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Affiche pour Freedom Club

Freedom Club
(4/5)

Du 19 octobre 2025 au 28 décembre 2025

Nicolas le Bricquir interroge l’impact de la technologie sur nos sociétés.

Synopsis

Après Denali, Nicolas Le Bricquir revient avec une nouvelle pièce : « Freedom Club »

Trois amis d’enfance devenus des membres influents du monde de la tech et des médias viennent de commettre un attentat symbolique contre Elon Musk : l’image d’un drone lui déversant de la matière fécale sur la tête fait désormais le tour du monde.
Mais rien ne se passe comme prévu. Un des leurs est mort. Ils ont un otage sur les bras et la police est sur le point de les retrouver.

Ils ont commis cette action au nom du « Freedom Club », une organisation qui lutte pour un arrêt du progrès technologique.
 

L'avis de la rédaction

On a chié sur Elon Musk !

Non, ce n’est pas le dernier article putaclic que vous dénichez sur votre réseau social favori ce matin en prenant votre café, mais le point de départ de ce nouveau thriller théâtral signé Nicolas Le Bricquir.

Avec un tel postulat, on ne peut qu’être intrigué.

Un décor d’entrepôt complotiste hyper détaillé, une horloge numérique au-dessus de la scène qui égrène les secondes d’une bien étrange manière, des lumières travaillées dans le style d’un techno-thriller : dès les premières secondes, on se sent comme au cinéma.

La mise en scène elle-même s’appuie sur les codes actuels de l’image, utilisant habilement le visible et le hors champ pour composer son histoire selon un ordre bien spécifique. Nous découvrons au sein de cette réalisation somptueuse un quatuor d’artistes qui tire parti de cette richesse visuelle pour nous faire entrevoir un monde à venir bien glaçant.
Si les personnages sont assez classiques, ils s’intègrent à une intrigue bien ficelée qui tient en haleine tout le temps du spectacle.
Le jeu est impeccable et parfaitement adapté à l’atmosphère anxiogène que veut installer le récit.
Les quelques éléments de comédie distillés çà et là pour alléger un peu l’ensemble fonctionnent bien, leur énormité rappelant parfois tristement la réalité…

On accroche ou on n'accroche pas, mais j’ai trouvé dommage l’utilisation de micros pour les interprètes, ce qui nous éloigne un peu plus de la scène et nous rapproche encore du cinéma.

Le choix de certaines lumières et sons assez forts peuvent parfois être un peu dérangeants, surtout quand ils sont répétés à outrance.

À l’heure où nous concédons de plus en plus nos libertés pour le confort de la technologie, Freedom club est un spectacle actuel et très pertinent, un avertissement par la scène du pouvoir des images sur nos vies.

Thomas Benatar