Où vont les larmes quand elles sèchent
Le texte drôle et émouvant de Baptiste Beaulieu, adapté avec finesse par Léna Breban.
Synopsis
Le best-seller aux centaines de milliers de lecteurs enfin sur scène !
"Je suis médecin généraliste dans une petite ville et comme mes collègues j’ai trop de patients : ils débordent de la salle d'attente.
Soigner. Consoler. Écouter.
Soigner. Consoler. Écouter.
J’entends beaucoup d'histoires et il m’arrive de les lire directement sur le corps des malades. Les injustices qui traversent leur vie me mettent en colère mais surtout je ne sais plus comment pleurer depuis cette nuit où il m’a manqué six petites minutes".
D'anecdotes hilarantes en éclats poétiques en passant par des punchlines volcaniques, Jean suture délicatement les plaies de nos humanités….
L'avis de la rédaction
Jean est médecin de famille dans une petite ville. Il reçoit chaque jour plus de patients que ses journées ne peuvent en contenir.
Derrière chaque corps se cache quelqu’un à soigner, à écouter, à réparer.
Mais depuis une nuit qui l’a marqué à jamais, les larmes de Jean se sont taries.
Où sont-elles passées ?
Le début est original.
Le docteur arrive, casque de vélo sur la tête. Il est en retard. La salle d’attente, c’est nous, le public : elle est pleine à craquer, jour de consultation sans rendez-vous oblige.
Régis Vallée est bouleversant, il confirme son grand talent.
Celui d’une palette de jeu lui permettant de se glisser avec aisance d’un personnage à l’autre, servie par un sens du rythme, du comique et de la rupture inouï.
Le comédien joue avec le public pour notre plus grand bonheur, jusqu’à sortir cette petite guitare qui fait chanter toute la salle. Un des plus grands acteurs de théâtre de notre temps.
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Quant à Léna Bréban, elle signe une adaptation qui rend hommage avec finesse au best-seller de Baptiste Beaulieu et le respecte.
La mise en scène est d’une rare inventivité. Un simple tiroir se métamorphose au gré du récit : table d’auscultation, puis cuisine, ou encore canapé.
C’est magnifique et poétique.
On en ressort avec l’envie de prendre soin des autres.
Un écrin d’humanité qui réconforte.
Anastasia Bizard