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Comme à la maison

Comme à la maison
De Bénédicte Fossey, Eric Romand
Mis en scène par Pierre Cassignard
Avec Pierre-Olivier Mornas
  • Pierre-Olivier Mornas
  • Annie Gregorio
  • Françoise Pinkwasser
  • Lisa Martino
  • Jeoffrey Bourdenet
  • En tournée dans toute la France
Itinéraire
Billets de 33,00 à 43,00
Evénement plus programmé pour le moment

Michel, Sylvie et Titou viennent à la maison pour souhaiter la bonne année à Suzanne, leur chère mère.

Suzanne les a tous élevés pareil. Quand elle voit le résultat, elle se dit qu’elle aurait mieux fait de se casser une jambe.

Mais enfin, la famille… on n’en a qu’une ! Tiens, ce soir, comme chaque année, elle va leur faire un gratin…

Bonne année !

 

Annie Grégorio est une actrice de 60 ans. En 2002, elle a remporté le Molière de la comédienne dans un second rôle pour Théâtre sans animaux.

 

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La critique de la rédaction : 6.5/10. Une comédie survoltée qui nous fait passer un bon moment, sans être non plus inoubliable.

C'est l'histoire de retrouvailles en famille où vont s'enchaîner les révélations, aussi surprenantes les unes que les autres.
Les dialogues sont prétextes à une blague, une punchline toutes les 10 secondes. Sans être hilarant c'est sympathique, et quelques répliques sont très bien trouvées.

La pièce est portée par le personnage de marâtre brillamment joué par Annie Grégorio. Son franc-parler, son manque de tact font rire. Hélas, le jeu des autres acteurs est assez inégal.

La mise en scène et le décor auraient pu être plus originaux, audacieux.

Nous nous laissons porter car le rythme reste soutenu tout au long de Comme à la Maison. Alors pourquoi pas si vous aimez les comédies sans prétention.

Note rapide
7,4/10
15 pour 15 notes et 12 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
0%
3 critiques
Note de 4 à 7
40%
9 critiques
Note de 8 à 10
60%
Toutes les critiques
13 déc. 2017
7,5/10
58 0
Excellente pièce sur ces sacrés secrets de famille, qui va plus loin que le simple boulevard, la simple comédie !

La tension est tenue jusqu’à... ce qu’elle ne soit plus tenue...!! Des sujets très délicats sont évoqués, certains à demi-mots, d'autres en majuscules.
Petite frustration (cinquième coeur manquant) : il y a matière à faire un peu plus long quand on sait le qui et le pourquoi du comment... (Mais heureusement, on ne tombe pas dans les rabibochages peu crédibles, du Jardin d'Alphonse).
8 déc. 2017
8/10
61 0
Comme dit le proverbe, on ne choisit pas sa famille. Dans le cas présent, le moins que l’on puisse dire c’est que celle-là ne manque pas de sel (voire même d’épice au regard des répliques cinglantes présentes tout au long de la pièce). Comme à la maison, c’est un nouvel an à la mode western, un règlement de compte sur fond de bulle de champagne.

Pourtant, tout commençait si bien. En ce réveillon de la Saint-Sylvestre, enfants, parents et une tante se retrouvent pour célébrer ensemble la nouvelle année qui va s’ouvrir. On prévoit de mettre les petits plats dans les grands. Mais voilà, ce qui devait être un beau et chaleureux repas va rapidement se transformer en séance d’exhumation des (nombreux) cadavres dormant depuis trop longtemps dans les placards. Terminée l’ambiance de fête. Et là où fanent les bons vœux fleurissent les plus terribles vérités. Celles qui blessent et qui détruisent. Père, mère, fils, fille, tante, bru : personne n’est épargné. De l’aveu le plus frivole au secret le plus sordide, tout est déballé.

Le ton est donné. Sur scène prend place une pièce à l’humour grinçant, féroce, corrosif. Les frileux de l’humour noir seront bien avisés de passer leur chemin. Pour les autres, qu’ils poussent la porte du théâtre de Paris, cette pièce risque de leur plaire. Le texte est plutôt bien écrit. Les dialogues ciselés sont bien mis en valeur par l’interprétation des comédiens. Le rythme est suffisamment soutenu pour ne provoquer aucun ennui chez le spectateur. Seule la toute dernière minute m’a un peu déçu, trouvant en effet la fin un peu décalée et pas totalement cohérente par rapport au reste de la pièce.

Néanmoins, malgré ce détail, Comme à la maison se laisse regarder avec plaisir.

Alors si le cœur vous en dit, un siège libre vous attend à la table de cette famille « Tatidaniellesque » ... à vos risques et périls bien sûr.
Ah, si une dernière chose : bonne année … enfin si vous sortez indemnes de cette soirée !
7 déc. 2017
8,5/10
60 0
Comme à la maison est programmé à un horaire tardif (21 heures) et il est inutile d’arriver en avance. Vous serez contraint de déambuler debout dans le hall sans pouvoir vous asseoir, ou de trouver refuge dans un café des alentours.

A tout prendre je vous conseille fortement de dîner auparavant chez Adrien Cachot au Détour, qui est à deux pas. C'est divin et d'un remarquable rapport qualité/prix. Parce qu'en sortant de la pièce il est probable que vous serez refroidi par les repas de famille et que vous préférerez les fuir.

On a tous en tête des moments de tension vécus avec des proches. Mais le crescendo qui s'enchaine sur la scène atteint des sommets. On croit avoir entendu le pire et on pense qu'une accalmie se produira et un détail vient relancer de nouvelles horreurs.

