Woyzeck

Woyzeck
De Georg Büchner
Mis en scène par Pierre-Yves Bon
Avec Dimitri Jeannest
  • Dimitri Jeannest
  • Pierre-Yves Bon
  • Liza Machover
  • Lucien Duntze
  • Adrien Bourdet
  • Gaspard Lembeye
  • James Borniche
  • Simon Le Fouest en alternance avec Florent Hu
  • Clément Perdereau
  • Belleville
  • 94, rue Faubourg du Temple
  • 75011 Paris
  • Goncourt (l.11)
Itinéraire
Billets de 13,00 à 26,00
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Woyzeck, jeune soldat issu des couches les plus basses de la société, tente de survivre dans un monde dont il ne comprend ni le sens, ni la justification.

Transposée 23 ans après la troisième guerre mondiale, à l'heure où l'être humain est sur le point de devenir une donnée numérique, l'histoire de Woyzeck est une histoire d'amour au coeur d'un système rongé par l'individualisme et le mensonge.

Inspirée de faits réels et constituée de tableaux inachevés, l'oeuvre de Büchner est incroyablement visionnaire et en dit long sur l'incohérence du monde.

Un classique incontournable du théâtre allemand revisité par le collectif La Cantine.

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31 oct. 2014
4/10
86 0
Inspiré de faits réels Woyzeck est la dernière pièce de Buchner qu’il n’aura pas le temps de finir interrompu trop tôt par la mort.

L’histoire relate un fait divers qui s’est produit en 1821 où Johann Woyzeck tuait sa maitresse qu’il croyait infidèle. L’intérêt de cette histoire fut les trois années de procès qui s’en suivirent et certains de ses défenseurs pointaient du doigt son instabilité mentale qui aurait pu excuser sa folie passagère. Le condamné à mort fut donc confié à un expert afin de diagnostiquer son comportement, séquence qui inspira l’œuvre de Buchner. La pièce fut écrite en 1837 et pourtant sa première adaptation scénique ne vit pas le jour avant le début du XXème siècle comme si le texte était désaccordé de l’époque dont il était issu et trouvait davantage d’échos dans les pages d’ombres de la seconde guerre mondiale.

Il y a donc une certaine logique à voir adapter ce texte dans un futur dystopique mêlant représentations du nazisme à un show proche d’une téléréalité dictatrice. Bon, soit.
Cette adaptation de Pierre Yves Bon et de son collectif La cantine sorti tout droit du Cours Florent a la qualité d’être une pièce avec de nombreux comédiens, chose de plus en plus rare, et un parti pris de mis en scène, certes très largement galvaudé mais qui fonctionne parfois.

En fait ce spectacle souffre d’une trop grande immaturité propre aux élèves d’école de théâtre. A la fois trop sérieux, pas vraiment bien joué (pour pas dire mauvais, mais non je le dis pas. ) et profondément ennuyeux. J’ai souvent pu remarquer au sein des écoles de théâtres ou des pièces qui se montent après ces cours une volonté un peu orgueilleuse de vouloir dire des textes violents et forts et de montrer que même si on est jeunes on est capables de crier et de souffrir sur scène. Là-dessus s’ajoute comme je le disais une mise en scène pas toujours très finaude dont certains outils ont été vus mille fois avant, notamment la caméra qui retransmet en direct sur une télé ce qui se passe sur scène, élément inutile et même dissipant car on voit le nombre de minutes qui s’écoulent beaucoup trop lentement depuis le début du spectacle…

Cela dit on ne peut nier l’ambition du spectacle et je ne doute pas que le collectif La cantine nous serve mieux que des épinards à la béchamel à l’avenir.
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Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor