, ... et plus si affinités.

Tout est plaisant dans ce spectacle. Les dialogues (aux petits oignons) comme les reprises de grands standard, du rock par Lucy et du jazz par Fabrice. Le pianiste passe d'un registre à l'autre avec une facilité déconcertante. Il a beau être en retrait il joue lui aussi à la moindre occasion, opinant de la tête ou levant un sourcil désapprobateur autant que nécessaire. Et quand il se lance dans un numéro de beat boxing on applaudit, ... forcément. Il aura bien raison de venir saluer plus tard avec des ailes dans le dos.

La scénographie est habilement conçue en nous permettant de partager l'intimité de chacun des personnages. On la découvre en turban. Il est en chaussettes.

Well I heard there was a secret chord ... Dès que Lucy entonne les premières paroles de Hallelujah (une chanson créée par Leonard Cohen et tant de fois reprise) on sait qu'on va passer un moment mémorable. Sa voix est superbe. Francis est en alerte et rebondira sur le mot heaven en chantant à sa chaussure. Tous deux sont également à l'aise en anglais.

Elle parle avec son cher papa. Il converse avec sa chère maman. Il lui confie que no way la voisine, pas son style. Aucun doute pour nous que le site des Célibataires Anonymes sera un site de rencontres qui va les ranimer. Il s'imagine qu'il a rendez-vous avec Audrey Hepburn. Elle sait qu'on peut pas toutes rivaliser avec Kate Moss. Lucy raille en prétendant résister là la tentation de la salle de gym et en faisant l'apologie de la rondeur. On attend le choc même si la musique de Satie semble les mettre d'accord.

En attendant on savoure Stay with me d'autant qu'il danse très bien. Elle aussi d'ailleurs le démontrera à plusieurs reprises.

Je ne sais pas quel moment j'ai préféré. Le spectacle est presque un récital. Lucy dégage souvent la puissance de Tina Turner. Fabrice a la douceur de Paul Anka et interprète merveilleusement les standards de Broadway. Et la chanson de Kurt Weill, en allemand bien sûr est également réussie, comme le seront Cocaine ou Ma gueule (petit hommage à Johnny en passant).

Ils sont touchants aussi quand après une approche orageuse, ils s'aperçoivent qu'ils ont des points commun. C'est Lou Reed qui les rapproche avec les paroles de Walk On The Wild Side qu'ils interprètent conjointement.


C'est la superbe chanson de Nina Simone (1965) qui va les mettre d'accord :
It's a new dawn
It's a new day
It's a new life for me
Ooh and I'm feelin' good
C'est une nouvelle aube
C'est un nouveau jour
C'est une nouvelle vie pour moi
Ooh et je me sens bien.

Ils termineront comme Ike & Tina Turner avec Proud Mary et on leur souhaitera tout le bonheur du monde en reprenant avec eux We're rolling, rolling / Rolling on the river.

Je recommande ce spectacle où rock'n'roll, humour et jazz font si bon ménage. On chante et on rit beaucoup ! C'est vivifiant. Et le message sous-jacent démontrant que des univers diamétralement opposés peuvent cohabiter est plutôt réjouissant.
8/10
13 0
Ah ben oui c’est sûr, quand il y a sur le même palier une fan de Rock ‘n’ roll et de Rhythm and Blues dans l’appartement qui donne sur le jardin et de l’autre côté un grand amateur de Jazz et de Pop Music Song dans l’appartement sur cour, cela ne facilite pas les relations de voisinage ! Nous pouvons même dire que ça les troublent quelque peu, façon grosse caisse ajoutée sur une chanson de Sinatra ou bande-son à fond de volume sur « We Will Rock You » !

C’est ballot la vie, on ne choisit pas sa famille ni ses voisins ! Mais le hasard veille. Ah, ce fameux hasard sans lequel plus d’une autrice ou d’un auteur resterait comme deux ronds de flan à se gaver de Chamalow (blancs, les meilleurs) ou de glace à la vanille, pot d’un litre tant qu’à faire (Frépillon sinon rien) …

Car ne voilà-t-il pas que nos deux voisins qui ne voisinent pas sont célibataires !... Ça y est, vous voyez le topo ? Je rappelle aux lecteurs un peu vieux qui auraient oublier de changer les piles que nous sommes en 2017 et que célibataire rime avec affaire. Il y a donc des sites conçus (oui, non, là je ne vais pas expliquer à ceux qui redoublent ce que c’est qu’un site) rien qu’exprès pour ça ! Pour faire affaire entre célibataires ! Et Bingo, une copine d’Elle l’a inscrite et Il s’est inscrit aussi. Sur le même site en plus. Comme par hasard ! (« vous avez dit Hasard, mon cher cousin ? non !... Ce n’est pas ça »).

L’argument se compose ainsi et donne l’occasion de rire des traits bien tournés et des situations pleines d’humour. Mais l’écrin ne cache pas des cacahouètes. Oh que non ! C’est le prétexte habile de faire chanter Elle et Lui, accompagnés par un clavier électronique qui ressemble à un piano (de loin, un nuit d’orages où les sons ne sont pas tout à fait les mêmes).

Mais ça fonctionne du feu de Dieu (n’importe lequel, choisissez). Ça nous enchante, nous éblouie et nous ravit. Des petites perles musicales égrenées tout le long. Un petit délice je vous dis. De la bonne musique et de bons jeux, de la superbe ambiance pour un spectacle musical réussi.

Lucy Harrison qui signe par ailleurs les textes et la mise en scène, est une merveilleuse chanteuse aux allures de rock star à la voix chaude et pêchue, grésillant adroitement sur les attaques des aigus comme des graves et au vibrato « groove » délicieux notamment dans les « scat ».

Fabrice Banderra est un élégant crooner chantant avec une voix douce pas trop ouverte, au son feutré et au phrasé peu accentué convenant parfaitement au la Pop Music ou au Blues et ses « notes bleues ».

Raphaël Bancou (ce soir-là) est un excellent pianiste-accompagnateur qui compose avec les deux autres artistes un trio dynamique, charmeur et prenant.

Un spectacle musical de bonne tenue, sympathique et agréable au répertoire d’une musicalité chouette et bien donnée. Je recommande pour le plaisir d’un bon moment musical plein d’humour.


(La pétition pour un vrai piano, ce serait une bonne idée ? Ils le méritent !)
7 sept. 2016
6/10
20 0
Elle adore le rock. Il adore le jazz. Pourtant, ils ont une chose en commun. Ils sont célibataires et cherchent une âme soeur pour partager un moment de bonheur ensemble. Tout les opposent mais au final après quelques notes, tout les rapprochent. Prêt pour une rencontre musicale ?

Elle, c'est Lucy Harrisson, pseudo Ruth 66. Sa préférence musicale va pour le rock, aime boire de la vodka et lire un magazine à la gloire d'ACDC. Elle adore pousser la chansonnette pour nous faire entendre Janis Joplin, Dolly Parton, Tina Turner, Amy Winehouse...

Lui, c'est Fabrice Banderra, pseudo Tony 75. Sa préférence musicale va pour les crooners, aime boire du whisky, jouer aux échecs et lire Vogue. Il adore pousser la chansonnette pour nous faire entendre Tony Bennett, Frank Sinatra, Nat King Cole, Dean Martin...

Chacun reçoit un message qu'un profil rempli sur célibataires anonymes correspond à leur attente et qu'ils ont rendez-vous le soir dans un restaurant. Leur coeur s'enflamme dans l'impatience de se rencontrer. Chacun chez soit se fait des films en chantant des classiques. Et puis voilà, le jour du rendez-vous, ils se reconnaissent. Ils sont voisins et ne s'apprécient pas beaucoup suite à des divergences de goûts musicaux. Puis après quelques mots, ils se rapprochent et la situation va changer.

La chanteuse Lucy Harrison est aussi l'auteure et la metteuse en scène du spectacle. La mise en scène est ingénieuse. D'un côté dans des couleurs rouges, noirs avec des têtes de morts, c'est l'appartement de Ruth 66 et de l'autre côté de la scène avec du plan et un certain ordre celui de Tony 75. L'un après l'autre prend la parole pour raconter leur attente tout en chantant des classiques plus ou moins anciens. Et au milieu, en fond de scène, le pianiste qui accompagne en live les deux chanteurs qui a sur son dos une paire d'ailes.

Malgré un début assez problématique avec un souci de réglage de son pour la chanteuse, les ping-pong de chants se font avec talents et passion. Les trois artistes mettent tous leur coeur à chanter et cela se sent. Les jambes et les pieds se balancent en rythme et certains chantonnent. Le jeu est très bon et les corps se déhanchent. J'ai beaucoup aimé la scène d'avant-fin avec l'échange autour de la chanson Walk On The Wild Side de Lou Reed qui a été pour moi le meilleur moment du spectacle.

J'aurais voulu être totalement conquise par le spectacle car les comédiens se donnent à 200%, ils savent jouer la comédie et chanter. Mais pourtant il manque quelque chose pour en faire un super show. Peut-être un peu d'imagination, de folie, d'étonnant... car à aucun moment je n'ai été surprise car tout était évident et logique. Au final, je dirais que j'ai passé une sympathique soirée qui ne me laissera pas un souvenir impérissable.

Si vous aimez la musique et l'humour gentil, vous trouverez votre bonheur.
2 mai 2016
9/10
68 0
Un divertissement très agréable et très drôle.
Elle est une cougar rock'n roll portée sur la vodka, lui adule Tony Bennett et préfère le whisky. La rencontre finale de leurs deux personnages est absolument hilarante. Lucy Harrison et Fabrice Banderra chantent juste et bien, chacun dans leur registre. Ils se complètent admirablement et leur complicité sur scène est évidente et donne un sourire permanent.
La salle fait un triomphe à ce duo (fort bien accompagné aux claviers par Isa Fleur, la "Cantatrice Chaude") et c'est mérité!
25 avr. 2016
7,5/10
124 0
Le célibat et la quête amoureuse version 2.0 pour cette simple histoire est prétexte à écouter deux bons chanteurs chacun dans son répertoire et ils sont aussi bons comédiens.

Lui en mode crooner façon Nat King Cole, elle en mode rockeuse en cuir noir avec une sublime voix rauque.

Nous avons aimé les deux interprètes mais Lucy Harrisson emporte notre préférence, il faut dire qu'elle est expressive et ses interprétations sont vraiment très belles, de plus, son répertoire ne se cantonne pas au rock, elle s'aventure aussi dans le jazz et c'est d'ailleurs avec succès qu'elle a sorti un premier album.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Musique
Talent des artistes
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor