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42nd Street

42nd Street
De Bradford Ropes, Michael Stewart, Mark Bramble
Mis en scène par Gower Champion, Stephen Mear
  • Théâtre du Châtelet
  • 1, place du Châtelet
  • 75001 Paris
  • Châtelet ( l 1,4,7,12,14)
Itinéraire
Billets de 20,00 à 100,00
Evénement plus programmé pour le moment
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1933, New York. Quasiment ruiné par la crise financière de 1929, le producteur Julian Marsh prépare son grand retour à Broadway.

Il veut en mettre plein la vue au public avec sa nouvelle comédie musicale Pretty Lady.

Hélas, la vedette féminine se blesse lors des répétitions. Le spectacle sera sauvé grâce au talent d’une jeune choriste de la troupe : Peggy Sawyer.

 

Emblème des backstage musicals américains, ces comédies musicales qui racontent la préparation d’un spectacle, 42nd Street est une œuvre pleine de charme pour passer les fêtes de fin d’année. 

Après Kiss Me Kate et Singin in The Rain, le Théâtre du Châtelet signe une nouvelle comédie musicale sur le principe de la mise en abyme.

Sur cette intrigue se greffent des numéros chantés et dansés éblouissants accompagnés de scènes de claquettes à couper le souffle qui permettront au Châtelet d’offrir à son public un dernier feu d’artifice avant sa fermeture pour travaux.

 

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La critique de la rédaction : 6/10. Impressionnante cette débauche de moyens dans 42nd Street, le Théâtre du Chatelet veut nous en mettre plein la vue !

Les nombreux décors sont monumentaux, les costumes des années 30 très beaux. Nous avons également beaucoup aimé les chorégraphies et les numéros de claquettes assez fascinants.

Pourtant, il nous a manqué quelque chose pour être totalement convaincus. L'ensemble est trop propre, à peine terminés les airs des chansons sont oubliés.

Mais le principal défaut de cette comédie musicale est son histoire, pas passionnante, sur les coulisses de la création d'un show avec une tête d'affiche qui a le melon. Nous ne nous sommes pas attachés aux personnages et n'avons pas aimé les dialogues, très fades. Quant à l'humour, il reste grossier, attendu.

Heureusement le magnifique final et le tube « 42nd Street » nous font sortir avec le sourire.

Votre sentiment à la sortie dépendra de ce que vous attendez d'une comédie musicale. Si vous y allez pour le show et les paillettes vous adorerez. Si vous voulez également apprécier des chansons entrainantes, des dialogues et une histoire vous partagerez peut être notre avis.

Note rapide
7,1/10
pour 8 notes et 4 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
13%
0 critique
Note de 4 à 7
25%
4 critiques
Note de 8 à 10
63%
Toutes les critiques
18 déc. 2016
9,5/10
79 0
Explosion paillettée au Châtelet !

Avant la fermeture des lieux pour travaux, Jean-Luc Choplin a vu les choses en grand en programmant 42nd Street. Kitchissime, le show assume ses excès et ses éclats dans une mise en scène tonitruante de Stephen Mear. Le public en liesse en redemande ; un cadeau idéal pour les fêtes de fin d’année !

42nd Street propose de nous faire voir l’envers du décor d’une comédie musicale après la Grande Dépression. Ce procédé commode de mise en abyme suit les pérégrinations de Peggy Sawyer, une campagnarde venue tenter sa chance à Broadway. Par un concours heureux de circonstances, elle va devenir l’étoile de Pretty Lady. Ce « backstage musical » se savoure comme un bonne série TV entre crise d’égo, jalousies, rivalités et course contre la montre. Le livret composé par Michael Stewart et Mark Bramble est piquant, bourré d’humour.

42nd Street est un musical baroque, qui multiplie les excentricités en tout genre : costumes invraisemblables avec des chapeaux en forme de bouteilles ou de tulipes ; des kilos de paillettes qui saturent la scène, un débordement joyeux à tout va. Bref, on dirait que toute la troupe a consommé des champignons magiques tellement ce délire visuel et interprétatif s’avère contagieux. Il faut dire que la mise en scène vitaminée de Stephen Mear ne nous laisse aucun répit.

Au niveau des lyrics, peu de chansons ressortent réellement. En revanche, les chorégraphies enchantent les mirettes. Plusieurs numéros de claquettes époustouflants ponctuent le show et la synchronie des trente danseurs ainsi que la fluidité de leurs mouvements laissent baba. Une pure merveille.

Monique Young mène la danse dans le rôle de Peggy : sa fraîcheur communicative, ses talents de danseuse et son joli grain de voix séduisent. On distinguera également Ria Jones en vieille star sur le retour, délicieusement odieuse tout comme Jennie Dale, fantasque auteur et Stephan Anelli à la voix envoûtante.

Pour ses adieux provisoires, le Châtelet place donc la barre très haut et offre tout simplement la meilleure comédie musicale du moment. Que la force des claquettes soit avec vous !
13 déc. 2016
9/10
42 0
Un moment magique.

Du rythme, de la joie, de la bonne humeur.
Acteurs merveilleux, décors et costumes bien faits.
On se sent partis à Broadway pendant 2h30.

Merci pour ce moment !
27 nov. 2016
10/10
55 0
Quelle FABULEUSE soirée !!!

Une comédie musicale, une "vraie de vraie", toute en VO surtitrée, une grande satisfaction pour moi car cela permet d'éviter les "blagues Carambar" que les auteurs s'autorisent à inclure dans les versions "francisées", proposées par certaines salles...

Des chorégraphies tirées au cordeau démontrent, une fois de plus que les américains sont imbattables en matière de "Musicals". Etre placée au "paradis" était un avantage : cela m'a permis de les apprécier à leur juste mesure.

Tous ces artistes sont de grands professionnels, que ce soit en chant, danse, ou encore jeu.

J'ai éprouvé le même plaisir et retrouvé la même ambiance que dans ma comédie musicale préférée "Chantons sous la pluie"...

On sort de là "avec la banane" et en esquissant quelques pas de danse dans les couloirs du Châtelet.

Un grand moment de bonheur !
20 nov. 2016
10/10
68 0
A peine le spectacle a-t-il démarré que, déjà, c’est bluffant ! Derrière un rideau même pas encore entièrement levé, une trentaine de paires de gambettes dansent sur un rythme endiablé, en « tapant » le sol, à toute allure et à l’unisson ! Waouh ! Quelques petites minutes plus tard, quand le rideau s’ouvre complètement, devant un public déchainé, on s’aperçoit qu’on est sur la scène d’un théâtre new yorkais, en pleine audition…

Julian Marsch, un metteur en scène très connu, mais qui s’est retrouvé ruiné par le krach de 1929, tente de se « refaire » en montant une nouvelle comédie musicale. Il prévient : il faudra « tout casser » ! Il veut un show du tonnerre, un truc comme on n’en a jamais vu, qui époustouflera le public et pulvérisera les recettes. Sa vedette, débarque alors. C’est une star capricieuse, vieillissante, odieuse dans son comportement, mais il faut bien un « nom » pour mener la revue, et elle connaît les ficelles du métier ! Dans un coin, une débutante timide, arrivée en retard, se fait éjecter de la troupe. Mais grâce à sa fraicheur, sa voix d’or et son talent de danseuse, on la garde, au cas où, comme… doublure. Evidemment, ce qui devait arriver, se produit… Quelques magnifiques et drôlissimes et spectaculaires tableaux de répétitions plus tard, la vedette glisse et se casse la jambe. Panique. La troupe va-t-elle être mise sur le carreau ? Après tous ces efforts, ce serait plus que navrant ! Quelqu’un se souvient alors de la timide débutante. Bon sang, mais c’est bien sûr ! La jeune artiste finira par surpasser, en talent et en peps, sa méchante ainée, et la revue connaitra une première triomphale…

Adapté pour la première fois en 1980 pour la scène d’un théâtre de New York à partir d’un film culte tourné à Hollywood en 1933, « 42nd Street », qui offre une plongée dans les coulisses de la création d’un show, est devenu l’un des spectacles les plus emblématiques de Broadway, et cela à cause de ses numéros de claquettes virtuoses et de ses musiques au swing frénétique.

Il est conçu comme un hommage à un genre que d’aucuns trouvent « kitsch », mais pour lesquels d’autres se pâment: celui de la revue à paillettes qui, fait danser et chanter, selon un ordre parfait, un « chorus line », un ensemble de boys et de girls à la plastique impeccable. Les intrigues sont souvent simplistes ? Et alors ? Le bonheur est ailleurs, dans le mouvement, la musique et la danse..

Depuis 1980, « 42nd Street » a été monté plusieurs fois, mais jamais sans doute avec la munificence de cette production du Châtelet. Décors gigantesques qui se succèdent à toute vitesse comme par magie, costumes d’une inventivité et d’un luxe inouïs, chorégraphies enlevées, et aussi et surtout, artistes de tout premier ordre… Ah, la voix de Ria Jones ! Oh, la présence de Jennie Dale ! Ah, la virtuosité vocale de ce danseur exceptionnel qu’est Dan Burton (qui explosait déjà, l’an passé sur cette même scène dans « Chantons sous la pluie » dans le rôle de Gene Kelly). Dans la salle, le public, à juste titre, n’en finit pas de s’extasier et d’applaudir, se levant, à la fin, comme un seul homme. Car tout est enlevé, étourdissant, sexy, drôle, réglé aux cordeaux du rythme, de la précision et de la bonne humeur… Le metteur en scène de cette création est un ancien danseur de claquettes hors pair, un type tombé tout petit dans l’univers de la comédie musicale, le même que celui qui avait dépoussiéré l’année dernière, sur cette même scène, « Chantons sous la pluie », le britannique Stephen Mear.

Au fait, pourquoi ce spectacle s’appelle-t-il « 42nd Street » ? Parce qu’aux USA, cette rue est une artère mythique. A New York, c’est en effet celle qui abrite la plupart des théâtres les plus emblématiques de Broadway. Pour les artistes américains qui ne rêvent que de comédie musicale, elle représente un « must » et… un passage obligé !
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Musique
Talent des artistes
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor