Western

Western
  • Nouveau Théâtre de Montreuil
  • 10 Place Jean Jaurès
  • 93100 Montreuil
Itinéraire
Billets à 25,00
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Au milieu des forêts enneigées du Wyoming, à l’époque des pionniers, un hameau habité par des fermiers et des cow-boys se déchire. Un propriétaire installe des barbelés mais un éleveur s’y oppose. Ici, pas de shérif : chacun fait la loi.

C’est sans compter l’arrivée de bandits qui prennent en otage la population. Un héros fort et courageux, de sinistres canailles, une passion amoureuse, des coups de poing : La Chevauchée des bannis, classique adapté à l’écran en 1959, réunit les ingrédients du genre.

Son réalisme brut et corrosif se démarque aussi des conventions du western. Les pieds dans la neige, dix comédiens incarnent les personnages de ce drame sous haute tension, au milieu d’une nature hostile, dans cette libre adaptation de Mathieu Bauer. La musique de Sylvain Cartigny recrée les grands espaces et insuffle au drame une dimension épique. 

Western ausculte la question de la légitimité de la violence et du sacrifice. Il revient aussi sur l’histoire du genre, divertissement populaire autant qu’espace d’expression pour le cinéma d’auteur. « Le western, c’est l’aventure plus le sentiment de l’aventure » !

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9 oct. 2018
7,5/10
5 0
Le projet est risqué, voire casse-gueule : adapter un western au théâtre.

On met un peu plus de temps à entrer dans l’action, contrairement à l’opus précédent, Shock Corridor, parce que les codes ne sont pas si évidents à s’approprier. Le jeu des comédiens est caricatural, ils tiennent tous un micro relié à un haut-parleur porté à la ceinture, tel un second colt. L’arrivée des bandits verra un concours de personnages affreux, sales et méchants. Les rires dans la salle fusent, plus ou moins involontaires. On est lundi soir, je repense à ces westerns que je n’avais pas le droit de voir à la Dernière Séance, John Wayne et sa voix française.

Finalement, je ne sais pas quel est le véritable parti pris de Mathieu Bauer. Je n’aime pas lire les programmes. Mais j’y ai vu des jeunes acteurs qui jouent aux cowboys, qui surjouent les répliques (cette manière de répéter les noms des personnages à chaque fin de phrase…), entre hommage et parodie (la question est : « était-ce voulu ? »). Cela dit, il y a tout de même ce huis-clos, dans le Wyoming froid et hivernal, une atmosphère sépulcrale (j’ai toujours rêvé placer ce mot). On aurait pu verser assez facilement dans du Tarantino. Les personnages féminins peinent tout de même à exister, mais c’est sans doute le lot de 95% des westerns, le bandit interprété par Rémi Fortin est de loin le plus convaincant et évite le manichéisme. Et la musique en direct qui nous accompagne et qu’on oublie et ça aussi, c’est un bon point.

Je peux comprendre que ça ait pu susciter de l’incompréhension. Ce n’était pas gagné au début, c’était osé, mais j’ai décidé d’y croire et j’ai aimé ça.
(pas très claire, ma critique...)
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Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor