- Danse / Cirque / Autres
- Folies Bergère
- Paris 9ème
Jean-Paul Gaultier, Fashion Freak Show

- Folies Bergère
- 32, rue Richer
- 75009 Paris
- Grands Boulevards (l.8, l.9)
Spectacle événement au Théâtre des Folies Bergère, découvrez le Fashion Freak Show de Jean Paul Gaultier !
Ladies and Gentlemen, veuillez laisser au vestiaire la routine, la morosité et l’ennui : l’univers complètement fou de Jean-Paul Gaultier s’empare de la scène mythique des Folies Bergère ! Après Joséphine Baker, Charlie Chaplin et Zizi Jeanmaire, c’est au plus célèbre des couturiers français de faire danser et rêver le public des Folies !
Pour son show, Jean-Paul Gaultier découd les codes de la revue et vous installe au premier rang pour redécouvrir cinquante ans de culture pop, à travers son œil unique et excentrique. De ses débuts provocateurs à ses plus grands défilés, des folles soirées au Palace aux sulfureuses nuits londoniennes, l’enfant terrible de la mode vous montre tout ce que vous n’avez jamais vu ! Avec sur scène des créatures et des artistes rares et spectaculaires, comme seul Jean-Paul Gaultier sait révéler. Le Freak, c’est chic !
La critique de la rédaction : 7.5/10. Un show barré, excentrique.
Ce spectacle atypique mêle défilés de mode, musique en live, danse et humour. Les acteurs, danseurs, chanteurs ont de multiples talents.
Nous avons apprécié redécouvrir l’univers de Jean-Paul Gaultier à travers le récit très romancé de sa vie. Les seins coniques, les marinières, les robes sac poubelle... Ses créations plus ou moins provocantes sont mises en valeur dans les différents tableaux.
Attention aux âmes les plus sensibles, on voit beaucoup de paires de seins et de fesses, de scènes suggestives.
Les décors et les images vidéo sont superbes. Tout est bien réalisé, s’enchaîne dans un bon rythme.
Une soirée distrayante !
Cette revue est comme un album photogénique centré sur une vie de création. Le corps de la danse se mêle aux habits, aux costumes, aux chants de célébration, toute...
L'idée est excellente, le résultat un peu moins. Les danseurs et les guests se donnent à fond, cependant le rendu de la revue manque de cohérence. Il y a quelques années, Mugler eut l'idée de créer une revue à son image et je garde un souvenir bluffant.
Le show de Gaultier est inégal avec des moments sublimes.
Malgré tout, on adore J P G.
On entre dans l'univers de Jean Paul Gaultier, complètement fou et démesuré.
J'ai adoré. Je recommande vivement.
Pour moi c'est un must.
Vous l’aurez compris : je ne savais pas vraiment ce que j’allais voir. J’étais enthousiaste, parce que Jean-Paul Gaultier, parce que Folies Bergères, parce que revue. Mais je n’avais rien lu sur le projet. J’ai rapidement compris le point de vue adopté : le spectacle revenait sur le parcours de Jean-Paul Gaultier à travers des scènes chantées et dansées évoquant les diverses époques de sa vie. Ainsi, on apprend que sa première création est sur un nounours, que ses parents n’étaient pas forcément encourageant mais qu’il avait tout le soutien de sa grand-mère qui lui donnait des corsets en cachette, on revient sur son premier défilé en 1976, sur son amour pour Francis, son compagnon jusqu’en 1990, sur Le Palace, etc. Mais c’est à peu près tout ce qu’on y apprend.
Je suis déçue car ce spectacle pourrait presqu’être le Fashion Freak Show de n’importe qui. Certes, les costumes sont de Jean-Paul Gaultier et prend pour fil directeur son histoire personnelle, mais j’y ai senti autant d’âme que sur une page Wikipedia. J’en viens même à questionner le degré d’implication du créateur, qui remercie les spectateurs en fin de spectacle… via une vidéo. De même, les guests que je pensais associées au projet (Catherine Deneuve, Cristina Cordula, Catherine Ringer – entre autres) ne le sont que de manière enregistrée, sur des projections. Tout cela rend l’ensemble finalement assez cheap, malgré un étalement d’argent bien visible sur les costumes, les décors et la vidéo live.
Alors oui, je mentirais si je disais qu’on s’ennuie devant ce spectacle. Ce n’est pas vrai. Il y a toujours quelque chose à regarder, les shows sont réussis sans être exceptionnels, toujours très tape-à-l’oeil avec des costumes pailletés et leurs couleurs pétantes, les choix musicaux permettent à chacun de trouver son compte, enchaînant par exemple sans transition J’ai deux amours de Joséphine Baker et Ta Fête de Stromae. Mais cela reste des grosses ficelles à base de lumières sans finesse et de musique à fond, et j’ai été étonnée que les basses retentissant lourdement dans Les Folies Bergères peinent à entraîner les applaudissements rythmés des spectateurs.
Pourtant, ce spectacle avait un vrai potentiel. D’abord parce qu’au vu de ce que j’apprends de la vie de Jean-Paul Gaultier, il y avait de quoi en faire une revue trépidante et véritablement animée. Ensuite, parce que comme je l’ai déjà mentionnée, le spectacle ne semble pas souffrir d’un manque de moyens – simplement, on ne voit que lui, là où on aimerait voir du Jean-Paul Gaultier. Or, il y a de rares passages où on aperçoit soudainement le créateur. Et c’est beau. Je pense notamment à ce passage sur la mort de Francis, son compagnon et presque sa muse jusqu’en 1990. C’est une scène très réussie, pudique, poétique, où l’on comprend tout sans que l’on ne dise rien, où seul le corps d’un danseur exprime la pensée du metteur en scène. On frissonne… et puis, tout est gâché par ce besoin d’expliquer, de mettre noir sur blanc le mot SIDA sur tous les écrans et de hurler sa haine de la maladie dans les rangées de spectateurs. Dommage.
C’est un peu un résumé de ce que je reproche au spectacle. Je venais voir un maître de la haute-couture et je me retrouve avec du prêt-à-porter de seconde main. Au-delà de la simple démonstration, tout est souligné, explicatif, sans aucune subtilité. Je suis triste quand je constate qu’on montre beaucoup de fesses simplement pour faire rire le public – c’est un rire facile et gras, qui me semble vraiment éloigné du travail de Jean-Paul Gaultier. Au contraire, cela donne une image caricaturale et superficielle des défilés, alors même que, dans son message final, il souligne que la mode n’est pas seulement un objet de consommation. S’il ne l’avait pas dit, on ne l’aurait pas deviné.
Cette revue est comme un album photogénique centré sur une vie de création. Le corps de la danse se mêle aux habits, aux costumes, aux chants de célébration, toute une vie passant si vite dont on garde l'énergie toute de sourire, de musique, de paillettes aux yeux, de tolérance aventureuse.
Tellement de naturel réjouissant, de bonté plastique ne peuvent qu'enchanter.
Et ne parlons pas des 90€ à débourser pour être assis sur des strapontins dans un lointain balcon surchauffé avec l’impression que l’installation électrique va tout enflammer. Ce théâtre mythique est un scandale.