Critiques pour l'événement Le Roi se meurt
La condition humaine !
Eugène Ionesco a écrit cette pièce en 1962, elle occupe une place centrale dans son œuvre. Pilier du théâtre de l'absurde, Le Roi se meurt parvient à traiter de la mort avec une combinaison unique de gravité et d'humour.
Dans une salle du trône, au décor magnifique et délabré, tout se lézarde.
Le Roi arrive suivi de ses deux reines.
Il va mourir .....
Vêtu d'un pyjama, le cheveux hirsute, il n'a plus rien de royal, il est chacun de nous face à l'inéluctable.
La Reine Marguerite, sa première épouse, est la voix de la raison.
Froide, lucide, c'est elle qui lui annonce sa mort imminente.
Sa seconde épouse, la Reine Marie, est au contraire la voix des émotions. Pleine d'amour, elle tente de réconforter le Roi jusqu'au bout.
Le médecin est la conscience collective, que le monarque refuse d'écouter, tandis que Juliette, la bonne à tout faire, représente le peuple, ignoré du Roi et de sa cour.
Quant au garde, il se contente désormais de répéter les nouvelles.
Bérenger 1er, comme tout un chacun, refuse tout d'abord la fin, lutte contre l'engloutissement puis abdique, son déclin physique ne lui laissant pas le choix.
La mise en scène de Christophe Lidon, brillante, plonge le spectateur dans les dernières heures de la vie de cet homme et nous fait entendre toutes les absurdités du texte.
Les comédiens sont magnifiques, chacun d'entre eux est un symbole fort qui au fil de la pièce se détache du Roi.
Vincent Lorimy, époustouflant en vieil homme capricieux et de mauvaise foi, mais aussi touchant par ses peurs et sa résignation.
Valérie Alane, Reine magnifique avec ses longs cheveux noirs et sa robe rouge.
Chloé Berthier, dont la puissante empathie est le contrepoint des autres personnages.
Thomas Cousseau est impérial, tout à la fois médecin et oracle lisant dans les étoiles.
Nathalie Lucas et Armand Eloi, sont les deux personnages du peuple qui apportent de l'humour.
Une tragi comédie qui nous renvoie à notre propre fin, toujours trop vite, toujours trop tôt.
Brillant !
Sylvie Tuffier
Eugène Ionesco a écrit cette pièce en 1962, elle occupe une place centrale dans son œuvre. Pilier du théâtre de l'absurde, Le Roi se meurt parvient à traiter de la mort avec une combinaison unique de gravité et d'humour.
Dans une salle du trône, au décor magnifique et délabré, tout se lézarde.
Le Roi arrive suivi de ses deux reines.
Il va mourir .....
Vêtu d'un pyjama, le cheveux hirsute, il n'a plus rien de royal, il est chacun de nous face à l'inéluctable.
La Reine Marguerite, sa première épouse, est la voix de la raison.
Froide, lucide, c'est elle qui lui annonce sa mort imminente.
Sa seconde épouse, la Reine Marie, est au contraire la voix des émotions. Pleine d'amour, elle tente de réconforter le Roi jusqu'au bout.
Le médecin est la conscience collective, que le monarque refuse d'écouter, tandis que Juliette, la bonne à tout faire, représente le peuple, ignoré du Roi et de sa cour.
Quant au garde, il se contente désormais de répéter les nouvelles.
Bérenger 1er, comme tout un chacun, refuse tout d'abord la fin, lutte contre l'engloutissement puis abdique, son déclin physique ne lui laissant pas le choix.
La mise en scène de Christophe Lidon, brillante, plonge le spectateur dans les dernières heures de la vie de cet homme et nous fait entendre toutes les absurdités du texte.
Les comédiens sont magnifiques, chacun d'entre eux est un symbole fort qui au fil de la pièce se détache du Roi.
Vincent Lorimy, époustouflant en vieil homme capricieux et de mauvaise foi, mais aussi touchant par ses peurs et sa résignation.
Valérie Alane, Reine magnifique avec ses longs cheveux noirs et sa robe rouge.
Chloé Berthier, dont la puissante empathie est le contrepoint des autres personnages.
Thomas Cousseau est impérial, tout à la fois médecin et oracle lisant dans les étoiles.
Nathalie Lucas et Armand Eloi, sont les deux personnages du peuple qui apportent de l'humour.
Une tragi comédie qui nous renvoie à notre propre fin, toujours trop vite, toujours trop tôt.
Brillant !
Sylvie Tuffier
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