Les petites femmes de Maupassant
À travers une mosaïque de récits, Maupassant se révèle un écrivain amoureux de la liberté et des femmes.
Synopsis
Quatre comédiennes incarnent avec humour et finesse des héroïnes tantôt intrigantes, tantôt ingénues, qui livrent leurs secrets d’amour.
Cette adaptation dessine un Maupassant drôle, sensuel et inattendu, croquant les relations humaines avec une ironie tendre. Un spectacle délicat, vif et profondément contemporain, où la malice le dispute à l’émotion.
Elles sont quatre, tour à tour chipies et intrigantes, leurs voix s’entrelacent en secrets d’alcôve.
L'avis de la rédaction
Messieurs, il ne faut pas confondre la lavande et la verveine !
Comme le disait Sacha Guitry, Maupassant était contre les femmes, tout contre.
Reconnu de son vivant, le grand auteur du XIXe laissa derrière lui une œuvre abondante, quelques romans célèbres mais surtout un grand nombre de nouvelles, trésors inestimables pour les gens de théâtre.
C'est dans cette foisonnante richesse littéraire que Roger Défossez est allé piocher pour construire ce récit, qui met en scène quatre femmes qui se retrouvent loin des hommes, ou plus exactement de leurs hommes, et, chacune avec sa personnalité, nous dessinent un portrait du féminin de cette époque.
Il y a Céleste, la maîtresse des lieux, veuve épanouie à laquelle Alexandra Sarramona donne une couleur pétillante et irrésistible.
Hortense, l'amie de toujours venue passer un séjour à la campagne. Karine Pinoteau - la fille du cinéaste - est pleine de douceur, toute en nuances et en malice.
Arrive Coralie, la nièce de Céleste, incarnée par Eurydice El-Er, aussi à l'aise au piano que dans le rire.
Elle a invité à l'improviste son amie Zoé. Marie Grach nous régale avec ce personnage de jeune femme dévergondée qui séduit toutes les autres.
Le quatuor, formidablement mis en scène par Gwenhaël de Gouvello, dans un décor féminin et champêtre à souhait, nous charme dès les premières minutes.
Caprices, brins de folie, révélations, soif de liberté, les corps et les esprits s'échauffent, et nous font une démonstration éclatante : notre fragilité n'est qu'apparente !
Bien sûr, c'était au temps où Renoir peignait, les questions étaient celles de leur temps .....faut il désobéir à la nature ou à la loi ?
Voilà de quoi vous consoler d'être à Paris pendant l'été !
Sylvie Tuffier