Les bonnes
Puissance du jeu et pouvoir de l'imaginaire.
Synopsis
Les Bonnes, de retour à l'Athénée avec la troupe de la Comédie-Française.
Deux jeunes domestiques projettent le meurtre de leur maîtresse dans un rituel où les rôles s’inversent. Jean Genet signe en 1947 un de ses chefs-d’œuvre, devenu un classique du répertoire moderne.
Les bonnes sont deux sœurs, Claire et Solange. Elles répètent le meurtre de leur maîtresse dans un rituel où la cadette joue Madame en se parant de ses robes, l’aînée la bonne. Elles sont parvenues à faire arrêter Monsieur, elles échafaudent désormais l’empoisonnement de leur maîtresse.
Genet précisait qu’il n’avait pas écrit un plaidoyer pour les domestiques. Il dresse néanmoins une critique de la bourgeoisie du XXe siècle et apporte un soin particulier à l’éloquence de celles qui n’ont habituellement pas droit à la parole.
L'avis de la rédaction
Une fois encore la Comédie française nous embarque dans un magnifique voyage !
La mise en scène de Carme Portaceli est époustouflante.
Les trois comédiennes, Anna Cervinka, Élissa Alloula et Edith Proust nous offrent une interprétation incroyable.
Le texte de Jean Genet est porté à son paroxysme, et même si certains passages pourraient être moins intenses, afin de ne pas saturer les émotions, le public est suspendu aux lèvres des trois comédiennes.
Un grand moment de théâtre.
Sylvie Tuffier