Nuit d'Ivresse

Nuit d'Ivresse
De Josiane Balasko
Avec Thierry Lopez
  • Thierry Lopez
  • Stéphane Boucher
  • Jean-Luc Reichmann
  • En tournée dans toute la France
Itinéraire
Billets de 18,00 à 55,00
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Quand un animateur vedette de la télé passe une nuit d’ivresse complètement folle et se retrouve le lendemain matin nez à nez chez lui, avec un homme qu’il ne connaît pas, cela promet un réveil explosif !

Dans le rôle de l’animateur télé ?... Jean-Luc Reichmann !

Nuit d’Ivresse au théâtre, une comédie délirante réécrite par Josiane Balasko à consommer sans modération !

Note rapide
7,5/10
pour 7 notes et 6 critiques
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1 critique
Note de 4 à 7
29%
5 critiques
Note de 8 à 10
71%
Toutes les critiques
24 avr. 2019
9/10
1 0
« Nuit d’ivresse, une autre histoire » de Josiane Balasko dans une mise en scène de Nathalie Lecoultre a déclenché les rires en cascade pour cette dernière au théâtre de la Michodière.

Comme beaucoup de monde, je connaissais la version de la création avec Josiane Balasko et Michel Blanc.
Une comédie sociétale intemporelle qui va de succès en succès depuis sa première en 1985, une comédie où les rires très présents, avec une montée en puissance dans la deuxième partie, libèrent les tensions de journées plus ou moins chargées en nous donnant énormément de plaisir.
Mais quelle bonne idée que Jean-Luc Reichmann et Josiane Balasko se soient entendus pour cette nouvelle version de « Nuit d’ivresse ». Un projet risqué mais dont le résultat n’a absolument pas nui aux personnages, au comique de la pièce, au contraire.
Quelle bonne idée folle d’avoir mis face à face deux hommes aux solitudes exacerbées. L’un gay, l’autre hétéro, quoique, à l’heure où l’homophobie est malheureusement très présente dans notre société. Une homophobie qui donne une triste image de la France pour ne parler que d’elle…

Un détenu, Charlie, en permission prolongée pour cause de bonne conduite, tout en lisant son journal sur le coin d’un guéridon, rencontre un présentateur vedette du petit écran au narcissisme assumé, Jacques Belin, dans le bar « Le terminus » d’une gare à une heure très avancée de la nuit.
L’un attend son train pour Dieppe où il doit rejoindre sa sœur, tandis que l’autre noie son chagrin dans l’alcool. Un chagrin dont on découvrira l’origine au fil des échanges, qui fera rire et pleurer.
S’ensuit une conversation à bâtons rompus, où tous les clichés sortent naturellement d’une bouche d’un présentateur qui ne sait plus trop où il en est, ce qu’il dit, mais dont les réponses du détenu sont pertinentes.
Pour donner du rebondissement et permettre l’enchaînement de situations cocasses, intervient le serveur du bar qui finit par reconnaître le présentateur. Notre détenu quant à lui, forcément avec son incarcération, il ne reconnaît pas la vedette du petit écran…
Une nuit d’ivresse complètement folle qui débouche le lendemain matin, avec nos deux héros, dans l’appartement du présentateur ; ce dernier éprouve, au réveil, un méga trou noir. Il ne se souvient absolument pas ce qui s’est passé la nuit précédente…
Sans oublier les scènes d’anthologie, dont celle de la majorette qui est à se tordre de rire.

C’est l’histoire de deux mains qui se rencontrent, se touchent, de deux êtres, deux personnalités qui vont se découvrir, s’entendre, s’écouter, et qui finiront par dialoguer sereinement, comme on devrait le faire naturellement ; des vies où la différence fait peur, où l’incompréhension laisse place aux malaises qui gangrènent notre société. Une comédie hilarante qui laisse tout de même à réfléchir sur nos comportements.
Une comédie où rires et émotions se conjuguent à la perfection.

Chacun est dans son rôle, personne ne fait « la vedette », un trio qui fonctionne à merveille !
Jean-Luc Reichmann dont on ne « connaît » que la facette « présentateur télé » mais qui en réalité à une solide formation de comédien joue avec une très belle efficacité ce rôle qu’il vit tous les jours. Il apporte son vécu pour donner de l’étoffe au personnage sans tomber dans la facilité.
Thierry Lopez, que j’ai découvert dans « Ich bin Charlotte » (voir à ce sujet mon billet – succès oblige, toujours à l’affiche du théâtre de Poche Montparnasse) est parfait dans son rôle ; sa solide formation de comédien et de danseur lui donnent toute l’aisance dans ses acrobaties, qu’elles soient verbales ou sur la scène ; que cela soit dans un registre dramatique ou comique, il excelle.
Pour le rôle du serveur, il fallait un comédien qui soit présent, qui ne soit pas effacé par les deux « vedettes » ; avec sa riche carrière de comédien Stéphane Boucher s’en sort brillamment.
Pour un tel résultat, il faut prendre du plaisir sur scène, cela se sent et ils le partagent sans ménagement avec le public pour notre plus grande joie.

Nathalie Lecoultre, Madame Reichmann à la ville, connaît parfaitement son homme et le dirige sur scène de main de maître. Sa mise en scène qui ne tombe pas dans la caricature est très rythmée, inventive, avec beaucoup de gags plus drôles les uns que les autres qui emportent le public dans les fous rires ; sans oublier les émotions qui parsèment également cette histoire.
Le tout dans des décors de Stéphanie Jarre, une musique de François Peyrony et des lumières de Laurent Béal, qui embellissent le jeu des comédiens et la mise en scène.

Prochain rendez-vous avec l’écriture de Josiane Balasko : « Un grand cri d’Amour » aux Bouffes Parisiens, du 24 mai au 18 juin, avec Michèle Bernier et Pierre Cassignard dans une mise en scène de Marie Pascale Osterrieth.
24 avr. 2019
7,5/10
2 0
Nuit d’ivresse, une autre histoire… Ce n’est pas la suite de Nuit d’ivresse, c’est juste une nouvelle adaptation de Josiane Balasko suite à une demande de Jean-Luc Reichmann.

Il est donc Jacques Belin, animateur d’un jeu télévisé, qui se retrouve au café de la gare et se prend une cuite de compétition pour des motifs personnels. Dans ce bar, Jacques va croiser Charlie (l’excellent Thierry Lopez qui reprend le rôle de Josiane Balasko) et le serveur (le drolissime Stéphane Boucher) qui officie au comptoir. Le lendemain, Jacques a un trou de mémoire sur ce qu’il s’est passé au cours de la nuit et Charlie a sauté dedans !

Autant le dire de suite, cette nouvelle adaptation n’a pas à rougir ! On rit et pas qu’un peu ! La mise en scène est confiée à Nathalie Lecoultre et elle est de qualité ! Entre les ‘chorégraphies’ de danse et des décors superbes, particulièrement fournis en détail, nous assistons à la soirée d’un Jacques bien alcoolisé qui nous entraine dans son tourbillon enivré.

Il faut préciser que Jean-luc Reichmann semble particulièrement à l’aise dans le rôle de Jacques, sa démarche et son débit de voix sont hilarants. Il possède un joli sens de la rupture. Face à lui, Thierry Lopez (qui m’a enchanté il y a peu dans Ich bin Charlotte) est à la hauteur avec ses pas de danse et son costume de… (ah non je ne dis rien mais vous serez fan aussi !). Les deux comédiens se répondent comme s’ils avaient fait ça depuis toujours, on sent une belle complicité. Stéphane Boucher, qui joue le rôle du serveur, n’est pas en reste non plus pour nous faire rire.
20 avr. 2018
8/10
113 0
La pièce est très rythmée : le jeu de T. Lopez est très expressif et débordant d'énergie, celui de J-L. Reichmann moins théatral est très vivant également ; S. Boucher n'est pas en reste et trouve bien sa place.

J'ai trouvé quelques longueurs à la fin du premier tableau, mais bonne pièce qui détend.

Les décors sont remarquables, avec beaucoup de détails.
26 mars 2018
9/10
115 0
Il m’arrive de rencontrer les comédiens après le spectacle. Une fois passé le cap (essentiel, je le dis toujours) des félicitations il arrive qu’on aborde des sujets très sérieux, qu’on se lance dans une conversation pointue à propos de l’adaptation, des parti-pris de mise en scène.

La matière ne manque pas et on entend parfois de jolies confidences que je ne partage pas systématiquement sur les réseaux sociaux.

Jean-Luc Reichmann avait voulu ce soir voir une poignée de blogueurs, à jeun si je puis dire, puisque c’est une heure avant le lever du rideau que nous avons discuté avec les comédiens dans le foyer François Perrier du Théâtre de la Michodière.

Nuit d’ivresse parlait à chacun de nous, pour l’avoir vu au théâtre ou au cinéma. Les plus jeunes d’entre nous avaient pu facilement mettre à jour leurs connaissances avant la rencontre. Il suffisait d’interroger le célèbre moteur de recherches. On avait tous des questions à poser et on aurait pu faire louper la montée sur scène tant il fut passionnant d'écouter les comédiens.

Jean-Luc avait connu un grand succès avec Hibernatus et rêvait une performance semblable. Il avait déjà contacté plusieurs grands auteurs de théâtre comme Eric Assous et Jean-Luc Moreau. Et puis il a pensé à Nuit d'ivresse, pour jouer le rôle d'un animateur de télé, lui qui le fait au naturel dans sa vie de tous les jours, en ayant le souhait insensé de passer derrière les monstres de scène que furent Michel Blanc, Thierry Lhermitte et Josiane Balasko. Comme si le défi était encore trop faible il a voulu décaler le propos en reprenant la pièce avec uniquement des hommes.

Richard Caillat, un des directeurs associés de la Michodière lui a dit banco. Restait à convaincre Josiane Balasko qui fut, parait-il, sonnée 5 secondes, provoquant un silence dont Jean-Luc garde un souvenir d'éternité. Faut voir ... a-t-elle consenti. Toujours est-il que 48 heures plus tard elle terminé l'adaptation qu'elle lui remettait en le mettant en garde : Attention ! Belin il est plus ras du bonnet que toi.

Jean-Luc n'a pas eu peur de la comparaison et a rajouté des choses "téeffunuesques" de temps en temps. Je mets une louche en pensant à ce que je vis sur TF1 ...

Ce qui est formidable c'est que la pièce n'est pas une suite, voilà pourquoi le chiffre 2 n'apparait pas. Le titre est une belle marque, alors effectivement pourquoi le modifier ? C'est simplement une autre version de l’histoire et nous sommes tous ressortis enchantés.

Le début de la soirée démarre dans l’ivresse absolue avant de poursuivre sur la rencontre de deux humanités en dehors de l’influence de toute mondanité. Thierry Lopez est Charlie (Simone dans la version d'origine), qu'il joue avec une élégance assurée, et une sensibilité subtile sans tomber dans le cliché. Le troisième compère est Stéphane Boucher qui interprète le barman Henri dans toute sa splendeur.

On forme une espèce de triumvirat même si on se tchopine toute la soirée, promet Jean-Luc qui est très heureux de constater que des grands parents osent amener pour la première fois leurs petits enfants à un spectacle vivant tout autant que d'entendre rire des ados pendant la soirée.

Le comédien ne renie pas son expérience télévisuelle : Ok c’est la télé qui arrive au théâtre mais on remplit les salles, dit-il pour répondre aux critiques (que nous ne formulions pas). Sa popularité attire le public. Tout le monde ne le sait pas mais il est totalement légitime sur le plateau. Il fut élève au cours Florent avec Raymond Acquaviva et il a commencé sa carrière au théâtre. Il a aussi été pendant 15 ans membre de la ligue d'improvisation française.

La mise en scène est de Nathalie Lecoultre, qui est Mme Reichmann à la vie. Être dirigé sur scène par son épouse rendait plus grande la prise de risques mais Jean-Luc aime les défis : s’il n’y a pas de danger ça ne m’intéresse pas. Quant à Balasko elle a laissé les clés à Nathalie pour la mise en scène, ne venant à aucune répétition. Il faut dire qu'elle était mobilisée sur La femme rompue qu'elle joue au Théâtre Hébertot (où elle est formidable, ce dont je parlerai bientôt).

Elle ne leur donna qu'un conseil : Surtout pensez à rigoler ! Et elle vint tout de même à la première qui manifestement fut un moment joyeux pour elle puisque qu'elle s'est écrié à la fin mais quelle bonne idée tu as eue tout en montant immédiatement sur scène.

Le décor campe le Café de la gare et on pense au Splendid mais peu importe. C’est le Terminus et c’est une fin de soirée, trop arrosée pour Jacques Belin dont on saura bientôt quel triste événement il tente d’oublier. Quant à Charlie, il attend un train pour Cherbourg (ville sympathique, je ne peux m'empêcher de digresser en me souvenant d'un séjour là-bas, d'un déjeuner à la Satrouille, au bord du quai où Demy tourna Les parapluies et où on les fabrique depuis ... une de ces histoires improbables que je vous recommande de lire).

Jean-Luc est applaudi dès son entrée en scène, ce qui m’impressionne toujours, car qui aurait l’idée de troubler l’arrivée d’un Michel Bouquet ... mais nous sommes dans le théâtre privé. On y vient encore pour une tête d’affiche (on comprend mieux ce que Jean-Luc nous confiait il y a quelques minutes) mais ils sont bien trois comédiens, et tous excellents. Franchement le spectacle mérite une note très élevée parce que tout y est réussi. On oublie très vite qu'on connait l'histoire et on plonge dedans avec délice.

On voit tout de suite que rien ne prédisposait Jacques et Charlie à se rencontrer et à sympathiser, voir plus si affinités. Y a que vous qui discutez se plaint le premier tandis que son partenaire demande un perroquet. On se régale du sous-texte de Josiane Balasko.

L'écriture est aux petits oignons. Et on a très envie de lire la pièce à la sortie. Des répliques s'impriment dans notre cerveau, qui pourraient devenir cultes, comme J’adore Deauville en automne quand les planches sont désertes (je vous fais grâce de mes adresses) juste avant que Reichmann n'imite fantastiquement bien la mouette. Plus tard son compère fera un pigeon très réussi.

C'est un jeu de ping pong auquel on assiste et qui donne envie d'écrire un quizz à la sortie. Et six sous, c’est pas cher dit Jean-Luc. Qui a reconnu Bourvil ? Un pays qui se trouve à sept heures de décalage avec Paris. Qui a pensé au Mexique ? C'est facile pour moi, je connais le pays. C’est une journée idéale ... Qui pense comme moi qu'on va entendre Claude François chanter le lundi au soleil ?

Le décor, le texte, la mise en scène, les costumes ... tout est cohérent et sans critique possible. Il y a plus encore avec des chorégraphies très réussies aussi. Il faut saluer le travail d'Anouk Viale. La scène de la majorette est revue, corrigée, majorée. On ne cherche pas comment c'était avant, ce qu'on entend et ce qu'on voit est si cohérent qu'on pourrait croire que ça a toujours été écrit comme ça.

La rencontre qui avait eu lieu avant a pris, après coup, une tournure surréaliste parce que j'avais interrogé Jean-Luc Reichmann à propos de la signification d'expressions françaises tout simplement parce qu'il voulait connaitre l'origine du nom du blog A bride abattue. J'avais enchainé sur ça mange pas de pain dont il ne connaissait pas la signification. J'avais complètement oublié que c'est une des répliques de la pièce ! Tout comme l'affirmation qu'Il n’y a aucune magouille à la télévision.

Nous avons eu envie de nous lever à la fin et de crier bravo comme Balasko. Ce que jean-Luc Reichmann appelle un voyage ne fait aucun doute. Cette Nuit d'ivresse est LA comédie à ne rater sous aucun prétexte !

Ce fut une drôle d’idée de les rencontrer avant, parce que en sortant de la représentation ce sont d’autres questions qui me viennent à l’esprit. Je brûle d’envie de demander à Thierry Lopez ou à Jean-Luc Reichmann s’ils sont allés au Mexique (que je connais bien et je confirme qu'on y rencontre les types les plus cools au monde). Bonne idée en tout cas puisque nous avons tous pu rentrer suffisamment tôt chez nous pour nous jeter devant la fin de la cérémonie des César qui a couronné Jeanne Balibar, pour son interprétation dans Barbara, le vrai-faux biopic de Mathieu Amalric sur la chanteuse (un de mes très grands coups de coeur) et entendre le magnifique discours de la productrice de Au revoir là-haut, venue chercher le César du meilleur réalisateur pour Albert Dupontel pour Au revoir là-haut.
19 févr. 2018
10/10
103 0
Formidable Thierry Lopez!
Une performance de haute voltige pour ce jeune acteur qui reprend le fameux rôle de la majorette!!!
Whowwww! Il donne à la pièce l’élégance pour ne pas tomber dans un boulevard caricatural. Une révélation!
L’écriture a parfois pris un coup de vieux mais l’énergie des 3 comédiens et une mise en scène de qualité (3 décors diffèrents très réussis) emportent le spectateur dans cette histoire à la fois extrêmement drôle et très touchante.
Nous étions 3 et nous avons tous beaucoup aimé!
À voir!!!
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Texte
Jeu des acteurs
Rire
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor