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Affiche pour Le Roi se meurt

Le Roi se meurt
(4.5/5)

Du 5 juillet 2025 au 6 février 2026

Cette oeuvre majeure du XXème siècle, en forme de parabole tragi-comique, emprunte le chemin de l’humour pour nous toucher au coeur.

Synopsis

Le roi Bérenger ne veut pas le reconnaître, il va mourir.... Son royaume se dégrade et malgré l'accompagnement de ses deux reines et de son entourage, il enrage. Voici le parcours de cet homme jusqu’à la fin, de son pouvoir, de sa vie, de Tout… Avec ce texte devenu classique, Ionesco nous offre un chemin, inspiré du Livre des morts tibétain et de ses étapes, il nous accompagne tout au long de l'apprentissage de la mort.

Quelle intuition d'écriture, quelle philosophie du Théâtre ! Tout en rythme et rupture de ton, cette pièce nous émeut et nous fait sourire de notre humanité si imparfaite, elle nous prend par la main et par l'âme vers un rien inévitable.
Décapant, poétique, désarmant, inattendu, il nous mène droit vers « une sorte de libération de notre angoisse »
 

L'avis de la rédaction

La condition humaine !

Eugène Ionesco a écrit cette pièce en 1962, elle occupe une place centrale dans son œuvre.

Pilier du théâtre de l'absurde, Le Roi se meurt parvient à traiter de la mort avec une combinaison unique de gravité et d'humour.

Dans une salle du trône, au décor magnifique et délabré, tout se lézarde.
Le Roi arrive suivi de ses deux reines.
Il va mourir .....
Vêtu d'un pyjama, le cheveux hirsute, il n'a plus rien de royal, il est chacun de nous face à l'inéluctable.

La Reine Marguerite, sa première épouse, est la voix de la raison. Froide, lucide, c'est elle qui lui annonce sa mort imminente.
Sa seconde épouse, la Reine Marie, est au contraire la voix des émotions.
Pleine d'amour, elle tente de réconforter le Roi jusqu'au bout.
Le médecin est la conscience collective, que le monarque refuse d'écouter, tandis que Juliette, la bonne à tout faire, représente le peuple, ignoré du Roi et de sa cour.
Quant au garde, il se contente désormais de répéter les nouvelles.

Bérenger 1er, comme tout un chacun, refuse tout d'abord la fin, lutte contre l'engloutissement puis abdique, son déclin physique ne lui laissant pas le choix.

La mise en scène de Christophe Lidon, brillante, plonge le spectateur dans les dernières heures de la vie de cet homme et nous fait entendre toutes les absurdités du texte.

Les comédiens sont magnifiques, chacun d'entre eux est un symbole fort qui au fil de la pièce se détache du Roi.

Vincent Lorimy, époustouflant en vieil homme capricieux et de mauvaise foi, mais aussi touchant par ses peurs et sa résignation.
Valérie Alane, Reine magnifique avec ses longs cheveux noirs et sa robe rouge.
Chloé Berthier, dont la puissante empathie est le contrepoint des autres personnages.
Thomas Cousseau est impérial, tout à la fois médecin et oracle lisant dans les étoiles.

Nathalie Lucas et Armand Eloi, sont les deux personnages du peuple qui apportent de l'humour.

Une tragi-comédie qui nous renvoie à notre propre fin, toujours trop vite, toujours trop tôt.

Brillant !

Sylvie Tuffier

Théâtre Lucas Paumier

Le Théâtre Lucas Paumier - ex Théâtre des Gémeaux Parisiens - s’inscrit dans la continuité de près de 150 ans d’histoire culturelle du quartier Ménilmontant-Amandiers, née sous la tutelle de la congrégation des Salésiens à la fin du 19e siècle.
Il prend racine dans un contexte d’éducation culturelle populaire des jeunes du quartier. Il y encadre alors les loisirs des habitants - enfants et adultes - par la pratique théâtrale, vocale et sportive. Ainsi, des dizaines de jeunes générations se forment successivement dans cet édifice alors constitué d’un théâtre au rez-de-chaussée et d’une chapelle au premier étage.
La fin du XXème siècle et le début du XXIème siècle marquent le développement structurel du bâtiment tel que nous le connaissions jusqu’en 2022.

15 rue du Retrait
75020 Paris

Photo pour Théâtre Lucas Paumier