Horreurs pour les personnages qui subissent les foudres et les critiques de Suzanne (Annie Gregorio). C'est la chef de famille, sur qui tout repose, vérités et joies, comme mensonges et désillusions. Chacun en prendra pour son grade, et même au-delà.

Il faut dire qu'ils l'ont bien cherché. L'envie de raconter queslques-uns des retournements est forte mais ce serait au détriment du suspense. Sachez surtout que c'est très drôle et qu'on rit beaucoup. La fin, inattendue, est une belle revanche.

L'action se situe un soir de 1er janvier et le repas qui devait marquer la réconciliation de la famille ne fera que précipiter son implosion. Parce que sans doute on ne guérit jamais de son enfance, surtout quand on vous a caché vos origines.

On pourra trouver des points communs avec Juste la fin du monde en version comédie. On pourra aussi penser qu'on a déjà vu cette salle à manger quelque part, ici-même servant de décor à une autre pièce. Le concept de développement durable est nouveau au théâtre mais il fonctionne. Le papier, l'escalier, les rideaux ... tout colle.

Bénédicte Fossey et Eric Romand ont concocté des dialogues qui fusent sans arrêt. Cette pièce est à retenir pour ceux qui voudront démarrer l'année 2018 dans une atmosphère joyeuse.

Allez-y en famille, la vôtre vous semblera ensuite plutôt facile à vivre. Au retour cachez sous le sapin le dernier livre d'Eric Romand, Mon père, ma mère et Sheila, paru chez Stock à la rentrée et tirez au sort l'heureux gagnant.
6 nov. 2017
8/10
95 0
Nous sommes dans la France profonde pour assister à une agréable pièce menée de main de maître, je devrais dire de maîtresse, par la truculente Annie Gregorio.

Avec son accent, sa verve et son autorité elle dirige à la baguette sa famille et la troupe. C’est drôle malgré la lourdeur de l’ambiance. L’obligation d’être réuni pour le premier de l’an va être l’occasion des règlements de comptes. La mort du père, les rancœurs, les non dits et les révélations de sordides secrets bien gardés jusque là, vont faire exploser le fragile équilibre familial.

Les couples se séparent, les frères et sœurs se déchirent un peu comme dans « le jardin d’Alphonse » mais un ton en dessous !
6 nov. 2017
7,5/10
85 0
Décidément, cette saison, j’enchaîne les comédies cyniques sur les familles à éviter absolument ! Après La Perruche et Ramsès II, c’est dans Comme à la maison qu’on se retrouve au sein d’une famille un peu barjot pleine de secrets bien enfouis jusqu’ici mais qui vont un peu exploser au cours de ce déjeuner post-réveillon où toute la famille est réunie. Je m’abstiendrais d’en dévoiler davantage au risque de trop vous divulgacher le spectacle mais je préviens d’avance : âmes sensibles, s’abstenir !

Difficile de se faire un avis arrêté devant ce spectacle : on est en équilibre sur un fil et on penche sans arrêt de chaque côté : devant des blagues vraiment trash, on a du mal à rire franchement, et puis finalement une réplique passe un peu de pommade de manière à nous faire sortir ce rire qu’on retenait peut-être par la force. C’est un sentiment étrange que d’hésiter ainsi entre rire et s’indigner. Peut-être est-ce dû aussi à l’utilisation de ficelles parfois un peu lourdes du théâtre de boulevard qui fait qu’on n’arrive pas vraiment à lâcher prise devant ces situations extravagantes et franchement hardcore ?

Pourtant, si les situations sont parfois grotesques, on sent que niveau dialogue les auteurs se sont fait plaisir. Les échanges sont cyniques, insolents, parfois bien trouvés, souvent acerbes. On le comprend dès que le rideau se lève : les premières répliques d’Annie Grégorio imposent un rythme soutenu et des vannes piquantes qui fusent à chaque fin de dialogue. Les bases d’un bon boulevard sont là, et pourtant le spectacle semble se chercher encore : avec ces situations loufoques style humour anglais, ces répliques indigestes qui oscillent entre un rire francs et ces relations poisons qui ont un côté touchant devant l’humanité indéniable de chaque personnage, difficile de se positionner.

En vérité, je ne suis pas sûre que le spectacle tiendrait sans le bel ensemble de comédiens que Pierre Cassignard a réuni sur la scène de la Salle Réjane. Annie Grégorio mène la danse avec une verve impressionnante, sorte de monstre de pierre au coeur de velours. Sous sa carapace de mère indigne où elle enchaîne les (bons) mots les plus immoraux, on sent malgré tout une grande humanité, une peur de se dévoiler, une impossibilité à donner l’amour dont elle semble avoir été privée.

Tous oscillent ainsi entre l’être et le paraître ; Lisa Martino touche par son regard de l’enfant qui attend la récompense et la reconnaissance, Aude Thirion est une bru méprisée qui a su obtenir rapidement toute ma sympathie et un soutien sans faille tout le long du spectacle. Jeoffrey Bourdenet affiche le sourire en coin de celui qui a réussi mais parvient à montrer l’indicible. Heureusement, Françoise Pinkwasser vient raviver le tout avec un bel entrain et son regard apaisant est un échappatoire non négligeable. Enfin, Pierre-Olivier Mornas est sans nul doute le personnage qui nous met dans la situation la plus inconfortable. Il est gênant et sa situation dérange autant qu’elle indigne. Il est l’oiseau tombé du nid et sa détresse irradie le plateau à la manière d’une douleur diffuse.
Votre critique endiablée
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Rire
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor