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MayDay

MayDay
De Dorothée Zumstein
Mis en scène par Julie Duclos
Avec Marie Matheron
  • Marie Matheron
  • Vanessa Larré
  • Maëlia Gentil
  • Alix Riemer
  • Bino Sauitzvy
  • En tournée dans toute la France
Itinéraire
Billets de 14,00 à 36,00
Evénement plus programmé pour le moment
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MayDay s’inspire d’un fait divers : en 1968, Mary Bell, âgée de 11 ans, fut condamnée à la prison à vie pour avoir tué deux enfants. Des années plus tard, elle accepte de revenir sur son passé auprès d’une journaliste.

Ce processus est au cœur de la pièce de Dorothée Zumstein. Par le biais d’une interview, MayDay évoque le procès de Mary et assigne trois générations de femmes à comparaître : Mary à 10 ans, sa mère et la mère de sa mère.

Julie Duclos poursuivra son travail sur le jeu d’acteur, entre documentaire et fiction, pour dresser les portraits de ces femmes et mettre à jour ce dont un être est fait sans le savoir.

 

Note rapide
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Toutes les critiques
23 mars 2017
9,5/10
34
J'ai absolument adoré Mayday. L'histoire est extrêmement bien menée, et l'univers glauque, atroce, et empli de misère est très bien dépeint, et avec beaucoup de mesure. Tout est esquissé en subtilité, et la violence, bien que très présente, n'est pas montrée très explicitement. Le décor est magique avec la maison abandonnée. Il y a une très bonne utilisation de la vidéo.

Les actrices sont absolument splendides, et je suis encore impressionnée de la prestation de la comédienne qui interprète une fillette de 10 ans, on y croit totalement et elle y arrive à la perfection sans caricaturer l'enfant.

Sublime, à aller voir absolument.
28 févr. 2017
9/10
32
Quand le théâtre transcende un fait divers sordide, le poétise, sans, pourtant, en édulcorer la noirceur…

En 1968, une journaliste anglaise, Gitta Sereny assiste à un procès hors du commun, celui de Mary Bell, une petite fille d’à peine onze ans qui a étranglé, à un moins et demi d’intervalle et sans motif apparent, deux petits garçons de trois et quatre ans. Parce qu’elle est très jeune, Marie est condamnée pour homicide involontaire et est libérée en 1980. Plusieurs années après sa libération, pour tenter d’échapper, à ses cauchemars, elle va accepter de rencontrer Gitta Sereny et lui livrer ses souvenirs. Ces entretiens donneront lieu à un livre intitulé « Une si jolie petite fille ».

C’est de ce livre, et aussi d’une enquête réalisée dans la ville où se sont déroulés les faits, que s’inspire ce « Mayday » signé de la dramaturge Dorothée Zumstein.
On ne s’en rend pas compte au premier acte, un peu trop « vide », mal porté, surtout, par une actrice qui chuchote, n’articule pas son texte et le rend par moments inaudible (malgré le soutien d’un micro HF !), mais la pièce est formidable ! Elle brosse, de façon presque onirique, en remontant le temps, le portrait de trois figures féminines, très différentes et pourtant d’une même lignée : celle de Marie, la petite meurtrière, qui fut maltraitée à en perdre raison et sens moral, celle de Betty, sa mère, une prostituée qui l’enfanta à l’âge de seize ans, et celle d’Alice, sa grand-mère, qui fut tant soumise à son mari qu’elle ferma les yeux sur tout, même sur le fait, qu’il couche avec sa fille Betty.

Misère sociale, violence, délinquance, inceste, « Mayday » n’édulcore rien. Chaque scène donne à comprendre le chaos noir des existences de ces trois femmes d’une même famille. Et pourtant, nulle lourdeur misérabiliste. Grâce au texte, très poétique de Dorothée Zumstein, grâce aussi à la mise en scène très onirique de Julie Duclos, on assiste à un spectacle qui échappe à la pesanteur du réalisme. C’est fascinant, poignant aussi. Il faut dire que les comédiennes qui jouent Alice et Betty, clouent les regards, tant elles sont belles, sauvages, paumées. Il faut dire aussi que le dispositif scénique conçu par Hélène Jourdan (décor habilement éclairé par de gros projecteurs, fumées et projections vidéos), donne à la scène des allures d’un plateau de cinéma. L’atmosphère plonge le spectateur dans le fantasmagorique. On est face à des personnages de chair et de sang, mais comme dans un espace suspendu, dont on peut penser qu’il est une proposition de représentation de la conscience de ces femmes perdues. (Jusqu’au 17 mars au Théâtre de la Colline. Puis en tournée).
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Rire
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor