Un jardin de silence

Un jardin de silence
  • La Scala
  • 13, boulevard de Strasbourg
  • 75010 Paris
  • Strasbourg Saint-Denis (l.4, l.8, l.9)
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Billets de 13,00 à 42,00
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L. (Raphaële Lannadère) a imaginé ce spectacle à mi-chemin entre la musique et le théâtre.

Elle chante sa relation intime avec Barbara, accompagnée au piano par Babx, sous la direction de Thomas Jolly qui dit les plus beaux textes de la chanteuse disparue et toujours aussi fascinante.

 

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6,8/10
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67%
2 critiques
Note de 8 à 10
33%
Toutes les critiques
16 nov. 2019
5,5/10
12
Une scène emplie de fleurs, des espaces qui se croisent et au milieu L. (Raphaële Lannadère) et Babx au piano. L’univers de mise en scène développé par Thomas Jolly, reconnaissable dans la lumière (créée par Antoine Traver) et l’esthétique pop et un peu acidulée des costumes (de Sylvain Wavrant)... Tout dans l'univers scénique fonctionne, symbolisant les espaces de rencontre entre l’artiste et le monde extérieur, tout prêt à servir le chant d'L.

C’est d’ailleurs par là que j’aurais commencé, en zappant la remise de prix gênante qui ouvre le spectacle. Puis en zappant ensuite toutes ces séquences de questions saugrenues d’un journaliste intrusif à Barbara. Les entretiens rejoués (qui ont, j'imagine, réellement eu lieu) cassent l’énergie du spectacle.

Quelque chose dans le choix d’écriture vient comme un contresens face la beauté de l’hommage rendu par la musique. Car lorsque la voix de L. si pure, si jolie fend l’air, tout se met en suspens. Les courts intermèdes pendant lesquels L. et Babx font parler Barbara et Gainsbourg sont aériens, teintés de mélancolie poétique. C’est cela qui fonctionne, la voix d’artistes sur les paroles d’une autre artiste. La trame des interviews est selon moi de trop.

Le tout est un spectacle hommage qui manque de sens : poétique et beau, mais brouillon, inégal. J'en attendais plus...!
26 oct. 2019
9/10
22
L'élégance du coeur !

"Tout est une question d'amour" disait elle ....

Il en a fallu beaucoup pour célébrer la "dame brune" avec cette tendresse, cette sensibilité, et cette délicatesse.
Sur la scène sublimement décorée et éclairée, les mots résonnent, universels, et touchent chacun d'entre nous.
Le temps reste suspendu aux lèvres de L., aux touches du piano de BabX, au verbe de Thomas Jolly.

Une formidable révérence à une grande dame qui est toujours restée fidèle à elle même ....
26 oct. 2019
7/10
13
Thomas Jolly Hommage à Barbara à travers des entretiens rejoués sur scène. Les chansons sont réappropriées par Raphaële Lannadère qui revisite le répertoire de la chanteuse. Elle ne cherche pas l'imitation elle interprète sur une musique orchestrée par Babx.

Les débuts de Barbara et son implication dans la lutte contre le sida sont particulièrement évoqués. L'ensemble se déroule dans un joli décor avec de très beaux éclairages. Une jolie façon d'évoquer la Dame Brune.
25 oct. 2019
7,5/10
11
Impossible de ne pas être en contemplation face à la mise en scène tant le décor et les éclairages donnent légèreté, douceur et poésie au spectacle.

Un auditeur occasionnel ou plus néophyte de Barbare se laisse porter ; pas certain que les inconditionnels de Barbara.

-26 ans : -50%, toutes représentations, toutes catégories sur le site de La Scala.
23 oct. 2019
9/10
36
Encore un énième spectacle consacré à Barbara, me direz-vous ?
Eh bien, non, détrompez-vous, c'est beaucoup plus que cela !

Ce serait un spectacle barré, marrant, carré, doré, baroque !
Ce serait un moment de théâtre musical intelligent, multiple, espiègle, émouvant, foisonnant !

Une heure et dix minutes au cours de laquelle trois artistes (L. , BABX et Thomas Jolly) nous parleraient d'une femme, avant tout, et non pas seulement d'une « simple » chanteuse.
Et quelle femme !

