La raison du plus fou
Deux génies, un échiquier, une partie jubilatoire.
Synopsis
Lorsque Rousseau publie ses Confessions, où il attaque ses anciens amis philosophes, Diderot prend peur.
La rupture entre les deux anciens amis devient, le temps d’une partie d’échecs, une confrontation aussi brillante que jubilatoire.
Entre l’intime de l’un et l’ambition de l’autre, leurs visions s’entrechoquent avec panache.
Portée par des échanges vifs, ironiques et savoureux, la pièce mêle rires et pensées dans un duel aussi mordant que profondément humain, au cœur des Lumières.
Que le meilleur gagne !
Une comédie savante raisonnablement folle. Entre réflexion politique et satire contemporaine.
L'avis de la rédaction
C'est à la fin de la foire qu'on compte les bouses !
Si vous attendez de ce tête à tête un pur condensé philosophique des pensées de Diderot et de Rousseau pour pouvoir briller dans les dîners, alors vous n'êtes pas tout à fait au bon endroit !
Bien sûr, de chaque côté du jeu d'échecs, il y a ces deux géants du XVIIIe siècle, dit siècle des Lumières, deux grands penseurs qui furent amis intimes avant que leurs divergences ne les séparent.
L'un avec ses Confessions, l'autre son Encyclopédie.
Sur la scène du Lucernaire, une fois n'est pas coutume, ce sont l'auteur - Franck Mercadal alias Rousseau - et le metteur en scène - Grégori Bacquet, Diderot pour vous servir - qui se régalent et nous régalent dans cette joute mêlant intelligence, beaucoup d'humour et un peu de rap.
Un voyage au centre de la pensée, certes, mais avant tout une comédie, et une des meilleures de cette rentrée pourtant foisonnante, dans laquelle les deux comédiens, dont la complicité est évidente, rivalisent de panache, d'ingéniosité, d'esprit et de drôlerie.
Franck Mercadal, dont c'est le premier ouvrage, frappe très fort !
Son texte est un régal, rythmé, hilarant, pétillant, bourré de philosophie et de fantaisie.On pense, parfois, au célèbre dialogue entre Alceste, le Misanthrope, et Philinte l'ami de tous ! Et puis, soudain, l'auteur nous prend à contrepied, nous embarque ailleurs, nous fait beaucoup rire.
Grégori Baquet, qui brille aussi bien dans son costume de comédien que dans celui de metteur en scène, s'est visiblement éclaté dans celle de la pièce. Passant en un clin d'œil de la franche hilarité à la philosophie la plus élaborée.
Un de nos coups de cœur de la rentrée, à ne rater sous aucun prétexte !
Sylvie Tuffier