Une mère biologique. Une mère adoptive. Une jeune femme partagée entre deux histoires.
Synopsis
À travers ces trois destins intimement liés, Un Espoir explore avec délicatesse et intensité les blessures invisibles de l’adoption, la quête d’identité et le besoin universel d’amour et d’appartenance.
Entre secrets, silences et confrontations, les certitudes vacillent peu à peu, laissant émerger des vérités profondément humaines.
L'avis de la rédaction
Il y a des sujets qui appellent la pudeur, tant ils touchent, à tort, à l'intime.
L'adoption en est un.
Wendy Beckett choisit pourtant de le regarder en face, sans détour, à travers trois voix qui se répondent et se heurtent : une mère biologique, une mère adoptive, une jeune adolescente en quête d’elle-même.
Chacune porte sa vérité.
Chacune fait comme elle peut.
L’autrice ne tranche jamais. C'est là toute la force du texte : laisser coexister trois légitimités qui s'affrontent sans qu'aucune ne l'emporte.
Au-delà de l'adoption elle-même, c'est la relation mère-fille dans ce qu'elle a de plus fondamental que la pièce interroge.
Et cette quête d'identité, ce besoin de savoir d'où l'on vient pour savoir qui l'on est, touche à l'universel : « Je sais même pas qui je suis, d'où je viens. Peut-être même que je n'existe pas », lâche la jeune femme.
Cette phrase résonnera encore lorsque le public quittera la salle.
Diana Iliescu signe une mise en scène sensible et soignée.
Christine Gagnepain, Sandrine Seubille et Jenny Tréhoux interprètent les enjeux forts du texte tout en nuances.
Chacune est à la fois cruelle et porteuse d’espérances.
C’est très bien joué.
Un Espoir est plein de promesses.
Anastasia Bizard