- En tournée
- En tournée dans toute la France
Jusque dans vos bras

- Cédric Moreau
- Maxence Tual
- Brahim Takioullah
- Alexandre Steiger
- Pascal Sangla
- Athaya Mokonzi
- Charlotte Laemmel
- Matthias Jacquin
- Céline Fuhrer
- Caroline Binder
- Adèle Zouane
- En tournée dans toute la France
Recherche désespérément identité française.
Quelle est donc cette fameuse identité française qui fait tant débat de nos jours et qui pourrait nous amener, dans nos visions les plus sombres, à une guerre civile ? Pour leur prochain spectacle, les Chiens de Navarre mèneront une psychanalyse électrochoc de la France en convoquant quelques figures de notre Histoire et de notre actualité.
De Gaulle, Robespierre et Obélix, arriveront-ils à se croiser dans un hammam ce dimanche après-midi-là pour siroter un thé à la menthe et ripailler sur les piliers de l’identité française ?
On doit croire en quoi quand on se croit français ?
L’identité et ses quarante penseurs (même à dix sur scène) pour décortiquer cette phrase « un Français, c’est juste un type comme toi et moi ». Avec un énorme bloc de glace au-dessus de nos têtes pour cette nouvelle expérience scénique de la bande.
Il était évident que ces Chiens (de France et) de Navarre en arriveraient à évoquer cette fameuse identité et ce spectacle, comme tous d’ailleurs, démarre avec un Bang ! Je fais une généralité, mais entre le Christ qui interpelle le public du haut de sa croix dans les Armoires Normandes et cette fois-ci un enterrement avec cette famille et ses amis, déchirés par le chagrin et qui s’entre-déchirent au son des Beatles (All you need is love… qui démarre, tiens donc, par les premières mesures de la Marseillaise), on entre de plein fouet dans le vif du sujet. Tout ça pour dire que Jean-Christophe Meurisse sait y faire avec les images en employant une scénographie simple mais « de toute beauté » (du gazon partout, un réverbère…) et sait utiliser l’espace (celui des Bouffes du Nord) comme personne. Et qu’on rit énormément pendant presque tout le spectacle, cela se délite quelque peu sur la fin, ceci est mon petit bémol.
Il faut les voir représenter De Gaulle par un comédien algérien de 2m43 (dommage qu’il ne soit pas plus employé dans le spectacle), sauver des migrants sur le générique d’Intervilles, faire parler le dernier militant du PS, gentiment bousculer le public de catégorie 1 et autres invités, etc. car oui, nos Chiens de Navarre préférés (Céline Fuhrer toujours là !) osent toujours tout et n’épargnent vraiment personne.
La présentation sous forme de tableaux accentue les différences entre "rire à gorge déployée", sourire et simplement rester indifférents. Des acteurs bons dans l'ensemble, une mise en scène assez simple mais inventive dans son étonnant rapport au public.
Des faiblesses dans certains textes notamment ceux qui concernent les personnages soi-disant symboles de la France. On passe un très bon moment.
Bien sûr, ils se défendront en expliquant qu'ils ne cherchent pas à "dire quelque chose", mais cette succession de saynètes qui reprend les différents ressorts comiques qui ont fait leur succès laisse plus que sur sa faim.
Ni très choquant, ni très universel : on a vu et on oublie aussi vite.