Ancien malade des hôpitaux de Paris
Pour célébrer les 10 ans de sa création, Olivier Saladin revient avec son spectacle emblématique !
Synopsis
Cette nuit-là, le docteur Galvan trouve la foi médicale, la perd, la retrouve, la perd à nouveau, et ainsi de suite car la nuit fut longue.
Il fallait qu’il le raconte à quelqu’un.
Désolé que ce soit vous.
Olivier Saladin, mis en scène par Benjamin Guillard, s’empare avec brio de ce monologue gesticulatoire, comme le nomme Daniel Pennac, véritable course-poursuite burlesque, truffée de péripéties, dans les différents services d’un hôpital où les symptômes apparaissent et disparaissent, laissant les meilleurs spécialistes sans voix.
Une comédie médicale délirante et jubilatoire.
L'avis de la rédaction
C'est grave Docteur !?
"Je ne me sens pas très bien" dit un petit monsieur un dimanche aux urgences pleines à craquer, de cas apparemment beaucoup plus graves que le sien.
Comme quoi il ne faut pas se fier aux apparences.
Car ce petit monsieur, l'air de rien, va passer par toutes les pathologies de la galaxie, rameuter tous les grands pontes de l'hôpital, et surtout, ébranler sérieusement la foi médicale du docteur Galvan, qui se voyait déjà en haut de l'affiche.
C'est du grand Daniel Pennac, celui du temps de Malaussène.
C'est du grand Olivier Saladin, celui du temps des Deschiens.
Mis en scène, ou dirons-nous exalté par Benjamin Guillard, le comédien, à peine sorti de "Art" avec le succès que l'on connaît, retrouve avec bonheur les planches du théâtre Montparnasse.
Un pur régal de cabotinage féroce, à l'humour noir décapant, en milieu hospitalier qui plus est, fort propice à la satire.
Autant vous dire que c'est plein de folie, irrésistible, jubilatoire, bidonnant, et ça vous ferait sérieusement pencher pour la naturopathie ou la prière !
Le comédien est comme un poisson dans l'eau - ou un urgentiste au bloc - en médecin débutant qui se rêve grand ponte. Oui mais le corps, cher docteur, a ses raisons que la raison ignore.....
Trottinant, tombant, se relevant, tremblant, assis, debout, allongé, il ne ménage pas sa peine et nous désopile, nous gondole, nous tire-bouchonne, en un mot nous réjouit.
Les gaz intestinaux jouent de la musique, les symptômes, eux, à cache-cache, les chefs de service sont largués, et le pauvre docteur Galvan y perd son latin.
Comme le dit si justement Christian Hecq, on n'est pas sur scène pour faire du raisonnable !
Mission accomplie.
Un grand moment de théâtre !
Sylvie Tuffier