En tout premier lieu, ce serait évidemment L., Raphaële Lannadère, qui nous dépeindrait au cours de ce spectacle musical, la relation qu'elle entretient avec Barbara.

La relation ? Les relations, devrais-je plutôt écrire.
Comment pourrait-il en être autrement ?

Comment pour une jeune artiste, ne pas être en proie à de multiples sentiments envers Barbara, cette artiste majeure, cette femme libre, engagée, fascinante, parfois exaspérante et insupportable.

Ce serait également un spectacle qui nous rappellerait tout ce que nous devons à Barbara.
Tout ce qu'elle nous a laissé.
Les chansons, évidemment, mais surtout une posture, une figure d'artiste intransigeante avec un engagement de tous les instants, notamment à la fin de sa vie, une militante des libertés.
Et par les temps qui courent, cette posture, cette figure-là est ô combien nécessaire...

Et puis peut-être un mot passé de mode, plus guère employé : et si Barbara était un modèle, si son principal legs était de nous forcer à adopter une exigence, une loyauté et une cohérence à la fois artistiques et surtout humaines ?

Raphaële Lannadère s'est véritablement approprié les titres qu'elle a choisi de nous chanter. Elle les interprète avec sa voix propre, sans chercher à imiter l'inimitable, avec sa sensibilité, ses tripes. C'est une magnifique façon de redécouvrir les textes très ou peu connus.

Thomas Jolly, lui, après s'être attaqué notamment Marivaux, Shakespeare, Cavalli, Kaiser, Offenbach, Sénèque, Thomas Jolly surgit une nouvelle fois là où personne ne l'attendait.
C'est lui qui est l'ordonnateur de cette entreprise si originale.

L'une des grandes réussites de tout ceci, c'est la répartition et l'articulation entre les trois artistes des chansons et des moments parlés (extraits d'interviews, extraits des mémoires de Barbara, sketches...)
Les rôles ne sont pas cloisonnés, même si bien entendu, Melle Lannadère interprète la plupart des titres. Mais les deux autres ne seront pas que le musicien et celui qui parle.

Le metteur en scène, omniprésent, chantera également (et fort bien d'ailleurs... une autre corde à son arc...).

Idem pour BABX, pianiste et « metteur en musique » du spectacle : lui aussi chantera, ou nous dira de bien jolis mots.

Thomas Jolly va nous faire énormément rire, tout d'abord en interprétant un certain ministre de la culture. (Je n'en dis pas plus...)
Puis, ses interprétations d'une certaine vision du métier de journaliste-interviewer sont jubilatoires. La caricature est vraiment excellente.
Ses changements subits de voix, ses accentuations, ses relances, ses regards enamourés, outrés, sont épatants !

Et puis surtout, nous allons très vite retrouver la marque de fabrique du metteur en scène : l'esthétique du spectacle.

Ici, les artistes seront au milieu de lys en matière plastique, de fauteuils et sièges recouverts de velours jaune, de lampes de table années 30, de multiples servantes allumées faisant figure de cierges sur pied...

Sans oublier ce qui constitue peut-être le principal élément : les rayons de lumière, les fins pinceaux lumineux en contre, comme on peut en voir sur ces anciennes images pieuses, auréolant les saints ou les martyrs, et ce, pour notre plus grande édification...

Serions-nous dans une sorte de chapelle laïque à la gloire d'une icône ?

En tout cas, tout ceci relève d'une beauté formelle puissante et très forte, totalement en adéquation avec le propos. Thomas Jolly continue pour notre plus grand bonheur à nous distiller ses univers et ses parti-pris artistiques qui n'appartiennent qu'à lui.

Ce spectacle serait donc un arrêt provisoire d'un chemin intime.
Le chemin d'une jeune artiste aux côtés plus ou moins proches, selon les moments, de la grande dame brune.
Une jeune femme musicienne, qui aurait demandé à deux potes de rester avec elle sur une scène pour faire partager à des spectateurs ce que Barbara lui avait déjà apporté.

Un fascinant spectacle musical hors-normes !
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Musique
Talent des artistes
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor