Chloé Oliveres - Mon côté Wertheimer
Chloé Oliveres explore son matrimoine et son héritage psychique.
Synopsis
Mon côté Wertheimer
(Les mères poules ne font pas des mouettes)
Mais parfois, si.
C’est une enquête intime et culottée sur ma lignée maternelle, sur ma branche de travers : mon côté Wertheimer.
Est-ce que l’anxiété, c’est matrilinéaire, comme la judéité ?
Freud a dit : "C’est la faute à ta mère si t’es tombée par terre."
Et tout le monde l’a cru.
Mais elles ont fait comme elles ont pu, nos aïeules, avec le patriarcat, tout ça.
Ce qui était, au départ, une enquête sur mon arrière-grand-mère devient, au fil du spectacle, une rencontre avec ma mère.
L'avis de la rédaction
Les femmes qui dérangent sont vues comme dérangées.
Chloé Oliveres débute son spectacle par une scène banale dans une gare, une mère anxieuse éprouve les nerfs de sa fille, elle-même jeune mère.
Cette gare n’est que le point de départ d’une enquête vers une arrière-grand-mère déclarée folle et internée.
Notre héroïne s’interroge sur les possibles répercussions psychiatriques pour elle-même.
Elle tire un fil, à un rythme vif et sautillant, qui passera par les différentes femmes qui jalonnent sa lignée pour revenir à sa propre mère.
Elle suit sa voie et nous fait entendre leurs voix avec drôlerie et malice.
Avec une énergie folle dans sa quête, Chloé Oliveres interpelle le public et nous attrape avec humour.
C’est une redécouverte de ce que chacune de ces femmes ont parcouru, de ce qu’elles ont tu, de ce qu'elles ont dû porter et de ce que les unes ont imprimé sur les autres.
Pour reprendre du souffle, leur redonner une place plus large et prendre sa propre place.
Une belle traversée qui rend hommage aux femmes, finement écrite avec humour.
On en sort ravi !
Céline Nache